Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
le cri du peuple

Articles récents

HELP TINA IS BACK (AU SECOURS TINA EST DE RETOUR)!!!

22 Novembre 2016 , Rédigé par le cri du peuple

Fillon c'est le charisme de Hollande, l'humour en moins,

et la politique de Sarkozy, Thatcher en plus.

La bonne surprise de la primaire de la droite et de la droite au centre fut sans aucun doute l'élimination de l'ex Prince Président du Pouvoir d'Achat du Président, malgré sa campagne très (extrème) droitiére calquée sur celle de Donald Trump (ton monde).

Et oui il ne suffit pas de s'affirmer haut et fort hors du système pour gagner. Surtout quand les résultats de l'élection étasunienne et du Brexit,étaient autant dus à un rejet des politiciens qu'à une adhésion aux projets.  Les Raymonds la Science sondageurs qui hantent et squattent les plateaux des médias, ne l'avaient pas vu ou prévu.

Enfin ne boudons pas notre plaisir et reprenons cette injonction comminatoire prononcée par l'interessé lui même en son temps "Casse toi pauvre con!!!"

Hélas notre joie sera de courte durée.

Si les électeurs de droite nous ont débarrassé de l'ex-chef de l'état c'était pour mieux imposer son très chaleureux et plaisantin ex-premier ministre.

De la personne du probable futur candidat désigné de la droite on ne sait pas grand chose.

On sait qu'il aime les voitures et la vitesse comme Pompidou en son temps, qu'il est chrétien fils de notaire, marié à une Galloise et père de 5 enfants.

Mais ce qui nous intéresse ici ce n'est pas tant la personne mais le programme qu'il se propose de nous administrer s'il parvenait aux plus hautes fonctions.

Et là on peut dire que le remède risque d'être dur à avaler.

S'il fut proche de Séguin, qui doit peut être se retourner dans sa tombe, on peut dire que son orientation programmatique  aujourd'hui est plus inspirée par la dame de fer et son fameux TINA (There Is No Alternative -sous entendu au libéralisme) que par le Gaullisme social de son mentor.

Avec le programme économique de l'ex collaborateur de Sarkozy, on revient plus de trente ans en arrière. C'est libéralisme à tous les étages.

Ne vous trompez pas.

Derrière des mesures qui semblent certes douloureuses mais nécessaires comme disent les économistes patentés et pas tentants néo libéraux,  berniques des plateaux télévisuels, se cachent des raisons pas toujours avouables.

Retour 100 ans en arrière

Prenons par exemple la durée du temps de travail : avec Fillon c'est bien sûr la fin des 35 heures mais non pas pour revenir aux 39 heures mais pour aller jusqu'au 48 heures soit la durée légale du temps de travail en............1919.

Alors bien sûr on nous dit que tout cela sera négocié au niveau de l'entreprise dans la concertation et le dialogue  qui comme tout le monde le sait tourne toujours à l'avantage des salariés.

Certains voient dans l'allongement du temps de travail une possibilité de gagner plus. En tous cas c'est comme ça qu'on va le vendre aux salariés.

Mais regardons les choses un peu plus à fond.

Si on analyse le travail en terme de ressource, on peut comparer la charge annuelle de travail par rapport à la capacité de travail.  Ainsi en 2013 le total d'heures travaillées (la charge) a été de 40.139 Milliards d'heures selon les données de l'INSEE. Pour la même période, la population active (personnes entre 15 et 64ans disponibles sur le marché du travail, en emploi ou non) était de 29.755.955 personnes (Insee). Si on multiplie cette population par la durée légale du travail de  1607 heures on obtient un potentiel de 47.816 Milliards d'heures (la capacité).

On constate donc que la ressource travail en France est en surcapacité de plus de 19% par rapport à la charge nécessaire pour dégager le PIB.

Ainsi toute proposition qui va dans le sens de l'augmentation de la durée du temps de travail conduit à une hausse  mécanique de la capacité de travail. Et donc par voie de conséquence au mieux à une stagnation du chômage.

Non les vraies raisons de la proposition de Fillon et Juppé est de faire baisser le coût du travail. Si vous augmentez ou mieux vous supprimez la durée légale du travail, vous supprimez de fait le recours aux heures supplémentaires et surtout la majoration salariale de ces heures. 

C'est donc travailler plus pour gagner moins.

Retour 30 ans en arrière

Intéressons nous maintenant à la "bataille" de la baisse du nombre de fonctionnaires. 

Sous le prétexte de réduire le déficit, la dette publique et bla bla bla, les deux postulants de la droite veulent chacun diminuer le nombre de fonctionnaires, grosso modo 500000 sur 5ans pour Fillon alors que Juppé lui évoque le nombre de 300000. 

Tout ceci relève en grande partie d'une certaine conception de la fonction publique. Cette masse de fainéants  qui coûte cher et ne sert à rien.

C'est oublier que les fonctionnaires participent à l'activité économique de notre pays. Les infirmières qui soignent les malades, les enseignants qui forment les générations futures, les policiers qui assurent notre protection, les agents des impôts qui collectent la contribution de chacun au bien public apportent un service qui profitent normalement à tous selon ses besoins et payé par tous selon ses moyens. Et oui au risque de surprendre tout le monde paye l'impôt même ceux qui ne payent pas l'impôt sur le revenu mais payent la TVA.

Certes on peut toujours dire qu'il n'est pas normal que les agents de la fonction publique travaillent en moyenne 34.5 heures par semaine quand les salariés du privé travaillent eux 37.5 heures (comme quoi beaucoup de monde n'est déjà plus aux 35 heures).

Ceux que cherchent en fait les tenants du libéralisme en diminuant le nombre de fonctionnaires n'est pas tant la réalisation d'économies pour les budgets de l'état mais c'est rendre à terme la "fourniture" de services par l'Etat de plus en plus inefficace voire impossible pour offrir des pans entiers de l'économie "publique" aux entreprises privées qui sont selon leur crédo plus efficaces que l'agent public.

Ca ne vous rappelle rien. Si souvenez vous, outre Manche, une certaine dame de fer qui dans les années 80 a mis en place un vrai massacre des services publics britanniques avec les résultats que l'on constate encore aujourd'hui. There Is No Alternative. Et il est assez cocasse  d'observer aujourd'hui que la nouvelle dame de fer (Thérésa May) revient sur un certain nombre de choses mises en place par son illustre prédécessrice alors même que Fillon veut mettre en place un programme grandement inspiré par celui de  Margaret Thatcher dans les années 80.

 

A suivre....

Tenir et résister

 

 

 

Lire la suite

Brexit

24 Juin 2016 , Rédigé par le cri du peuple

Messieurs les Anglais, tirez vous les premiers

But we want our money back first

Même si les raisons du vote favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne ont des relents de racisme, nationalisme, xénophobie et phantasmes paranoiaques, ce qu'ont exprimé  les Anglais c'est surtout et avant tout un rejet de l'Europe telle qu'elle leur apparait  aujourd'hui : un marché commun étendu avec à sa tête une bande de politiciens technocrates voulant imposer ses règles à des peuples dont ils sont déconnectés et dont ils ne respectent même pas les choix (Comme en 2005) . Ce qu'ont rejeté les sujets d'Elisabeth 2 c'est aussi ces masses d'ouvriers polonais ou lituaniens qui ne sont pas tous travailleurs détachés.   

Cameron à la pêche au vote d'extrème droite de Ukip n'a pas hésité à proposer l'organisation du référendum s'il était élu, persuadé qu'il était que les Britaniques voulaient restés dans l'Europe. 

Très probablement il n'entendait que les affairistes de la city très favorables au maintien (et pour cause puisque pour eux l'Europe est une importante source de revenus.

C'est vous dire si lui aussi était détaché d'un peuple qu'il ne connait plus ou pas. 

Il a utilisé la menace du référendum pour essayer d'obtenir de ses partenaires (qui sont eux  mêmes aussi détachés de leur peuple) des avantages et des privilèges exorbitants tel le droit de regard sur l'Euro dont le Royaume-Uni n'est pas membre poursuivant ainsi la politique initiée par Margaret Tatcher : I want my money back. 

Aujourd'hui que les Anglais s'en vont, n'hésitons pas à notre tour, sans attendre une quelconque réaction des dirigeants européens,  à dire à Cameron : We want our money back

Non pas les subsides octroyées par l'Europe aux quelques rares mais gros bénéficiaires de la défunte PAC, mais tous les capitaux placés et planqués à la city par les multinationales, fonds d'investissement et banques européens.

Enfin peu importe les causes, ce qui compte aujourd'hui c'est que pour la première fois un peuple a décidé de dire non. Non à l'Europe. Non à ses dirigeants qui pensent que quoi qu'il advienne la populace suivra si on la cajole ou la menace. 

A notre tour disons "NON" à cette Europe que construisent quelques technocrates et politiciens enfermés dans leur tour qui pensent que seule une Europe libérale, espèce de grand marché commun  où doit régner la concurrence la plus sauvage, où l'on doit toujours aller vers le moins disant social et salarial, où les banques peuvent faire ce qu'elles veulent en privatisant les profits et mutualisant les pertes et où l'on peut avec quelques petits arrangements dénoncer et passer outre le choix d'un peuple comme en 2005.

Mais à la différence des Anglais demandons non pas à sortir de l'Europe mais à l'Europe de sortir de cette politique libérale. 

Tenir et Résister

 

 

Lire la suite

Avec El Komri tout est permis

14 Juin 2016 , Rédigé par le cri du peuple

Union Européenne

République Française 

Représentée par Le peuple français


à M. Hollande François

Palais de l'Elysée

255 rue du Faubourg Saint Honoré

75008 Paris


A  Paris , le 15 juin 2016

 

Objet : convocation à un non  entretien préalable en vue d'un non renouvellement de Contrat à durée déterminée.

 

Monsieur ,

Nous vous informons que nous sommes amenés à envisager à votre égard le non renouvellement du contrat à durée déterminée pour la fonction de Président de la République Française dont vous bénéficiez depuis le 12 mai 2012.

En effet dans la lettre de candidature que vous nous aviez transmise, vous aviez pris un certain nombre d'engagements (60 pour être précis). Or force est de constater, que la plupart de vos engagements n'ont toujours pas été tenus.

Voire pire vous avez fait preuve de tromperie plus particulièrement en ce qui concerne votre prétendu engagement à gauche, votre volonté de mettre les banques aux services de l'économie (nous constatons qu'à l'heure actuelle c'est plutôt l'économie qui est soumise aux banques), la renégociation  avec nos partenaires du traité Européen en privilégiant la croissance et l’emploi (alors que vous avez abdiquez devant la chancelière allemande et ce dès votre première rencontre)....

Conformément aux articles L 1232-2 à L 1232-4 du Code du travail et afin de ne pas recueillir vos explications, nous vous prions de bien vouloir ne pas vous présenter au dépôt des candidatures lors de la primaire de la gauche.

Pour votre information nous vous signalons que nous avons envoyé un courrier identique à vos complices M Manuel Valls et M Emmanuel Macron

 

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de notre plus profond dédain

 

 

 


 

Lire la suite

Macron magnon

17 Janvier 2016 , Rédigé par le cri du peuple

Emmanuel Macron :

un jeune qui parle jeune

avec des idées de vieux banquier

Lire la suite

Politique économique

3 Janvier 2016 , Rédigé par le cri du peuple

Tout comme la guerre est trop sérieuse pour être confiée aux militaires selon Clémenceau 

L'économie est trop importante pour être confiée aux seuls politiques et surtout aux banquiers. 

 

Tenir et Résister

Lire la suite

Sécurité et liberté

2 Janvier 2016 , Rédigé par le cri du peuple

Thomas Jefferson a dit : Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

Tenir  et Résister

Lire la suite

LA COUVERTURE A LAQUELLE ILS N'ONT PAS RECHAPPE

10 Janvier 2015 , Rédigé par le cri du peuple

BALLES TRAGIQUES A CHARLIE HEBDO :

12 MORTS TUES PAR DES TROUS DE BALLES

 

Rire et Résister

 

Lire la suite

Aux parlementaires

24 Août 2014 , Rédigé par le cri du peuple

"Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu'on appelle Assemblée nationale, pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l'état d'un pays sont presque toujours ceux qui le représentent."

Proudhon 1849


 

Lire la suite

Ach l'Europe gross malheur!!!

13 Août 2014 , Rédigé par le cri du peuple

On se souvient que François Hollande à peine élu Président de la République s'en était allé en Allemagne jouer les gros bras pour demander à Angela Kaiser Merkel de mettre plus de croissance  et moins de rigueur budgétaire dans la politique économique de l'Europe. On se souvient aussi qu'il en était revenu la queue entre les jambes avec un refus net et catégorique de la chancelière allemande. Celle-ci avait toutefois accepté pour lui éviter de perdre complètement la face un plan de croissance jugé par Paul Krugman de "pistolet à eau contre un rhinocéros qui charge, de choses ridicules et insignifiantes". C'est dire toute la force du plan.Et cette compensation aussi maigre qu'un manequin russe anoréxique n'avait pas empêcher le Président "normal" de faire ratifier par un parlement quasi unanime le fameux TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvenance mieux connu sous le non de Pacte Budgétaire Européen) conçu par son prédecesseur Nicolas Sarkozy et la même Angela Merkel. 

Lundi 4 Août dans une déclaration au "Monde", François Hollande demandait "un soutien plus ferme à la croissance" de l'Allemagne" ses excédents commerciaux lui permettant d'investir davantage...."

La réaction allemande n'a pas tardé. Deux jours plus tard, le porte parole du gouvernement allemand (c'est dire la haute estime dans laquelle Madame Merkel tient le Président de la République Française) répliquait par une fin de non recevoir. "Les déclarations très générales en provenance de Paris ne fournissent aucune raison pour de quelconques correction dans la politique économique"..."l'Allemagne est déjà une locomotive importante, la plus importante même pour la conjoncture de la zone Euro"

En clair Il serait bon que Herr Hollande se souvienne qui dirige l'Europe
Outre le fait que celà démontre que Hollande se place dans la posture pour ne pas dire l'imposture (on aura compris qu'encore une fois il s'adressait plus aux Français qu'à la Kaiserin Angela) ce qui est prouvé ici c'est la quasi domination de l'Allemagne sur l'ensemble de la zone Euro  voire de l'Europe. Domination dorénavant assumée voire revendiquée 
L'Europe n'existe pas. Je le sais :  j'y vis. 
Elle est et restera un marché commun, espace géographique de plus en plus important dans lequel règne la loi d'un libéralisme économique et financier débridé, protégé par des règles contraignantes pour les citoyens qui y vivent. Où la démocratie y est devenu un mot presque désuet, idée d'un autre temps.
Willkomnen in Eurodeutschland kamerad
 
Tenir et résister
 
Lire la suite

Le renoncement

27 Juillet 2014 , Rédigé par le cri du peuple

Le 6 mai 2012, on pensait être enfin débarrassés de Sarkozy. Si le personnage n'est plus présent que par intermittence et la plupart du temps pour évoquer ces déboires politico-judiciaires sa politique économique, elle, est hélas toujours là.

On savait bien que Hollande n'est pas ce qui ce fait de plus à gauche au PS. Mais on pouvait penser que devant le constat d'échec de la politique ordonnée par Merkel et appliquée presque au pied de la lettre par Sarkozy et Fillon, en pragmatique qu'il se prétendait être, il essayerait d'infléchir la politique économique en Europe vers une réelle politique de la demande. On attendait aussi que le prétendu "ennemi de la finance" qu'il disait être s'attaque enfin aux vrais pourvoyeurs de la crise : la finance et les banques.

Effectivement au début de sa prise de fonction nous avons eu de belles déclarations : il allait demander, voire exiger de Merkel d'accorder plus d'importance à la croissance en Europe là où Merkel donnait la priorité à la rigueur, il séparerait "les activités des banques qui sont utiles à l'investissement et à l'emploi de leurs activités spéculatives"...

Hélas tout n'est resté que paroles.

En fait de politique de la demande il proposait dés 2013 le CICE (Crédit d'Impôt Compétitivité et Emploi) qui n'est ni plus ni moins qu'une énième mesure visant à baisser les charges salariales des entreprises avec il est vrai une contrepartie de financement de l’amélioration de la compétitivité des entreprises à travers notamment des efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique et de reconstitution de leur fonds de roulement(ouf!!!) En clair tout sauf la distribution directe de dividendes mais ce que le CICE permet de financer n'étant pas financé par la marge peut être intégré dans les bénéfices et redistribué en dividendes.

Le plus fort c'est que la mesure est financée grâce à une augmentation de la TVA (mais attention on ne parle pas de TVA sociale comme Sarkozy). Et qui dit augmentation de la TVA dit baisse du pouvoir d'achat qui sera plus fortement ressentie par les ménages les plus modestes.

Le succès de ce cadeau fiscal fait aux entreprises n'est pas au rendez vous. A croire que nombre de chefs d'entreprise sont plus que méfiants et pourtant on ne peut pas dire qu'ils aient beaucoup de contraintes.

Au vu de ça le Président de la République qui devient un Président "normal" en cela qu'il est de plus en plus enfermé dans son cocon et qu'il ne tient pas les promesses faites pendant la campagne (comme tous ces prédécesseurs), décide au début de l'année 2014 d'en rajouter une couche avec son pacte de responsabilité.

Pour faire court il propose encore une fois de baisser les charges salariales des entreprises de 10 milliards ( principalement avec la fin des cotisations familiales) en contrepartie de la création d'emplois (le grand comique Pierre Gattaz en a promis pas moins de 1 million). Les exonérations de cotisations sociales seront financées par une réduction de la dépense publique et la lutte contre la fraude.

On notera au passage une petite erreur de sémantique : on ne doit pas parler de réduction de la dépense publique mais d'un transfert de dépense puisque les exonérations consenties aux entreprises doivent normalement être compensées par des versements du budget de l'état vers les caisses d'allocations familiales. Ces versements deviennent donc des dépenses publiques!!!! A moins que le gouvernement ne décide de baisser ou supprimer certaines allocations familiales.

Et encore une fois si les mesures en faveur des entreprises sont relativement précises et chiffrées les contreparties restent dans un flou même pas artistique.

De l'ennemi de la finance au copain des banquiers

Là où Hollande a été vraiment en dessous de tout c'est dans la mise au pas des banques.

On est passé de "mon véritable adversaire c'est le monde de la finance " (François Hollande au Bourget 22 Janvier 2012) à "notre amie c'est la finance la bonne finance" (Michel Sapin ami et ministre des finances de François Hollande 06 Juillet 2014)

Dans les 60 engagements du candidat socialiste on pouvait lire :

7 – Je veux mettre les banques au service de l’économie

Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi, de leurs opérations spéculatives. J’interdirai aux banques françaises d’exercer dans les paradis fiscaux. Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie. Je supprimerai les stock-options, sauf pour les entreprises naissantes, et j’encadrerai les bonus. Je taxerai les bénéfices des banques en augmentant leur imposition de 15 %. Je proposerai la création d’une taxe sur toutes les transactions financières ainsi que d’une agence publique européenne de notation.

C'est beau comme l'antique on croirait presque lire du Keynes

Hélas rien ou presque n'a été fait.

La loi de réforme bancaire a été adoptée par le parlement en Juillet 2013. En fait de séparation la loi impose aux banques de créer une filiale autonome qui regroupera toutes les activités hautement spéculatives du groupe, le ministre de l'économie pourra plafonner la tailles des activités de la banque sur les marchés en fixant un seuil au-delà duquel les activités de tenue de marché sont filialisées.

En clair cela veut dire que les banques pourront continuer à jouer en bourse jusqu'à un certain seuil au delà duquel elles devront créer une filiale. Pas vraiment de quoi inquiéter les banques.

Depuis plus de deux ans qu'il est en fonction, François Hollande a contribué avec ses renoncements successifs devant les vraies réformes à mener en rupture réelle et concrète de ce que faisait son prédécesseur à la perte de la gauche dans ce pays.

Lui président de la République a renoncé à mener une politique de la relance par la demande cédant aux patrons les plus réacs et autres sociaux libéraux dont il se prétend aujourd'hui être

Lui président de la République a renoncé à entreprendre une véritable réforme du système bancaire et financier probablement à cause du syndrome de Stockholm dont est victime la quasi totalité des dirigeants Européens pris en otages par un système financier triomphant.

Lui président de la République a renoncé à infléchir et changer la politique de l'Europe et de l'Euro et à imposer au peuple français une austérité jamais atteinte

Lui président de la République a renoncé à la transition énergétique.

Lui président de la République a renoncé......

Tout ces renoncements conduisent inéluctablement à la chronique d'une mort annoncée : celle d'une gauche prétendument responsable (mais pas coupable!) incapable de mener une véritable politique de progrès sociale.

Tenir et Résister

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>