LE CRI DU PEUPLE
"La dictature c'est ferme ta gueule, le démocratie c'est cause toujours"
LE CRI DU PEUPLEFils de désespérés tu seras un homme libre (Jules Vallés)
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Les accidentés du travail seront très probablement imposés sur le revenu pour les indemnités journalières que leur verse la sécurité sociale. Rappelons que ces
indemnités qui s'élévent à 60% du salaire de base pendant les 28 premiers jours sont versées aux personnes victimes d'un accident du travail pour compenser la perte de
salaire générée par leur arrêt de travail.
Si après les 57 députés UMP qui l'ont adopté à l'assemblée (contre 25), la majorité du Sénat approuve à son tour cette mesure, ce sont quelque 150 millions d'Euros
qui devraient rentrer dans les caisses de l'Etat. Une goutte d'eau comparé aux milliards que coute chaque année au budget le Bouclier Fiscal.
Au centre et à l'origine de cette mesure se trouve le "patron" des députés UMP : Jean-Francois Copé. Pour justifier la mise en place de cette disposition,
celui qui se verrait bien Président de la République en 2017 n'hésite pas à évoquer la justice fiscale.
Ainsi dans le Parisien il y a quelques mois il trouvait
"anormal que quelqu'un qui se foule la cheville en jardinant chez lui le week-end paye des impots sur les indemnités maladie que lui verse la CRAM. Alors que
s'il se foule la cheville en sortant de son jardin pour aller à son travail, il ne sera pas imposé sur les indemnités que lui verse la Caisse des Accidents du Travail et Maladies
Professionelles. Effectivement c'est tout à fait anormal. Mais plutot que de vouloir imposer l'accidenté du travail, il serait plus juste d'exonérer le malade
aussi. En effet tous deux subissent une baisse de revenu conséquente.
La proposition de Copé n'a pas rencontrer le succés escompté en particulier auprès du Medef.
En effet pour le Medef, ces indemnités sont une "prestation à caractère indemnitaire financée par un régime d'assurance, dont les seules ressources sont les
cotisations employeurs". A ce titre, "elles n'ont pas une nature de revenu" et "il n'est pas justifié qu'elles soient dans l'assiette du revenu
imposable".
Ainsi Copé s'est coupé d'une partie importante et précieuse d'un soutien pour la réalisation de ses ambitions présidentielles.
Surtout qu'il n'avait pas ménagé sa peine pour être agréable aux syndicats patronaux et aux riches.
Comme l'a si justement rappelé Henri Emmanuelli, "C'est une provocation stupide, c'est une provocation intolérable (...) quand on sait qu'il y a
dans ce pays des niches fiscales d'à peu près 73 milliards d'euros".
Et en particulier cette niche qui permet d'exonérer totalement de l'impot sur les sociétés (33%) les plus values encaissées par les entreprises et fonds d'investissement lorsqu'ils
vendent leurs filiales ou participations détenues depuis au moins deux ans. Le manque à gagner pour l'Etat généré par cette mesure dont ont bénéficié plus de
6200 sociétés depuis 2007 est évalué à 20,5 milliards d'Euros soit environ 136 fois les rentrées fiscales que devrait rapporter la fiscalisation des indemnités
d'accident du travail. Un petit détail qui a quand même son importance, l'amendement qui installa la niche fiscale sur les plus values a été porté en décembre 2004 par
le sénateur UMP Philippe Marini à la demande du ministre du budget de l'époque un certain Jean-Francois Copé. Soulignons aussi que cette mesure avait été préparée par le
ministre de l'Economie de l'époque devenu depuis président de la république.
Rappelons nous aussi que le bouclier fiscal existe depuis 2006. A l'époque il avait été limité à seulement 60% des revenus. Le ministre du budget qui a
porté cette réforme dont on mesure aujourd'hui l'injustice qu'elle constitue et la contrainte qu'elle impose au budget, nétait autre que l'actuel président du
groupe parlementaire UMP à l'assemblée, député de Seine et Marne, maire de Meaux, président de la communauté d'agglomération du pays de Meaux et avocat conseil au cabinet Gide Loyrette et Nouel :
Jean-François Copé.
En 2005, alors qu'il était ministre il bénéficiait d'un appartement de fonction de 230m2 (soit plus que les 140m2 autorisé par les consignes
ministérielles) loué par l'Etat (c'est à dire avec les sous de contribuables) 5500€ par mois. Or il était propriétaire depuis peu d'un appartement dans le XVIème arrondissement
de Paris. Il transgressait donc la règle qui veut qu'un ministre propriétaire d'un appartement dans Paris ne peut disposer d'un logement
de fonction. Comment voulez vous faire confiance à quelqu'un qui veut imposer aux autres des mesures restrictives alors que lui même ne respecte pas les régles?
Avec cette affaire de fiscalisation des indemnités pour accidents du travail, Copé nous révéle son vrai visage. Celui d'une droite sans scrupule, dédaigneuse des pauvres et
amie des riches.
Quand il parle de coproduction législative, ce n'est pas pour permettre au parlement d'être une force de proposition autonome qui serait là pour atténuer les excés d'un président
omniprésent. Non c'est pour pouvoir compléter et renforcer l'injustice déjà grande qu'impose au pays l'hote (à titre gratuit pour lui mais pas pour nous) de l'Elysée. C'est
presque pour pouvoir réaliser les rêves les plus fous d'une droite libérale et de quelques riches et même devancer leurs aspirations.
Copé est bien dans la lignée d'un Sarkozy qui contraint les plus pauvres en aidant les riches, qui veut concentrer les pouvoirs et incarner à lui tout seul la France.
Copé c'est Sarkozy avec moins de bling bling mais plus d'ENA. On peut comprendre parfois que certains Français puissent se laisser berner par les discours de la buse de l'Elysée
dont on ne peut que constater l'éloquence. On voit mal Copé avoir ces accents parfois faussement de gauche et souvent populistes qui ont conduit Sarkozy à la magistrature
supréme.
Copé dégage autant de chaleur humaine qu'un cube de glace dans un verre de vodka comme dit Poutine. Il trimballe sur tous les plateaux de télévision sa moue dédaigneuse d'Enarque
sûr de ces certidudes. Même quand il veut jouer le sympathique ça sonne faux.
Alors je vous le dis vous avez détesté Sarko vous haïrez Copé.
Tenir et Résister
Hier dans le "Journal du Dimanche", propriété de Lagardère,Fillon révélait les grandes lignes de son budget.
Au programme des réjouissances qui nous attendent l'année prochaine l'augmentation du fofait hoitalier qui devrait passer de 16 à 18€.
Ouf certains se disent il n'a pas augmenté autant que l'avait dit Darcos. Ce qui permet à Fillon de se faire l'image d'un premier ministre social et modéré. On s'attendait à 20 et hop il annonce
18 en attendant que Sarkozy décide de la mettre à 19 ne serait ce que pour crontrarier Fillon et montrer qui est le chef. Nom de dieu ! Enfin même si l'augmentation reste ou plutot peut
apparaitre modérée, elle est bien réelle.
Dans cette affaire peu importe le montant. Ce qui compte c'est le fait qu'augmente ce qui apparait comme une véritable fiscalité de la maladie tout comme les franchises dont le forfait
annuel va probablement augmenter aussi.
Il en est ainsi de la politique générale de Sarkozy, Fillon, le gouvernement et les parlementaires UMP. Ils déplacent la pression fiscale ou parafiscale des plus aisés vers les plus faibles.
Ainsi la proposition de Copé de soumettre à chages sociales les indemnités d'accident du travail part du même esprit. On notera au passage que le candidat déclaré à l'élection
présidentielle de .......2017 a repris une des propositions émanant d'un "machin" qu'il a lui même installé "Les Etats Généraux de la Dépense
Publique". Le site de cette instance proposait comme idées les mieux notées : l'indexation des indemnités des élus, la suppression du Sénat, la présentation des dépenses publiques sur
internet et la réforme du mille feuille administratif. Assez bizzarement Copé n'aura retenu que l'une des propositions qui n'implique pas les élus ou les plus aisés.
Tenir et Résister
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