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Des faubourgs, de la rue monte une clameur de lassitude, de révolte, toi qui gouverne entends la c'est le cri du peuple !

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LE CRI DU PEUPLE

"La dictature c'est ferme ta gueule, le démocratie c'est cause toujours"

Mardi 30 juin 2009
Sarkozy à l'instar de Giscard ou de son mentor Balladur veut laisser son nom dans l'histoire économique du pays en donnant son nom à un grand emprunt d'Etat. A moins qu'il ne veuille copier les Philippe le Bel et autres Louis XV rois emprunteurs si l'en est mais pas rembourseurs pour deux sous.
On ignore tout de cet emprunt si ce n'est que sa date de lancement pour 2010. Et encore Fillon qui se voit en la circonstance transformé en grand Chambellan, n'a donné aucune information sur son montant ou son taux d'intérêt.
Rappelons tout de même quelques chiffres pour se rendre compte de l'absurdité que constitue l'idée même d'un emprunt en cette période de crise intense :
La dette de la France se monte en 2009 à environ 1300 milliards d'Euros soit 69% du PIB ou 21500€ par personne.
Le service de la dette (intérêts versés aux préteurs) pour 2008 était à 43 milliards d'Euros soit le deuxiéme poste budgétaire de l'Etat aprés l'Education Nationale
Pour 2009 et pour la première fois depuis qu'il existe, l'impôt sur le revenu devrait juste couvrir ce service de la dette.
Enfin selon un sondage récent, 71% des personnes interrogées se déclarent pas interessées par l'Emprunt Sarko.
On peut donc penser que cet emprunt sera souscrit principalement par quelques grosses fortunes bénéficiant déjà du bouclier fiscal et les "Zinzins"(Investisseurs Institutionnels : banques, organismes de crédit ou d'assurances)qui sont rappelons nous les principaux bénéficiaires du plan de relance de Sarkozy.
D'ici à ce qu'ils achétent de l'emprunt Sarkozy avec des fonds provenant des prêts consentis par ce même Sarko lors de son plan de relance, il n'y a pas loin.
Autre chose le principal bénéficaire d'un emprunt d'Etat c'est le secteur bancaire qui peut facturer des opérations à ses clients.
Tenir et Résister
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Mercredi 24 juin 2009

Fillon 4 : l'ouverture à.........droite

On nous l'avait dit et lui même l'a officiellement annoncé lors de la scéance (à 400 000€) devant le congrés, Sarkozy, fort de son "succés" (selon nombre de commentateurs) à 11% des inscrits aux Européennes,  continuera sa politique de réformes  démolitions du modéle social français.
 Et pour mettre en place sa politique il devait procéder à un aménagement ou remaniement du gouvernement. Les journalistes croyaient savoir (d'après que mais c'est pas sûr), qu'à l'occasion de ce changement d'équipe, la buse de l'Elysée devait poursuivre sa politique d'ouvertureen péchant quelques bonnes prises à gauche.  Des noms circulaient dèjà dans les rédactions. Qui serait le prochain traitre, prétenduement à gauche, qui irait à la "soupe" ? Allègre ? Trop marqué écoloclaste! Un vert ? Jack Lang ? Trop expérimenté et éternel ministre de la culture! Qui alors?

Et voilà qu'hier on nous annonce que Mitterrand va faire son entrée au gouvernement. Non pas le défunt président de la république mais son neveu, Bossuet Télévisuel spécialiste des oraisons funébres, du cinéma, de la Kulture avec un grand K de Qualité avec un gros Q, celui là même qui se fit remarquer dans la défense du service public télévisuel en 90 alors qu'il n'était pas franchement menacé, et qui aujourd'hui ne trouve rien à redire sur la réforme de l'audiovisuel public voulue par et pour Sarkozy. 

Des journalistes voient dans la nomination de Mitterrand à la culture  un signe d'ouverture à gauche. Rappelons d'une part que le nom de Mitterrand n'est pas anodin dans le choix de Sarkozy qui certainement y voit là un beau coup médiatique, Et d'autre part ça fait plus de 14 ans que le thuriféraire télévisuel amateur de têtes couronnées n'est plus franchement à gauche. En effet en 1995, il appelait à voter pour Chirac qui, malgré les récents propos de Bernadette, n'est pas un gauchiste avéré.  Donc si ouverture il y a, elle est plutôt à droite en l'espéce.

Certains à l'annonce de la composition du gouvernement parlaient avec la nomination de Michel Mercier, sénateur Modem du Rhône,  d'une ouverture au centre. Primo avec cette nomination Sarkozy, et c'est là peut être son unique motivation, affaiblit encore plus son ennemi Bayrou. Secundo le Modem malgré sa posture qui se veut médiane et médiatrice, reste avant tout un parti de droite. Et encore une fois l'ouverture si c'en est une, est  une ouverture à droite.

Sans ça on remarquera le sempiternel jeu des chaises musicales pour quelques postes clés. Alliot Marie qui passe de l'intérieur à la justice, Hortefeux du travail à l'intérieur, Darcos de l'éducation au travail, Chatel de l'industrie à l'éducation.....C'est toujours étonnant de voir un homme politique passer d'un ministére à un autre. On pourrait se dire que pour prendre un portefeuille un minimum de connaissances techniques pourrait être requis. Mais non! Ainsi le trés libéral Luc Chatel, de formation commerciale, ancien DRH de L'Oréal, se voit il confier le portefeuille de l'éducation. Mais il est vrai qu'avec Sarkozy, les ministres n'ont pas besoin d'être des spécialistes puisqu'il y à déjà à l'Elysée un omniscient entouré de vrais spécialistes.

Tenir et Résister

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Mardi 16 juin 2009
Pour mieux nous préparer à des mesures "courageuses" (terminologie UMP pour dire douloureuses pour l'ensemble des salariés), le gouvernement nous sort le déficit record des comptes de la protection sociale prévu pour 2009 : 20.1 milliards d'Euros. 

Rappelons nous les cris d'orfraie des caciques du RPR en 1991 alors que les comptes de la sécu affichaient un déficit de 15 milliards de Francs (soit quelque 2.3 milliards d'Euros). Avant que ce même RPR revenu aux affaires et son ministre du budget de l'époque un certain Nicolas Sarkozy ne le fassent plonger pour atteindre 65.6 milliards de Francs (10 milliars d'Euros) en 1995. Sous les gouvernements Juppé et Jospin qui suivirent on a pu observer une remontée jusqu'à un excédent en 1999,2000 et 2001. Et depuis les comptes de la sécu n'arrêtent pas de plonger  pour atteindre les profondeurs abyssales d'aujourd'hui

Rappelons nous qu'il y a déficit si les dépenses sont plus importantes que les recettes. Et donc pour compenser un déficit on peut soit réduire les dépenses (ce que privilégie le gouvernement libéral aujourd'hui) soit augmenter les recettes (ce que devrait normalement s'attacher à faire un gouvernement progressiste) soit les deux.
Donc avant de vouloir mettre une politique en place, il est de bonne gestion ou politique de chercher d'où vient le déficit. Pour essayer ensuite de corriger ou contrer les causes de ce déficit.
Le gouvernement Fillon tout à ses convictions libérales visant à la "privatisation" à l'Américaine du systéme de protection sociale ne combat les déficits successifs qu'aux travers de mesures visant à restreindre les dépenses et par voie de conséquence à baisser la protection sociale.

Le creusement du déficit actuel est du en majeure partie à la montée du chômage comme vient de le reconnaitre le ministre du budget, Eric Woerth. Et un emploi de perdu c'est des cotisations sociales en moins et donc des recettes en moins. Ainsi une personne payée au SMIC qui perd son emploi c'est 10780€ en moins de recettes annuelles  pour la sécurité sociale. Rappelons ici que les prévisions pour l'année 2009 sont de 630 000 chomeurs de plus (et pas tous au SMIC) soit un manque à gagner de 6 à 7 milliards d'Euros
Le bouclier fiscal s'appliquant depuis 2007 aussi pour la CSG qui est une ressource pour la sécurité sociale, entraine également  une baisse des recettes pour la protection sociale.
Tout comme les exonérations ou allégements consentis aux entreprises et partiellement compensés avec retard par l'Etat.
On peut dire sans hésitation  que le déficit de la sécu est  plus du à une baisse des recettes qu'à une augmentation des dépenses.
Or on s'aperçoit que toutes les solutions avancées ces derniers temps par les membres du gouvernement et probablement reprises par Sarkozy lors du congrés de la semaine prochaine visent principalement à réduire les dépenses et donc à terme à organiser la baisse des prestations ou le déremboursement d'une part de plus en plus importante des soins et médicaments.
Ainsi le passage de l'age de la retraite à 67 ans (ou tout du moins l'annonce préparatoire qu'en a fait Hortefeux employant la technique désormais rodée du ballon d'essai) ou la lutte contre les arrêts maladies abusifs (estimés à plus de 16% par Woerth dont on ne connaissait pas les aptitudes en diagnostic médical).
En attendant une probable augmentation des franchises médicales tout comme  du forfait annuel (de 50 à 80, 100 voire 150€).


Des solutions pour augmenter les recettes, ou tout du moins pour limiter les manques à gagner, existent.

Déjà on pourrait enlever la CSG de la couverture du bouclier fiscal (bien que la meilleure solution serait de le supprimer). 
On pourrait aussi demander aux entreprises qui licencient alors même qu'elles ne sont pas en liquidation, voire alors même qu'elles dégagent des bénéfices,  de verser l'équivalent de 3 ans ou plus de cotisations sociales patronales et salariales pour chaque salarié licencié. Et ce d'autant plus qu'elles ont bénéficié d'allégements ou d'éxonérations de charges sociales.
Pourquoi pas encore supprimer tous les allégements ou éxonérations de charge consentis aux entreprises et baisser l'ensemble des taux de cotisations sociales de 5% (2% pour les Salariés et 3% pour les entreprises) ?
On pourrait encore mettre en place pour les produits provenant de pays à bas cout de main d'oeuvre une Contribution Sociale Compensatoire variant de 0.5 à 1.5% du prix import en fonction de la différence du cout de la main d'oeuvre .

Ce sont là quelques pistes qu'hélas le gouvernement de Fillon ne semble pas prêt à explorer.

Tenir et Résister
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Mardi 9 juin 2009
Sarkozy continue les Réformes (massacre en langue Populiste). Fort de son trés trés trés relatif "succés" (11% d'inscrits qui ont voté pour lui ça fait quand même 89% des électeurs qui ne se sont pas ralliés à ses talonettes compensées)il nous a annoncé dès hier son intention de relancer les réformes.
Remarquez si le score de son parti godillot avait été plus mauvais, il nous aurait dit que les élections européennes n'ont aucune signification sur la politique intérieure française ou alors que les français par leur vote ont envoyé un message fort au gouvernement pour que celui ci accélére les réformes dont les résultats ne se font pas encore ressentir.

Alors contrairement à ce que peuvent dire certains il y a  bien un "deuxième tour". Pas électoral il est vrai mais social. Et c'est Samedi 13 juin. Et là pas besoin de bulletin, de carte d'électeur, d'urne et autre isoloir. Il suffira de descendre dans la rue.

Toi qui dimanche a voté contre l'UMP et Sarkozy, toi qui en as marre d'être pris pour un con et de n'être pas entendu quand tu demandes une amélioration de ton pouvoir d'achat, toi qui ne veux pas voir les franchises augmenter, toi qui ne veux pas travailler le dimanche ou quand tu es malade ou enceinte,  toi qui te retrouve aujourd'hui sans boulot parce que ton entreprise t'a viré comme un malpropre après qu'elle ait touché les milliards de l'Etat, toi qui n'es pas allé voter dimanche aux européennes parce que tu penses que ça ne sert à rien, toi qui veut dire à Sarkozy "casse toi pauvre con" joins toi au cortége. Et ensemble le plus nombreux possible montrons à Sarkozy que non nous ne voulons pas de ses réformes.

Tenir et Résister
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Lundi 1 juin 2009

Non il ne s'agit pas ici d'évoquer un film classé X, ni même de parler de la banane de Sarkozy et de l'argent du beurre mais bel et bien d'Europe et des élections qui doivent se dérouler dans l'anémie la plus compléte à la fin de la semaine.

L'Europe au quotidien c'est ces mêmes règles qui font que l'on ne peut vendre des bananes de moins de 14 cm ou des pommes de moins de 60mm de diamétre (même si elles sont produites ainsi depuis la nuit des temps)  au pretexte que cela permet une meilleure comparaison des prix et qui autorisent en même temps les industriels du beurre à commercialiser des plaquettes d'un poids différent d'un fournisseur à l'autre (on peut avoir ainsi une plaquette de 116g à coté d'une autre plaquette de 125g).

Cette Europe qui a été rejetée par les Français en 2005 avant d'être imposée par Sarkozy avec la complicité d'une partie des socialistes est tout sauf démocratique.

En effet la commission, qui rappelons le est composée de membres nommés par les différents gouvernements des états membres dispose du monopole de l'initiative pour réglementer et mettre en oeuvre les diktats libéraux impulsés par les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats Membres.
Le parlement
, seule institution Européenne directement élue par le peuple a un faible pouvoir législatif (qu'il partage avec le conseil des ministres nommés eux aussi et non élus) et aucun pouvoir d'intiative des lois et réglements.

Tout ceci pourrait conduire bon nombre de Français à ne pas aller voter dimanche prochain. Et c'est tout à fait normal.

Mais quand on entend déjà les caciques de l'UMP ou Sarkozy venir nous dire que les sondages qui créditent le parti populiste de 26% d'intentions de vote sont le reflet de la perception positive qu'ont les Français de l'action du chef de l'Etat pendant sa présidence de l'Europe on ne peut s'empêcher de redouter les commentaires dithyrambiques auxquels nous allons avoir droit le soir des élections.

Alors relativisons tout cela.

D'abord le meilleur score prévu et prévisible ne sera pas celui du parti présidentiel mais bel et bien celui de l'abstention (probablement au dela des 50%) Ce qui donnerait un score de 13% pour l'UMP.

Ensuite si l'on se référe aux seules voix exprimées 26% pour Sarkozy ça fait .....74% contre Sarkozy.

Enfin le scrutin Européen est un scrutin portant sur huit circonscriptions et donc tout sondage mené à l'échelle nationale n'a pas de signification en termes de sièges.
Ainsi si l'on projette à l'echelle de chaque circonscription le dernier sondage, compte tenu du mode de répartition des siéges (à la proportionnelle dans chaque région pour les listes ayant obtenu plus de 5% des voix) on obtient le résultat suivant :

UMP/NC             16 sièges (22%)
PS                       14 siéges (19%)
Modem               12 siéges (17%)
Verts                      9 sièges (12%)
Front de Gauche 9 sièges (12%)
Front National      6 sièges (8%)
NPA                        6 siéges (8%)

Ce qui donne quand même 38 sièges pour la gauche (et oui le PS est toujours un peu à gauche)et 34 sièges pour la droite (et oui le Modem est à droite).


Mais le plus efficace pour lutter contre Sarkozy et surtout sa propagande c'est de lui fermer sa gueule en allant voter le 8 juin (avant de défiler le 13) et en glissant n'importe quel bulletin à la seule condition que ce ne soit pas celui de l'UMP, du FN ou de Libertas.

Tenir et Résister

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Vendredi 29 mai 2009
Tel le chien de Pavlov qui agitait la queue et salivait quand il voyait approcher son écuelle de patée , Sarkozy quand il voit approcher une échéance électorale ou un mauvais sondage, s'agite devant les micros et les caméras et nous déballe un nouvel arsenal de lutte contre la délinquance.
C'est comme ça. II ne peut pas s'en empécher. Il revient toujours sur ses fondamentaux enfin ce qu'il considére comme ses fondamentaux : la lutte contre l'insécurité ou plutôt la lutte contre le sentiment d'insécurité.
Et tout est comme d'habitude savament organisé.
D'abord la police lance des opérations d'envergure histoire de provoquer les délinquants potentiels.
Ensuite à force de reportages de plus en plus nombreux et de plus en plus longs sur la délinquance dans les cités "où règnent des bandes de jeunes qui ne connaissent que la seule loi de la bande"ou dans les écoles "où les agressions se développent " ou dans les transports en commun... les média (surtout télévisuels) batissent  et développent le sentiment d'insécurité.
Ensuite arrive Sarkozy qui annonce qu'il n'est pas admissible, tolérable ou envisageable (rayer les mensions inutiles)" que "nos enfants ne puissent pas aller à l'école tranquillement" ou "que les habitants des quartiers soitent obligés de vivre dans la peur et l'insécurité"... Avant de nous offrir un nouveau pack de mesures énergiques qui permettront à l'Etat de chasser la délinquance jusque dans les caves, les parkings et les entrées de nos immeubles.
Et par le fait de rajouter une nouvelle couche législative. Plus de 20 lois ont été votées depuis l'arrivée de Sarkozy au ministére de l'intérieur en 2002. Les lois votées et pour la plupart non appliquées sont souvent inefficaces dans la lutte contre l'insécurité comme en témoignent des chiffres (pourtant trafiqués) en hausse des violences à personnes. On peut dire que si elles ne font probablement pas reculer l'insécurité elles font surement reculer la liberté ou les libertés.  
De plus les mesures envisagées ressemblent étrangement à d'autres mesures prises dans la passé. Ainsi par exemple dans les mesures annoncées hier par Sarkozy on a l'implication plus grande des agents du fisc et des douanes dans les quartiers sensibles. Cela rappelle étrangement la création des GIR en 2002 par un certain Nicolas Sarkozy ministre de l'intérieur en 2002.
Tenir et Résister
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Mercredi 27 mai 2009
Décidément ça vire à l'obsession ce besoin qu'ont Sarkozy et sa bande de vouloir  faire travailler plus (et pas forcément pour gagner plus !) ceux  qui ont déjà un boulot avant de  vouloir faire trouver un travail à ceux qui n'ont pas de boulot.
Déjà on a eu droit aux heures supplémentaires défiscalisées dont aujourd'hui on commence à mesurer l'impact négatif sur l'emploi, les employeurs préférant souvent faire faire des heures plutôt que d'embaucher.
Ensuite on assiste depuis quelques mois déjà à une offensive de la part du gouvernement (en tête duquel se trouve le chef Sarkozy en personne) avec la complicité plus qu'objective des parlementaires UMP pour élargir le recours au travail du dimanche.
Voilà qu'aujourd'hui le porte flingue le plus féroce de Sarkozy, Fredéric Lefebvre propose tout simplement de faire travailler les gens pendant les arréts maladies ou les congés maternité. Attention pas question ici de demander aux malades ou aux toutes nouvelles mamans d'aller au bureau ou à l'usine. Non on a beau être à l'UMP on en est pas moins homme. Ce que propose le député des Hauts de Seine c'est de développer le télétravail. C'est à dire que vous bossez tout en restant à la maison. Et ce gràce aux merveilleuses innovations technologiques que sont internet et l'informatique.
Ainsi même avec la grippe (humaine, porcine ou aviaire) ou le cancer ou bien entre deux couches ou tétées vous pourrez continuer à vous donner pour votre bon patron (oui not' bon maitre) et gagner plus que vos malheureuses indemnités de la sécu. Et pour les lépreux ou ceux qui se sont cassé les poignets ou un bras on aura qu'à prévoir des aménagements spéciaux.
Outre le fait que pour Lefevbre (et Sarkozy à travers lui) les arrêts maladies ou les congés maternité ne se justifient pas (on ne dira jamais assez la complaisance dont font preuve les médecins à l'égard de fainéants simulateurs), on peut voir deux inconvénients majeurs à cette proposition.
D'abord à l'heure où on annonce dans la même journée plus de 2000 suppressions d'emploi, si l'amendement était voté ce serait bon nombre de CDD ou Missions d'Intérim qui ainsi disparaitraient et de fait la situation du chomage en France s'aggraverait encore plus .
Ensuite le recours au télétravail n'est possible que pour les emplois de bureaux (et encore) et semble réservé à une partie des employés (souvent les plus hauts placés) et donc conduit à une situation d'inégalité entre les employés jusque dans les effectifs d'une même entreprise. On voit effectivement difficilement comment un chaudronnier pourrait continuer de travailler chez lui (à moins que son patron ne lui installe une presse de 13 tonnes dans son deux pièces) et  un serveur de restaurant continuer à apporter les plats en salle (à moins que son patron décide de déplacer une partie de la terrasse dans sa chambre de bonne).
La proposition de Lefevbre est plus à considérer comme un "ballon d'essai" de Sarkozy pour voir quelles sont les réactions de l'opinion que comme une véritable proposition. Aussi méfions nous peut être qu'à travers ce coup d'essai se cache quelque chose de plus sournois. La diminution du congé maternité par exemple qui comme l'a si bien démontrer Rachida Dati n'a peut être pas besoin d'être aussi long.

Tenir et Résister


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