5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:51

Dimanche 6 mai 2012  18h01  Parc Borely  à Marseille

Frédéric Simoncini recoit un tweet : La Hongrie mène 51 à 49 contre les Pays Bas

Bon nombre de blogs et de pages Facebook reprennent cette information

18h23 Siège du PS Rue de Solférino à Paris

Des militants dans la cour du siège du PS sont rivés qui à son smartphone qui à sa tablette et communiquent à tout va. Sur le visage de certains se lit une certaine angoisse voire une certaine fébrilité. 

19h15 Bureau de vote N° 5 Ecole maternelle 56 rue Picpus à Paris 

On note un net accroissement de votants pour cette dernière heure de scrutin. 

19h30 Quai Ernest-Ansermet à Genéve au siège de la Radio Télévision Suisse 

" Emission spéciale élections françaises du 19:30 : le scrutin est  trés serré. Nos premières estimations dans un instant...."

20h00 Sur TF1

Laurence Ferrari annonce : Nicolas Sarkozy en tête avec 50.19%


20h00 Sur France 2

David Pujadas annonce : François Hollande est élu avec 50.42% mais nous rappelons qu'il s'agit là d'une estimation et que le dépouillement n'est pas encore achevé. En effet les bureaux de vote des grandes villes viennent juste de fermer.  Et pour connaître le résultat définitif et la confirmation de l'élection du député de Corrèze il faudra attendre vers 21h30 voire 22h00.

Maintenant voyons les réactions de nos invités. Monsieur Copé peut on dores et déjà parler de défaite.....

21h45 Place Bauveau à Paris au Ministère de l'Intérieur

Claude Guéant ministre de l'intérieur : 

Mesdames, messieurs,

Voici les résultats du second tour de l'Election Présidentielle du 06 mai 2012

Inscrits : 46 028 542

Abstentions : 8 662 571 soit 18.82%

Votants : 37 365 970 soit 81.18%

Blancs ou Nuls : 2 544 622 soit 6.81%

Exprimés : 34 821 347 soit 93.19%

ont obtenu

Monsieur François Hollande : 17 442 013 voix soit 50.09%

Monsieur Nicolas Sarkozy : 17 379 334 voix soit 49.91%

Nous rappelons qu'il s'agit d'un résultat provisoire et que seul compte le résultat proclamé par le conseil constitutionnel le 10 mai.

Lundi 07 Mai 13h45 Aile Montpensier du Palais Royal siège du Conseil Constitutionnel 

Une délégation de l'UMP composée de Claude Guéant, Jean-François Copé et Nathalie Kosiusko Morizet vient déposer 1213 réclamations pour non respect des règles et empéchements au bon déroulement du scrutin. Ils dénoncent entre autres l'absence d'isoloir dans plusieurs bureaux de vote, la prise du seul bulletin de François Hollande par des votants ainsi que la diffusion de résultats sur twitter, facebook ou des blogs avant 20h00. Ils demandent ainsi l'annulation de plus de 81 019 bulletins de vote particulièrement de certains bureaux de vote parisiens.  

Lundi 07 Mai 15h30 Aile Montpensier du Palais Royal siège du Conseil Constitutionnel 

Pierre Moscovici accompagné de Michel Sapin viennent à leur tour déposer 26 réclamations portant sur 2314 bulletins de vote, ils dénoncent entre autres l'absence d'émargement d'électeurs sur des listes  et des dépouillements à huis clos. 

 

Jeudi 10 Mai 18h30 Aile Montpensier du Palais Royal siège du Conseil Constitutionnel 

Jean-Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel :  

Mesdames, messieurs,

Afin de pouvoir statuer dans la sérinité sur les nombreuses réclamations qui lui ont été soumises le conseil  a décidé que la proclamation des résultats définitifs du deuxième tour de l'Election Présidentielle sera effectuée le 16 Mai 2012.


 

Vendredi 11 Mai 07h00

Le Parisien : 

Le conseil constitutionnel va-t-il annuler les 50 000 bulletins de 3 bureaux de vote de Paris?

On apprend que l'UMP a demandé au Conseil constitutionnel l'annulation du scrutin des bureaux de vote 3,5 et 8 du 12ème arrondissement. En effet selon le parti de Jean-François Copé on a observé une affluence record après 18h00 dans ces différents bureau. Cette affluence serait due à la diffusion de Tweet et de messages qui annonçaient une victoire de Monsieur Sarkozy ce qui aurait entrainé une mobilisation des électeurs de gauche... 


Mercredi 16 mai 13h30 Aile Montpensier du Palais Royal siège du Conseil Constitutionnel 

Jean-Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel :  

Mesdames, messieurs,

Après l'examen des réclamations déposées le Conseil Constitutionnel de la République Française proclame les résultats définitifs du second tour de l'Election Présidentielle du 06 mai 2012 comme suit : 

Inscrits : 46 028 542

Abstentions : 8 662 571 soit 18.82%

Votants : 37 365 970 soit 81.18%

Blancs ou Nuls : 2 609 574 soit 6.98%

Exprimés : 34 756 396 soit 93.02%

ont obtenu

Monsieur Nicolas Sarkozy : 17 378 320 voix soit 50.0003%

 

Monsieur François Hollande : 17 378 075 voix soit 49.9996%

Monsieur Nicolas Sarkozy est donc élu président de la République. 

 

Dimanche 20 mai 2012  18h00  Parc Borely  à Marseille

Frédéric Simoncini comme à l'accoutumée se promène avec Marius son fils de 5 ans. 

Une voix l'appelle : Eh Fredo !

- Tiens salut Damien. Alors t'es content ton nabot a été élu?

- Et oui peuchère. Et toi pas trop faché pour ton flamby ?Putain j'aurais jamais cru.

- Dis comment tu connaissais les résultats que tu m'as envoyé dans ton tweet.?

- Té des résultats J'en avais pas! J'ai fait ça pour te foutre les boules. 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:47

Ne votez pas Sarkozy

Parce qu'il dit toujours ce qu'il va faire mais ne fait jamais ce qu'il a dit

Pour faire chier Merkel et Barroso

Pour ne pas entendre Mireille Mathieu chanter "Mille Colombes" à la Concorde le 6 Mai

Parce que ça fait dix ans qu'on se tape sa tronche tous les jours dans tous les media. 

Pour ne voir sa photo que dans les pages justice de ces mêmes media. 

Parce que Mickael Vendetta, l'homme au QI inversement proportionnel à l'Ego, a dit qu'il quitterait la France si Hollande était élu.

Pour que Carla puisse divorcer.

Parce que vous faites partie des un million de personnes qui ont perdu leur emploi depuis qu'il est président

Parce qu'il trouve anormal que quelqu'un qui ne travaille pas et vit de l'assistanat selon ses termes gagne plus que quelqu'un qui travaille (ce qui est parfois vrai)

Parce qu'il trouve juste que quelqu'un qui ne travaille pas et vit de ses dividendes gagne plus que quelqu'un qui travaille (ce qui est toujours vrai)

Pour ne pas voir son traitement de Président de la République augmenter une nouvelle fois de 172%

Pour ne pas voir la dette augmenter jusqu'à 100% du PIB

Pour ne pas payer de TVA sociale

Parce qu'il a plus d'amis parmi les patrons du CAC 40 que parmi les ouvriers. 

Parce qu'il y en a marre que l'on se foute de la gueule de la France à l'étranger à cause de lui.

Parce qu'il a reçu Khadafi en 2007 et El Assad en 2008.

Parce qu'il parle mal Français

Parce qu'il est psychorigide en Economie et pense que seule la loi du marché doit s'appliquer.

Parce qu'il pense que la France doit être gérée comme une entreprise.

Pour ne plus subir l'arrogance et le dédain de ses sbires

Parce qu'il pense que pour gagner une élection tout est bon même le pire

Parce qu'il n'arrête pas de mentir effrontement 

Pour ne pas avoir Borloo comme premier ministre

Pour ne plus avoir Fillon comme premier ministre 

Pour ne pas avoir Copé comme ministre de l'intérieur

Pour pouvoir enfin lui répondre "Casse toi pauvre con"



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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 19:54

Demain aura lieu le premier tour de l'élection présidentielle. 

Nombre de Français se posent la question de savoir s'ils iront déposer un bulletin dans l'urne et aussi quel bulletin ils iront déposer. 

Il est vrai que le choix est compliqué à l'issue d'une campagne médiatique insipide, durant laquelle les journaux nous ont vendu un duel quasi certain entre un président sortant qui essaya de faire oublier un bilan désastreux et un prétendant prétendument de gauche qui nous proposa, sous pretexte d'incarner une gauche de gouvernement, un programme frappé du même sceau de la rigueur que celui de son adversaire.

Depuis des mois on nous serine que le choix doit se faire entre une politique de rigueur de droite et une politique de rigueur baptisée "de gauche". Les autres choix étant évoqués avec ironie, frayeur ou condescendance.  

Mais au dela de la sanction à apporter à dix ans  de libéralisme et à cinq ans de Sarkozysme, au dela des personnalités des deux "favoris des sondages" comme disent les pisse-copies, le vrai choix qui s'ouvre aujourd'hui ou plutôt demain est un vrai choix de société. Voulons-nous continuer à vivre dans une société dominée par la finance et les spéculateurs même avec des aménagements pour la rendre moins dure comme le propose le candidat socialiste ou voulons-nous réellement remettre en cause cette domination de l'argent dictateur?

Pour influencer notre choix et nous conduire vers l'acceptation d'une société basée sur la cupidité, les médias n'hésitent pas à nous parler d'instabilité voire de désordre économique ou sociétal.

Il est vrai que l'individu quelqu'il soit préfére le confort illusoire de la stabilité même précaire plutôt que le bouleversement des repères qu'il a souvent mis toute une vie, aussi bréve soit elle, à construire. 

On dit souvent que l'espoir fait vivre. Mais quand l'espoir d'une vie meilleure s'amenuise jusqu'à disparaitre que reste-t-il? Rien sinon le désespoir et la révolte. Fils de désespérés tu seras un homme libre disait Vallés. 

Ami veux-tu continuer à subir? A payer pour les autres avec ta sueur, ton sang ou ton emploi? A te soumettre à l'argent roi et à ses agents que sont les banquiers et les spéculateurs? 

Toi qui te demandes si demain tu auras encore ton emploi, ton salaire, ton logement. Toi qui ne peux pas te permettre de tomber malade ou qui ne veut pas te soigner pour ne pas perdre ne serait ce qu'une journée de salaire. Toi qui est au chômage et ne trouve pas d'emploi parce que tu es trop jeune ou trop vieux. Toi qui veux en finir avec ces politicards qui cumulent les mandats et accumulent l'argent. Toi à qui la banque vient de refuser un prêt au prétexte que tu ne présentes toutes les garanties suffisantes alors que la même banque n'a pas hésité l'ombre d'une seconde à investir sur des titres spéculatifs qui l'ont conduite au bord d'un précipice dans lequel tu l'as empêchée de sombrer avec tes impôts. Toi qui ne peux supporter que règne l'injustice qui a permis aux plus riches d'accroitre encore plus leur fortune alors que la majorité voyait dans le même temps fondre ses fonds. Toi qui te demandes comment dans une nature finie aux ressources limitées peut on continuer à produire infiniment en épuisant ces ressources,  en détruisant et en polluant toujours plus.

Seule la révolution permet de briser un systéme moribond pour reconstruire quelque chose de neuf.

Il y a un an des peuples se sont révoltés et ont fait tomber les dictateurs qui les opprimaient. C'était le printemps arabe. 

Ensuite des gouvernements élus sont tombés sous les coups des financiers et de l'Europe libéral ca a été l'automne européen.

Aujourd'hui l'Europe est toujours opprimée avec l'aide des gouvernements en place et de la commission Européenne par  la finance internationale qui veux dicter la politique à appliquer dans chaque état et note les Etats n'hésitant pas à dégrader la note des récalcitrants ou de ceux qui lui apparaissent comme les cancres. 

Alors demain commençons une révolution citoyenne qui s'étendra à tous les peuples de l'Europe qui refusent les diktats de Bruxelles, Wall Street ou la City.

Demain commençons le Printemps Européen. 

Avec le Front de Gauche, le Parti de Gauche.

Avec Jean-Luc Mélenchon faisons renaitre l'espoir, faisons renaitre la vie. 

Tenir et Résister

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 11:34

Un citoyen Français, 

France

à

Monsieur Nicolas Sarkozy

Occupant à titre gratuit 

55 Rue du Faubourg Saint Honoré

75008 Paris

 

Objet : Candidature Président de la République

 

 


Monsieur

Vous avez adressé une lettre de candidature au peuple français pour un poste de président de la République. En tant que membre de ce peuple je me permets de vous répondre. 

 

Tout d'abord afin de mieux cerner votre personnalité,nous avons soumis votre lettre de canditature, dont voici un extrait, à un expert graphologue.

 

60-image.jpg

 

"Ce qui frappe tout d'abord, c'est la distorsion importante entre son écriture et sa signature. Une écriture petite, fragile, régressive, avec plusieurs lettres à rebours, mal formées ou imprécises, des torsions et une direction chancelante qui sont signes de "mal être", d'anxiété et d'inhibition. Par contre, une signature très différente dans plusieurs aspects et notamment dans sa dimension - voir le "N", le "l" et le "S" surélevés comme s'il voulait grandir et paraître fort aux yeux des autres. Certains psychologues parleraient d'un complexe d'infériorité surcompensé. 
Quand on compare donc son écriture et sa signature, on peut se demander si cet être tourmenté a réellement les capacités pour réaliser ses ambitions. Beaucoup de graphologues considèrent que les lettres à rebours, mal formées, les gestes régressifs, les reprises ou les torsions sont des signes d'insincérité. 
On peut ajouter que son écriture est inclinée vers la gauche, ce qui est un signe très négatif indicateur de fausseté."

Analyse effectuée par le graphologue Jean-Paul Gauthier, psycho-graphologue et expert judiciaire en écritures


Il faut avouer que tout cela n'est pas très positif.


De plus votre texte comporte quelques erreurs  de syntaxe et de frappe.

Ainsi dès votre entame : vous écrivez Mes chers compatriotes alors que vous vouliez probablement écrire "Mes pauvres Cons patriotes"

Nous avons noté aussi une faute de frappe récurente : vous évoquez plusieurs fois "une France Forte" au lieu d'une France Morte.


Après ces quelques remarques sur la forme de votre courrier regardons un peu plus le fond. 


Ce que vous proposez  si vous obtenez l'emploi pour lequel vous postulez c'est une France intégrée dans une Europe fermée aux frontières, de valoriser le travail, de lutter contre ce que vous appelez l'assistanat, de protéger l'industrie de notre pays, de réduire les dépenses de l'Etat sans augmenter les impôts et d'augmenter la TVA (pour votre information la TVA est un impôt) pour protéger les emplois. C'est là votre choix.


Comme vous n'avez pas daigné joindre votre CV à votre lettre de candidature, nous avons effectué des recherches sur votre emploi précédent qui se trouve être le même pour lequel vous postulez aujourd'hui. 


De ces recherches il ressort que vous n'avez pas été à la hauteur de la tâche qui vous était demandée. 


Voici quelques uns des chiffres qui nous ont permis d'établir un rapide bilan de votre mandat.



Durant ce mandat, le nombre de chomeurs a augmenté de : 730 300 personnes en catégorie A et 1 047 100 toutes catégories confondues (Chiffres DARES) alors qu'en 2007 vous aviez promis un retour au plein emploi à la fin de votre mandat.


L'industrie française a perdu 608 500 emplois selon l'INSEE malgrè ou plutôt en dépit de vos gesticulations médiatiques qui n'avait pour seul but que de cacher votre incapacité voire votre non volonté à lutter réellement contre le problème.


La dette de l'Etat en France a augmenté de 561.1 milliards d'Euros entre 2006 et 2011 soit 18000€ par foyer fiscal.

Entre 2007 et 2011 les dépenses de l'Etat ont augmenté de 8% malgré une politique de coupe franche dans la masse salariale alors que les recettes n'ont elles augmenté que de 2%. C'est en partie l'effet bouclier fiscal et allégements de charges qui ont donc conduit à un creusement des déficits budgétaires et à l'augmentation de la dette. 


Entre 2007 et 2011 Le SMIC a augmenté de 9.24%

Le salaire moyen de  8.18%

Le traitement du président de la république de 172%

L'inflation officielle a été de 6.7%

Le pouvoir d'achat en 2010 était quasiment le même qu'en 2007.

Vous avouerez que pour quelqu'un qui voulait devenir le président du pouvoir d'achat c'est plutôt mauvais.



En 2007 les 20% les plus riches de la population avaient un revenu moyen équivalent à 3.9 revenus moyens des 20% les plus pauvres. En 2010 leur revenu équivalait 4.5 revenus des pauvres. Ce qui montre bien un creusement des inégalités. 




 

Aujourd'hui on apprend que 23% des Français renonceraient à se soigner ou reporteraient un soin. Certains prétendent que c'est la crise. Peut être en partie. Mais le détricotage systématique du systéme de sécurité sociale que vous avez entrepris dés votre arrivée au pouvoir en est probablement la cause réelle. 

En 2007 vous avez mis en place le systéme des franchises destiné à résoudre le déficit de la caisse maladie.  En 2010 vous augmentez le forfait hospitalier de 12.5% en le portant à 18€. Vous avez déremboursé 176 médicaments supplémentaires, supprimés. Sans parler de votre réforme de l'hopital qui conduira à un appauvrissement de l'offre de soins. Et malgré toutes ces mesures restrictives le déficit du budget de la sécurité sociale en 2011 atteignait 18.1 milliards d'Euros. Soit le double de 2007!


Hélas, nous pourrions continuer ainsi sur l'ensemble de votre action pendant les cinq (très) longues années pendant lesquelles vous avez prétendu gouverner notre pays. 


Même votre gestion de la crise a été catastrophique. Heureusement que notre pays avait de bonnes bases en particulier en matière de protection sociale qui, quand la crise éclata, n'avait pas encore été complétement détruite sous vos coups de boutoir. 


Durant cette crise vous n'avez agi qu'en agent de vos amis capitalistes et banquiers et vous vous êtes soumis (ce qui est un moindre mal) mais surtout vous avez placé sous le joug de Madame Merkel et de son orthodoxie budgétaire notre pays et aussi en partie l'Europe. 


Pour résumer votre bilan on peut dire que la France compte plus de chômeurs, plus de pauvres, plus de dettes, plus de prisonniers, plus d'inégalités et d'injustice, plus de pollution, que les moins riches sont devenus plus pauvres tandis que les plus riches sont devenus plus riches, que vous avez fait le choix de plus de rigueur pour le peuple pour enrichir une caste que vous n'avez eu de cesse d'installer aux postes clés de la République, des entreprises publiques et de médias. 


Compte tenu de votre bilan plutôt négatif, nous sommes vraiment désolés de vous annoncer que nous ne retenons pas votre candidature pour occuper le poste de président de la République.  Et pour tout vous dire nous sommes un peu interloqués qu'après ce que vous avez fait subir au peuple de France vous osiez postuler une nouvelle fois pour ce poste.


Veuillez agréer, Monsieur Sarkozy, l'expression de notre plus profond dédain. Et reprenant l'une de vos phrases emblématiques nous n'hésitons pas à vous dire "Casse toi pauvre con"

 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 21:37

On le savait depuis longtemps, les périodes électorales sont toujours trés propices aux promesses. Des plus sérieuses comme l'encadrement de l'activité bancaire aux plus farfelues comme l'encadrement de l'activité bancaire...

On savait aussi que Sarkozy était un serial promise maker (prometteur en série); n'hésitant pas à promettre en fonction de son public, avec ce fond de mauvaise foi qui fait sa touche personnelle. 

On sait aussi pour en avoir fait l'amère expérience, enfin pour ceux  qui avaient cru à ses promesses, que l'occupant à titre gratuit de l'Elysée (pour un mois encore espérons) avait une forte propension à ne pas les tenir voire à ne tenir que les plus négatives pour la majorité des Français. 

Mais là, le président du pouvoir d'achat du président (+172%) ayant tout promis se trouva fort dépourvu quand la campagne fut venue.

C'est pourquoi, faute de belles promesses bien dorées et appétissantes il en est venu à faire des promesses à la con. 

 

Deux exemples des plus marquants.

S'il est maintenu dans ces fonctions par le peuple dont il se prétend aujourd'hui le candidat après lui avoir chié dessus pendant 5 ans, l'homme aux talonnettes a promis que les pensions de retraites seraient versées le 1er de chaque mois et non le 8 ou 9 comme c'était le cas jusqu'à maintenant. Cette mesure est sensée permettre aux retraités de faire face à leurs échéances de début du mois sans se retrouver à découvert. Super les millions de retraités attendaient avec impatience cette mesure. Enfin ils ne seront plus à découvert du 1er au 8. Non si Sarko passe et tient sa promesse ils seront à découvert du 15 au 31. En faisant cette promesse le candidat UMP prend les vieux pour des abrutis qui ne savent pas gérer leur budget,qui dépensent tout leur argent dés qu'ils le touchent sans en mettre de côté pour faire face à leurs futures échéances. C'est ses copains banquiers qui ne vont pas être contents. En effet tous ces juteux agios qui leur glissent sous le nez. Camarade retraité avant tu redoutais les débuts de mois difficiles avec Sarkozy tu redouteras les fins de mois difficiles surtout les 30 derniers jours (comme disait Coluche). Toi qui a vu ton pouvoir d'achat baisser de 2 à 3% depuis 2007 tu n'attendais que ça. Tu le sais bien à l'UMP on n'aime pas les assistés qui profitent du travail des travailleurs (mais surtout des profits des capitalistes). Grand fou tu n'imaginais pas qu'après la réforme des retraites qui doit permettre de rééquilibrer les comptes de la caisse de retraite on allait augmenter les pensions. Avec tous ces déficits et dettes qui plombent notre pays. 

 

Après les vieux, la buse de l'Elysée fait une promesse aux jeunes. Il leur promet que bien sûr s'ils lui accordent leur confiance, tenez vous bien, ils pourront passer leur code de la route au lycée. Et en plus mesdaaames et messieux, la maison ne reculant devant aucune ignominie, vous n'attendrez pas plus d'un mois avant de repasser la conduite si par malheur vous ratiez cette épreuve. Donc rejouissons nous malgré ses promesses de maintenir le cap du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, Sarkozy va réembaucher des fonctionnaires si par malheur il était réélu. En effet si le délais d'attente entre deux tentatives de l'épreuve de conduite sont si long, c'est bel et bien parce qu'il n'y a pas assez d'inspecteurs et aussi parce qu'il y a de plus en plus de candidats. 

 

Vous avez envie d'y croire vous? Moi pas. 

Pour finir un peu d'humour Sarkozyen. Dans son spot publicitaire, le candidat de l'UMP dit : "Celui qui travaille doit toujours gagner davantage que celui qui ne travaille pas"

Est ce qu'il veut parler du salarié et de l'actionnaire?

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 15:29

Depuis le début de la campagne présidentielle de Sarkozy, qui n'a pas débuté avec la déclaration du tenant du titre mais dés la désignation de celui qu'il considére  comme son principal adversaire : François Hollande, le toujours et encore (hélas) président de la République, a passé son temps à allumer des contre-feux. Il veut donner l'impression qu'il est encore le maître du jeu. C'est le fameux une proposition nouvelle chaque jour pour obliger son adversaire à se positionner par rapport à lui. Dommage pour lui, le socialiste méne son chemin à son propre rythme et selon son propre gré, feignant l'ignorance ne répondant que trés rarement et souvent trés succintement aux propositions et attaques du candidat UMP. 

Sarkozy se voit donc contraint de durcir le ton, attaquant tel un roquet en fureur le placide (trop) Hollande. Et là tous les coups sont permis (à condition qu'ils viennent du parti populiste). 

Ainsi à chaque fois que l'ancien patron du PS doit intervenir dans les médias ou lors d'un meeting, les troupes Sarkozyennes phosphorent dur pour trouver une proposition (pas trop souvent ou alors quelques vieilleries ressorties du placard où elles avaient été rangées en 2007 : référendum populaire, travailler 40% de temps en plus pour gagner 25% en plus pour les profs, en attendant les inéluctables mesures sécuritaires), une phrase ou un événement qui feront que les médias majeurs que sont les chaines télévisuelles (qui rappelons le sont toutes inféodées à l'occupant à titre gratuit de l'Elysée) parleront en priorité de Sarkozy avant d'évoquer Hollande. 

Ainsi en ce jeudi où le soir à Lyon devait avoir lieu un meeting important du candidat socialiste, Sarkozy et sa bande se devaient de trouver un contre feu. Quelque chose dont les médias ne manqueraient pas de parler à profusion qui ferait passer le meeting socialiste pour événement mineur. 

Il se trouve que le candidat de la droite presqu'unifiée devait faire un déplacement à Bayonne. Les services locaux de police et la préfecture avaient informé l'entourage de Sarkozy de la forte probabilité de manifestations d'indépendantistes et autonomistes basques pour la reconnaissance d'une régions autonome basque. On connait le sang chaud des basques qui n'hésitent pas à formuler haut et clair leurs convictions. Et si la police ne les tenait pas trop loin du président on pouvait parfaitement s'attendre à une bousculade. Mais voilà ce n'est pas une bousculade de quelques régionalistes qui ferait le buzz. 

Il fallait donc dramatiser l'événement et bien sûr culpabiliser le parti du principal adversaire. Pour impliquer explicitement l'adversaire rien de plus simple que d'inclure dans la manifestation des partisans socialistes. Ainsi les caméras ont pu cadrer plein champ quelques manifestants brandissant des prospectus à la gloire du candidat de la gauche molle du genou et les commentateurs les ont aussitôt baptisés "militants socialistes" sur toutes les chaines de télé. Aujourd'hui rien ne prouve que les brandisseurs de tracts étaient socialistes. On peut même se dire, sans que cela soit complétement délirant, qu'ils auraient pu être envoyés par l'UMP pour teinter une manifestation régionaliste du rose qui géne Sarkozy dans sa conquête d'une virginité politique et surtout bien sûr risque de le priver d'un épisode 2.

Il a suffi ensuite de dramatiser la situation. Et de faire d'une banale bousculade comme en connaissent nombre de candidats à un mandat électif, une quasi admonestation voire une agression physique sur la personne du Président de la République. Lequel a trouvé refuge dans un estaminet où d'ailleurs il devait se rendre initialement pour rencontrer le peuple des bistrots. 

Et comme prévu le soir même tous les journaux télévisés ouvraient leur une avec cet événement avant de parler du meeting de Hollande à Lyon. Et encore pour demander à quelques proches du candidat du PS s'ils condamnaient l'événement Bayonnais. 

Quand on interroge les gens sur l'événement, une majorité en fait porter la faute à .....................Nicolas Sarkozy qui selon eux exaspèrent les Français. C'est un peu "Casse toi pauv' con"

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 22:05

Sarkozy prétendu candidat  du peuple et avéré président des riches

Ce n'est pas la "France Forte" mais la "France Morte".



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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 23:13

Après une semaine de forte présence de Hollande dans les média, Sarkozy choisit de répondre et espére reprendre la main. 

Et là on peut dire qu'il  n'y va pas avec le dos de la cuillere. 

Alors que le socialiste, candidat à la présidence de la république, a été l'objet d'une importante couverture médiatique après le meeting de dimanche dernier et surtout a fait le plein lors de l'émission politique de jeudi, Sarkozy encore président de la république mais toujours pas candidat déclaré à sa succession utilise ses pouvoirs et les moyens dont il dispose pour imposer une émission sur quatre chaines télévisées à une heure de grande écoute. 

Et là où Hollande lors de l'émission "Des paroles et des Actes" sur France 2, s'est retrouvé face à des journalistes assez vindicatifs, le futur candidat de l'UMP pourra compter sur la docilité passive voire amicale des quatres pisse-copies qui auront la lourde tache de lui servir la soupe.

Si on a du mal à cerner Laurent Delahousse, on sait de quel coté penche le coeur (politiquement) de Claire Chazal et la véritable admiration qu'elle porte au futur candidat de la droite. Quand aux deux (comment pourrait on les appeler?) propagandistes du libéralisme économiques que sont  François Lenglet  et Jean-Marc Sylvestre.

Du premier on se souviendra du graphique qu'il sort à chacune de ses interventions lors de l'émission "Des paroles et des Actes" justement, et qui nous montre que le coût du travail a plus progressé en France qu'en Allemagne si l'on prend comme base 100 le coût en 2005. Mais quand on étudie un peu plus les arguments de cet économiste à la petite semaine on s'aperçoit que ce n'est pas l'honnêteté qui l'étouffe. En effet même si les coûts salariaux ont plus progressé en France qu'en Allemagne le coût Francais en 2010 (33.46€) reste trés légérement inférieur au coût Allemand (33.57€). 

Jean-Marc Sylvestre quant à lui, est la parfaite illustration de ces psychorigides libéraux qui assénent leur crédo du sacro saint marché à longueur de rubrique plus insipides les unes que les autres. On retiendra particulièrement un mensonge qu'il a répété plusieurs fois entre autres dans l'un de ses derniers torche culs : 50% des Français ne payent pas d'impôt. Faux. En France toute personne qui consomme paye des impôts qui prennent la forme en  particulier dun impôt dit indirect mais pas indolore :  la TVA qui n'est pas encore Sociale enfin jusqu'à ce que Sarkozy nous l'annonce lors de son adresse à la nation de ce soir. 

Donc conclusion si vous voulez passez une bonne soirée évitez TF1, France 2, I télé et BFM télé ou bien allez au cinéma voir un bon film. Pourquoi pas Les Nouveaux chiens de Garde ?

En marge de Davos, la réunion de ceux qui se prennent pour les maîtres du monde, Anguéla Mére Quelle la trés charismatique chancelière de l'Eurodeutschland, a indiqué qu'elle participerais à des meetings avec le président de la république française candidat non déclaré qui fait campagne à nos frais. 

Ainsi la vraie patronne de cette Europe libérale où sauf, si tu es Allemand, il fait de moins en moins bon vivre nous indique son candidat, donc celui qui appliquera la politique qu'elle prone pour l'Europe. 

Donc citoyen si tu as envie de te serrer encore plus la ceinture, que c'est à toi de payer pour les banquiers félons, que seule une Allemagne forte peut diriger l'Europe alors Vote UMP Vote CDU Vote Merkozy ou Sarkel.

Tenir et Résister

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 19:46

Lors de ses voeux télévisés, le président de la République (remarquez la majuscule de la République et pas du président), futur candidat à sa succession non déclaré mais déjà en campagne aux frais de l'Etat, avait évoqué une baisse des charges patronales compensée par une hausse de la TVA pour rendre compétitifs les produits français à l'export et pénaliser les produits étrangers à l'import. 

Aujourd'hui le gouvernement parle plutôt de taxe antidélocalisation mais même ainsi apprétée on aura tout de suite reconnu la fameuse et non moins fumeuse TVA Sociale qui couta en 2007 quelques sièges de députés à l'UMP. 

En fait de quoi s'agit il?

Cette mesure consiste à alléger les cotisations sociales payées par les entreprises (et par les salariés ?) pour les transférer vers la TVA augmentée de plusieurs points. 

Dans l'esprit de ses promoteurs, les cotisations sociales plus faibles entraineront une baisse du cout de la main d'oeuvre et donc par voie de conséquence du coût de revient des produits fabriqués en France. Ces produits deviendront donc plus compétitifs à l'export et compte tenu de la hausse de la TVA devraient rester au même niveau TTC  sur le marché intérieur. Parallélement les produits importés eux gardent le même coût de revient ou prix hors taxe et donc l'application d'une TVA plus forte les rend plus chers TTC et donc moins compétitifs.  En voila une idée qu'elle est géniale. 

Seulement quand on y réfléchit un peu on s'aperçoit que c'est la vraie fausse bonne idée par excellence. 

Cette mesure risque d'avoir plus de mauvais effets que de bons sur le pouvoir d'achat des Francais et surtout des plus pauvres tout en ayant des effets limités sur la compétitivité des produits Français. 

Tout d'abord pour que l'opération soit complétement blanche voire pour qu'elle est des effets positifs et sur la compétitivité des entreprises et sur la croissance au travers d'une augmentation du pouvoir d'achat des ménages, il faudrait que la baisse des charges sociales soit répartie entre la part salariale (pour augmenter les salaires nets) et la part patronale (pour rendre les produits français plus compétitifs). Il faudrait surtout que la baisse des charges sociales soit plus importante que la hausse de la TVA. Pour une raison toute simple : le coût de la main d'oeuvre (ou charge salariale) ne rentre que partiellement dans le coût de revient total du produit. Coût de revient qui dans la plupart des entreprises reste la base du calcul du prix de vente (Hors Taxe). 

La part de la masse salariale dans le prix de revient est d'environ 60%.Les charges patronales représentent 60% du salaire brut soit 37.5% de la masse salariale et 22.5% du prix de revient. Une baisse des charges patronales (les seules rentrant en ligne de compte dans le coût de revient) de 5% entrainerait donc une baisse du coût de revient de 1.21%.

Pour récupérer cette baisse il faudrait porter la TVA de 19.6% à 21.1%.

En clair chaque point de baisse sur les cotisations sociales patronales doit aboutir à une augmentation de 0.3 point de TVA.

De tout évidence toute baisse de cotisations sociales salariales ne peut se traduire par une hausse de la TVA. En effet seul le salaire brut est pris en compte pour le calcul d'un coût de revient.

Maintenant on peut faire des remarques sur l'application pratique de la TVA dite Sociale. 

Quoiqu'il en soit, une hausse de la TVA fusse-t-elle qualifiée de sociale se traduira probablement par une baisse de pouvoir d'achat qui frappera plus durement ceux qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à la consommation : les plus pauvres.  

Première remarque : pour que le système fonctionne il est impératif que les entreprises répercutent entièrement  la baisse des charges sociales sur leur prix de revient. Et là on peut dire que le précédent de la baisse de la TVA dans la restauration en 2009 laisse à penser que nombre d'entreprises pourraient être tentées de récupérer une part voire la totalité de cette baisse pour augmenter leur marge.

On notera à ce sujet qu'il n'y a pas forcément volonté à mal agir de la part de certaines entreprises. En particulier de la part des PME. Pour beaucoup d'entre elles qui travaillent avec d'autres entreprises, les prix de vente sont Hors Taxe et établis pour l'année .

Deuxio: une bonne partie des prix de vente de produits français va augmenter. En effet le poids de la main d'oeuvre varie selon les produits. Plus la productivité (le nombre de pieces fabriquées par unité de temps) est importante et moins le coût  de la main d'oeuvre par produit est important. 

Donc on peut en déduire qu'une baisse uniforme du taux des charges sociales patronales conduira à une baisse importante pour les produits gros consommateurs de main d'oeuvre alors que son influence sera beaucoup plus faible sur un produit ayant un recours moindre à la main d'oeuvre. 

Comme la variation de TVA sera la même pour les deux produits, celui pour lequel le prix de revient aura moins baissé augmentera de facto plus.  

Prenons par exemple deux produits identiques fabriqués en France. 

Les coûts fixes (matière premières, piéces...) sont les mêmes disons 5€.

Le coût horaire de la main d'oeuvre charges comprises est de 15€ dans les deux cas.

La productivité pour la première entreprise est de 1 piece à l'heure, alors qu'elle est de 6 piéces pour la deuxième.

Le coût de revient du premier produit est donc de 20€ contre 7.5€ pour le deuxième. 

Chaque entreprise applique le même taux de marge 20% donc le prix de vente hors taxe est de 25€ pour le premier  et 9.38€ pour le second. Ce qui donne avec un taux de TVA de 19.6% un prix TTC respectivement de 29.90€ et 11.22€. 

Le consommateur soucieux de son budget achétera donc à produit identique celui donc le prix est le plus faible soit 11.22€

Appliquons maintenant une proposition du MEDEF grand inspirateur de la TVA sociale

Baisse de 5.4 points des charges patronales et hausse de la TVA de 19.6 à 23%

Le coût horaire de la main d'oeuvre devient donc  14.49€

Et les prix de vente hors taxe sont de 24.36€ et 9.27€.

Ce qui nous donne un prix de vente TTC de 29.96€ (soit une hausse de 0.2%) pour le premier produit et de  11.40€ (soit une hausse de 1.6%). 

Donc le consommateur qui continuera d'achéter le produit moins cher verra son pouvoir d'achat sur ce produit diminuer de 1.6%.

Deuxième remarque sur l'augmentation de la compétitivité des produits français

L'impact de la baisse des charges sociales sensée rendre les produits français plus compétififs à l'international n'est pas le même selon l'activité de l'entreprise. 

Dans l'industrie, le coût de la main d'oeuvre a un poids plus faible dans les coûts de revient (qui incluent aussi les matières premières, les produits semi fini....) que pour les services qui par essence ne consomment pratiquement que de la main d'oeuvre.

Or il est évident que l'on exporte beaucoup plus de biens industriels que des services.

Ce qui rend l'argument du gain de compétitivité à l'international moins percutant.

Troisième remarque sur la compétivité de produits français par rapport aux produits importés.

Les produits importés représentent environ 20% des dépenses  des ménages français. Alors que la TVA s'applique à l'ensemble des dépenses des ménages. Pour certains produits, par exemple l'habillement ou l'électoménager les écarts de prix entre produits nationaux et produits importés sont de plus de 20 voire 50%. Pour que les produits importés deviennent aussi chers que les produits nationaux (car il s'agit bien de ça), il faudrait augmenter la TVA non pas de 3 ou 5 points mais plutôt de 20 ou 50.  Donc on voit bien encore une fois que si l'on augmente la TVA de 3 points comme l'envisagent Sarkozy et ses sbires,  les prix des produits importés augmenteront mais resteront malgré tout moins cher que les produits nationaux. Et comme dans le même temps les revenus (enfin toujours ceux des plus pauvres) n'augmenteront pas de 3 ou 4%,  le pouvoir d'achat baissera. 

 

Quatrième remarque sur l'augmentation de la TVA 

La TVA qui taxe tous les achats fait par les ménages est donc directement liée à la consommation. Or on sait que la propension à consommer est beaucoup plus importante dans les faibles revenus. En effet tout individu quelle que soit sa richesse  doit satisfaire des besoins de bases : se nourrir, se vétir, se loger. En proportion une personne qui a des faibles revenus consacrera une part plus importante sinon la totalité de ces faibles revenus à consommer. Ainsi une hausse de la TVA aura un impact négatif direct sur le pouvoir d'achat et ce d'autant plus fort que les revenus du ménages seront faibles. 

Et donc on peut dire que la TVA sociale n'est en fait qu'une maneouvre supplémentaire pour encore faire payer les "salauds de pauvres". 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 15:07

"Les marchés réagissent aux actualités"

"Quatre clefs pour rassurer les marchés"

"La possible  perte du triple A de la France inquiète les marchés"


Il n'est de voir les titres des journaux pour comprendre l'importance qu'ont pris les marchés dans l'économie aujourd'hui et plus particuliérement avec la crise économique  et financière.

Le marché est grand et les agences de notation sont ses prophétes.

Après avoir, en 2008,  enclenché la pire crise depuis 1929, le marché est devenu le véritable dictateur de la planéte. En Europe avec la complicité docile de la commission Européenne et de la BCE, il conduit au remplacement de gouvernements issus d'élections par des technocrates fidèles commis à sa botte. Il  impose aux personnels politiques  en place ou qui aspirent à gouverner l'application de politiques économiques dont les maîtres mots sont rigueur, restrictions et austérité. 

Il y a une véritable soumission de la politique au marché. 

Si bien qu'aujourd'hui on peut sérieusement se poser la question si l'on n'assiste pas au triomphe du marché sur la démocratie. 

Les politiques, la plupart des économistes (enfin ce que l'on voit le plus) aidés par des journalistes cons plaisants font du marché une entité indépendante, véritable institution supérieure aux Etats avec des régles et une dynamique  qui lui sont propres.

La plupart sinon la majorité des gouvernements européens paraissent désemparés devant le marché. Ils prétendent que le seul choix possible pour faire face à la crise est l'application de plans de rigueur de plus en plus drastiques pour pouvoir conserver la confiance des marchés et bien sûr la désormais trés fameuse et fumeuse note AAA des agences de notation. Pourquoi faire peut on se demander? Qu'a de supérieur l'intérêt (dans les deux assertions du terme) des marchés aux conditions de vie de millions de gens? 

 

Sur quoi repose la légitimité du marché à imposer ses dictats ou supposés tels?

Tout d'abord il semble utile de chercher à savoir ce dont on parle quand on parle de marché.

Le marché n'existe pas.

Enfin sous la forme où on nous le présente souvent : une espéce de société savante et secrète tenant presque du divin qui dicte sa loi qui s'impose à tout le monde. Loi du marché qui pour certains s'apparente à la loi du milieu. 

Le marché n'est ni une personne physique ni même une personne "morale". Ce n'est pas non plus une institution comme un état  qui aurait des intérêts supérieurs, ni même un "machin" comme disait De Gaulle de l'ONU.  Le marché n'existe que par les personnes qui l'animent

En économie un marché est le lieu géographique ou virtuel où l'offre rencontre la demande et où de cette confrontation nait à travers divers mécanismes un prix que d'aucuns économistes appellent prix d'équilibre. 

Il existe une multitude de marchés : marchés de biens (automobile), services (fourniture d'accés internet), mais aussi marchés de matières premières et énergies ou encore marchés du travail et enfin bien sûr marchés de capitaux , financiers et monétaires

Ces derniers sont les marchés qui sont évoqués par ceux qui parlent de crise, de passage obligé  à des politiques d'austérité, de réduction de déficits budgétaires des états, d'efforts ou de sacrifices.

Enfin pas tout à fait!

Sur le marché financier, le demandeur appelé aussi emprunteur va chercher des moyens de financement (pour acheter une maison, moderniser son outil de production ou batir un hopital par exemple) auprès des offreurs appelés diversement préteurs, créanciers ou investisseurs. Le prix de l'emprunt ou du prêt est défini par le taux d'intérêt.  Normalement d'après la loi du marché ce taux d'intérêt fait l'objet d'une négociation. On voit qu'aujourd'hui cela n'est plus vrai. Et que c'est quasiment uniquement les prêteurs qui définissent le taux d'intérêt. 

D'ailleurs très souvent voire toujours,quand on nous parle de marchés qu'il ne faut pas affoler ou qu'il faut rassurer on évoque plutôt les investisseurs ou les préteurs. C'est dire la main mise des bailleurs de fonds sur les marchés financiers. 

L'utilisation du mot "marché" en lieu et place de "financiers, investisseurs ou prêteurs" tend à opérer une dépersonnalisation de la finance. Ce ne sont plus des personnes qui agissent mais quelque chose de plus fort que l'on ne saurait combattre. 


Il semble intéressant de voir un peu qui se cache derrière "le marché".


On l'a dit plus haut c'est essentiellement les pourvoyeurs de capitaux et d'argent. Mais pas seulement. 

En effet, plus de 70% aux USA et 50% en Europe des opérations financières sont faites par l'intermédiaire..........d'ordinateurs. Ces machines programmés par les hommes effectuent des opérations en une fraction de seconde. Et là il ne s'agit pas d'un effet de language, puisqu'on parle de millième de seconde.

Certains pourraient y voir l'emprise de la machine sur la finance et se dire que les peuples sont soumis à des plans de rigueurs causés par des machines. Ce serait oublier qu'à la base de toute machine il y a l'homme.


Maintenant si on approffondit un peu pour voir quels sont les acteurs des marchés financiers; outre les ordinateurs qui ne sont que des auxiliaires; on peut voir qu'il existe plusieurs types d'investisseurs


En tout premier lieu on trouve les hedges funds ou fonds spéculatifs. Même si leur rôle dans la crise est grandement mis en avant il ne représentent que 1% des capitaux investis sur les marchés. 

On le sait le but de ces fonds est de dégager un maximum de bénéfice en un minimum de temps. En d'autres termes ce que cherchent les fonds spéculatifs c'est un fort rendement sur du court terme.

 

Même s'ils ne représentent qu'une part infime des investissements on peut supposer que d'autres acteurs des marchés financiers telles les banques et les compagnies d'assurances à la recherche de bénéfices faciles et rapides  ont souvent calqué leur comportement sur celui des hedges funds. Ce qui explique en grande partie l'ampleur de la crise. 

Cet appétit de gains conséquents et faciles, certains n'hésitent pas à parler de cupidité (Greed),a conduit à la dérive des marchés financiers et de capitaux.

 

L'argent n'est plus un moyen mais est devenu une fin pour un nombre de plus en plus important d'investisseurs.

 

 

La majorité des investissements sur les marchés financiers sont faits par les banques, les compagnies d'assurance, des caisses de retraites ou  des grandes entreprises


Ces prêteurs à la différence des spéculateurs, recherchent plutôt une "rente sure" qu'un "gros coup".  Ils vont plus rechercher la sécurité que la rentabilité et s'intéresser à des produits financiers avec un rendement plus faible mais quasiment garanti qu'à des produits plus risqués. Avec sa garantie étatique l'emprunt d'état est ou plutôt était le type même de produit sûr. C'est ce qui explique qu'une bonne partie de la dette des états est détenue par des investisseurs dits institutionnels (Les zinzins en jargon financiéro-économique) au coté de spéculateurs qui sont plus à la recherche d'un gain à  court terme. 


Les banques, compagnies d'assurance ou caisses de retraites qui prennent de l'emprunt d'état ou des obligations le font pour garantir à leurs clients une rente. En particulier au travers de contrats d'assurance vie, de fonds communs  de placement ou SICAV qui sont les produits type destinés à assurer une rente aux personnes qui veulent améliorer leur niveau de revenu à la retraite. 

Ainsi on peut dire que les restrictions sur les régimes de retraites de la sécurité sociale destinées à rassurer les marchés servent quelques part à garantir une meilleure rente de retraite privée à ceux qui ont pu épargner. 

En clair, les restrictions sur les retraites des travailleurs servent à payer les retraites privées. 

 


On parle des banques, fonds de pensions, spéculatifs ou d'investissements , caisses de retraites ou grandes entreprises comme s'il s'agissait d'êtres à part entière. Tout comme le marché ces institutions n'existent pas de manière autonome mais seulement par la volonté d'hommes et de femmes. 

Interessons nous à ces hommes et femmes qui se cachent derrière ces entités. 


Tout d'abord il y a  les dirigeants et les salariés. On peut dire que ce qui les anime c'est essentiellement la recherche d'une rémunération conséquente (sous forme de salaires, stock options ou bonus pour les "traders")  pour le travail qu'ils fournissent. Rien de plus juste là dedans. Comme dit l'adage tout travail mérite salaire. Si ce n'est un certain nombre de dérives en particulier chez les dirigeants et les traders qui pour s'assurer un bonus ou des stocks options importants n'ont pas hésité à prendre des risques inconsidérés voire à outre passer certaines régles. Ces exactions ont eu des conséquences terribles puisqu'elles ont en partie conduit aux  crises successives des subprimes, économique, financière et de la dette. Et on constate aujourd'hui que, à part quelques cas marginaux, la plupart des dirigeants d'établissements bancaires ou de fonds s'en est sortie indemne pénalement. 


Ces dérives sont principalement dues à l'appât du gain et de l'argent facile entretenu par un certain sentiment d'invincibilité voire d'impunité. 


Les dirigeants et agents des banques ou fonds travaillent essentiellement pour les vrais pourvoyeurs de fonds c'est à dire pour ceux qui apportent l'argent. Ces derniers peuvent être classés en deux catégories.


D'une part les capitalistes ou actionnaires qui sont détenteurs d'une partie du capital de la banque ou du fonds et par la même sont rémunérés aux travers de dividendes qu'ils percoivent  ou des plus values qu'ils peuvent réaliser en revendant leur part. Le moteur principal qui poussent ces investisseurs à placer de l'argent dans le capital des banques ou fonds est l'appât du gain.

 

   

D'autre part les clients des banques ou fonds qui eux placent leur épargne dans un produit ou sur un compte épargne ou bien achétent des actions et obligations pour se constituer un portefeuille. Dans la majorité des cas leur but est plutôt de s'assurer une rente.

On notera aussi que les banques peuvent utiliser l'argent déposé par ses clients sur les comptes de dépots ou comptes courants sans pour cela avoir à leur verser un quelconque intérêt.


Une chose apparait clairement dans tout cela : c'est que les gains d'argent opérés par les investisseurs quels qu'ils soient ne sont  pas le résultat de leur travail

 

On le voit bien derrière toute cette terminologie de marché, banques, fonds d'investissement ou pourvoyeurs de fonds se cachent des personnes humaines qui sont parfois animées par la cupidité. Pour elles l'argent n'est plus qu'une fin. Et peu leur sied les catastrophes humaines que peuvent engendrer leur comportement. Seule leur importe l'accumulation d'argent. Toujours plus. C'est spéculer plus pour gagner plus. Ces avides de richesse  prennent des risques dont ils n'auront pas à assumer les conséquences en cas d'échec. Avec un sentiment d'impunité toujours plus grandissant. Avec la complicité objective de nombre de dirigeants politiques (et pas toujours libéraux)Ils ont su imposer leur suprématie sur les personnes, les entreprises et aujourd'hui sur les Etats. 

Les gouvernements et parlements qui acceptent aujourd'hui de se soumettre sont de véritables traitres. Ils trahissent les peuples qui les ont élus Ils condamnent ces peuples à la rigueur et aux restrictions. Ils détruisent les systèmes de protection sociale.

 

Sarkozy dans son premier  discours de Toulon en 2008 nous avait dit sa volonté de moraliser le système financier. Aujourd'hui alors que l'on peut mesurer l'ampleur de son action dans le domaine de la moralisation du système financier (rappelons qu'en 2008 les agences de notationne dictaient pas encore les politiques monétaires des états), dans un deuxième discours il invite ou plutot il invective les Francais à travailler encore plus mais pas pour gagner plus cette fois. 

 

Donc ce que propose Sarkozy en finalité c'est Travailler plus pour faire gagner plus aux rentiers et épargnants.

C'est ce qui s'appelle remettre le travail au centre des valeurs (boursières). 

 

 

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