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le cri du peuple

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Votez Merkozy

28 Janvier 2012 , Rédigé par le cri du peuple

Après une semaine de forte présence de Hollande dans les média, Sarkozy choisit de répondre et espére reprendre la main. 

Et là on peut dire qu'il  n'y va pas avec le dos de la cuillere. 

Alors que le socialiste, candidat à la présidence de la république, a été l'objet d'une importante couverture médiatique après le meeting de dimanche dernier et surtout a fait le plein lors de l'émission politique de jeudi, Sarkozy encore président de la république mais toujours pas candidat déclaré à sa succession utilise ses pouvoirs et les moyens dont il dispose pour imposer une émission sur quatre chaines télévisées à une heure de grande écoute. 

Et là où Hollande lors de l'émission "Des paroles et des Actes" sur France 2, s'est retrouvé face à des journalistes assez vindicatifs, le futur candidat de l'UMP pourra compter sur la docilité passive voire amicale des quatres pisse-copies qui auront la lourde tache de lui servir la soupe.

Si on a du mal à cerner Laurent Delahousse, on sait de quel coté penche le coeur (politiquement) de Claire Chazal et la véritable admiration qu'elle porte au futur candidat de la droite. Quand aux deux (comment pourrait on les appeler?) propagandistes du libéralisme économiques que sont  François Lenglet  et Jean-Marc Sylvestre.

Du premier on se souviendra du graphique qu'il sort à chacune de ses interventions lors de l'émission "Des paroles et des Actes" justement, et qui nous montre que le coût du travail a plus progressé en France qu'en Allemagne si l'on prend comme base 100 le coût en 2005. Mais quand on étudie un peu plus les arguments de cet économiste à la petite semaine on s'aperçoit que ce n'est pas l'honnêteté qui l'étouffe. En effet même si les coûts salariaux ont plus progressé en France qu'en Allemagne le coût Francais en 2010 (33.46€) reste trés légérement inférieur au coût Allemand (33.57€). 

Jean-Marc Sylvestre quant à lui, est la parfaite illustration de ces psychorigides libéraux qui assénent leur crédo du sacro saint marché à longueur de rubrique plus insipides les unes que les autres. On retiendra particulièrement un mensonge qu'il a répété plusieurs fois entre autres dans l'un de ses derniers torche culs : 50% des Français ne payent pas d'impôt. Faux. En France toute personne qui consomme paye des impôts qui prennent la forme en  particulier dun impôt dit indirect mais pas indolore :  la TVA qui n'est pas encore Sociale enfin jusqu'à ce que Sarkozy nous l'annonce lors de son adresse à la nation de ce soir. 

Donc conclusion si vous voulez passez une bonne soirée évitez TF1, France 2, I télé et BFM télé ou bien allez au cinéma voir un bon film. Pourquoi pas Les Nouveaux chiens de Garde ?

En marge de Davos, la réunion de ceux qui se prennent pour les maîtres du monde, Anguéla Mére Quelle la trés charismatique chancelière de l'Eurodeutschland, a indiqué qu'elle participerais à des meetings avec le président de la république française candidat non déclaré qui fait campagne à nos frais. 

Ainsi la vraie patronne de cette Europe libérale où sauf, si tu es Allemand, il fait de moins en moins bon vivre nous indique son candidat, donc celui qui appliquera la politique qu'elle prone pour l'Europe. 

Donc citoyen si tu as envie de te serrer encore plus la ceinture, que c'est à toi de payer pour les banquiers félons, que seule une Allemagne forte peut diriger l'Europe alors Vote UMP Vote CDU Vote Merkozy ou Sarkel.

Tenir et Résister

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TVA Antisociale

9 Janvier 2012 , Rédigé par le cri du peuple

Lors de ses voeux télévisés, le président de la République (remarquez la majuscule de la République et pas du président), futur candidat à sa succession non déclaré mais déjà en campagne aux frais de l'Etat, avait évoqué une baisse des charges patronales compensée par une hausse de la TVA pour rendre compétitifs les produits français à l'export et pénaliser les produits étrangers à l'import. 

Aujourd'hui le gouvernement parle plutôt de taxe antidélocalisation mais même ainsi apprétée on aura tout de suite reconnu la fameuse et non moins fumeuse TVA Sociale qui couta en 2007 quelques sièges de députés à l'UMP. 

En fait de quoi s'agit il?

Cette mesure consiste à alléger les cotisations sociales payées par les entreprises (et par les salariés ?) pour les transférer vers la TVA augmentée de plusieurs points. 

Dans l'esprit de ses promoteurs, les cotisations sociales plus faibles entraineront une baisse du cout de la main d'oeuvre et donc par voie de conséquence du coût de revient des produits fabriqués en France. Ces produits deviendront donc plus compétitifs à l'export et compte tenu de la hausse de la TVA devraient rester au même niveau TTC  sur le marché intérieur. Parallélement les produits importés eux gardent le même coût de revient ou prix hors taxe et donc l'application d'une TVA plus forte les rend plus chers TTC et donc moins compétitifs.  En voila une idée qu'elle est géniale. 

Seulement quand on y réfléchit un peu on s'aperçoit que c'est la vraie fausse bonne idée par excellence. 

Cette mesure risque d'avoir plus de mauvais effets que de bons sur le pouvoir d'achat des Francais et surtout des plus pauvres tout en ayant des effets limités sur la compétitivité des produits Français. 

Tout d'abord pour que l'opération soit complétement blanche voire pour qu'elle est des effets positifs et sur la compétitivité des entreprises et sur la croissance au travers d'une augmentation du pouvoir d'achat des ménages, il faudrait que la baisse des charges sociales soit répartie entre la part salariale (pour augmenter les salaires nets) et la part patronale (pour rendre les produits français plus compétitifs). Il faudrait surtout que la baisse des charges sociales soit plus importante que la hausse de la TVA. Pour une raison toute simple : le coût de la main d'oeuvre (ou charge salariale) ne rentre que partiellement dans le coût de revient total du produit. Coût de revient qui dans la plupart des entreprises reste la base du calcul du prix de vente (Hors Taxe). 

La part de la masse salariale dans le prix de revient est d'environ 60%.Les charges patronales représentent 60% du salaire brut soit 37.5% de la masse salariale et 22.5% du prix de revient. Une baisse des charges patronales (les seules rentrant en ligne de compte dans le coût de revient) de 5% entrainerait donc une baisse du coût de revient de 1.21%.

Pour récupérer cette baisse il faudrait porter la TVA de 19.6% à 21.1%.

En clair chaque point de baisse sur les cotisations sociales patronales doit aboutir à une augmentation de 0.3 point de TVA.

De tout évidence toute baisse de cotisations sociales salariales ne peut se traduire par une hausse de la TVA. En effet seul le salaire brut est pris en compte pour le calcul d'un coût de revient.

Maintenant on peut faire des remarques sur l'application pratique de la TVA dite Sociale. 

Quoiqu'il en soit, une hausse de la TVA fusse-t-elle qualifiée de sociale se traduira probablement par une baisse de pouvoir d'achat qui frappera plus durement ceux qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à la consommation : les plus pauvres.  

Première remarque : pour que le système fonctionne il est impératif que les entreprises répercutent entièrement  la baisse des charges sociales sur leur prix de revient. Et là on peut dire que le précédent de la baisse de la TVA dans la restauration en 2009 laisse à penser que nombre d'entreprises pourraient être tentées de récupérer une part voire la totalité de cette baisse pour augmenter leur marge.

On notera à ce sujet qu'il n'y a pas forcément volonté à mal agir de la part de certaines entreprises. En particulier de la part des PME. Pour beaucoup d'entre elles qui travaillent avec d'autres entreprises, les prix de vente sont Hors Taxe et établis pour l'année .

Deuxio: une bonne partie des prix de vente de produits français va augmenter. En effet le poids de la main d'oeuvre varie selon les produits. Plus la productivité (le nombre de pieces fabriquées par unité de temps) est importante et moins le coût  de la main d'oeuvre par produit est important. 

Donc on peut en déduire qu'une baisse uniforme du taux des charges sociales patronales conduira à une baisse importante pour les produits gros consommateurs de main d'oeuvre alors que son influence sera beaucoup plus faible sur un produit ayant un recours moindre à la main d'oeuvre. 

Comme la variation de TVA sera la même pour les deux produits, celui pour lequel le prix de revient aura moins baissé augmentera de facto plus.  

Prenons par exemple deux produits identiques fabriqués en France. 

Les coûts fixes (matière premières, piéces...) sont les mêmes disons 5€.

Le coût horaire de la main d'oeuvre charges comprises est de 15€ dans les deux cas.

La productivité pour la première entreprise est de 1 piece à l'heure, alors qu'elle est de 6 piéces pour la deuxième.

Le coût de revient du premier produit est donc de 20€ contre 7.5€ pour le deuxième. 

Chaque entreprise applique le même taux de marge 20% donc le prix de vente hors taxe est de 25€ pour le premier  et 9.38€ pour le second. Ce qui donne avec un taux de TVA de 19.6% un prix TTC respectivement de 29.90€ et 11.22€. 

Le consommateur soucieux de son budget achétera donc à produit identique celui donc le prix est le plus faible soit 11.22€

Appliquons maintenant une proposition du MEDEF grand inspirateur de la TVA sociale

Baisse de 5.4 points des charges patronales et hausse de la TVA de 19.6 à 23%

Le coût horaire de la main d'oeuvre devient donc  14.49€

Et les prix de vente hors taxe sont de 24.36€ et 9.27€.

Ce qui nous donne un prix de vente TTC de 29.96€ (soit une hausse de 0.2%) pour le premier produit et de  11.40€ (soit une hausse de 1.6%). 

Donc le consommateur qui continuera d'achéter le produit moins cher verra son pouvoir d'achat sur ce produit diminuer de 1.6%.

Deuxième remarque sur l'augmentation de la compétitivité des produits français

L'impact de la baisse des charges sociales sensée rendre les produits français plus compétififs à l'international n'est pas le même selon l'activité de l'entreprise. 

Dans l'industrie, le coût de la main d'oeuvre a un poids plus faible dans les coûts de revient (qui incluent aussi les matières premières, les produits semi fini....) que pour les services qui par essence ne consomment pratiquement que de la main d'oeuvre.

Or il est évident que l'on exporte beaucoup plus de biens industriels que des services.

Ce qui rend l'argument du gain de compétitivité à l'international moins percutant.

Troisième remarque sur la compétivité de produits français par rapport aux produits importés.

Les produits importés représentent environ 20% des dépenses  des ménages français. Alors que la TVA s'applique à l'ensemble des dépenses des ménages. Pour certains produits, par exemple l'habillement ou l'électoménager les écarts de prix entre produits nationaux et produits importés sont de plus de 20 voire 50%. Pour que les produits importés deviennent aussi chers que les produits nationaux (car il s'agit bien de ça), il faudrait augmenter la TVA non pas de 3 ou 5 points mais plutôt de 20 ou 50.  Donc on voit bien encore une fois que si l'on augmente la TVA de 3 points comme l'envisagent Sarkozy et ses sbires,  les prix des produits importés augmenteront mais resteront malgré tout moins cher que les produits nationaux. Et comme dans le même temps les revenus (enfin toujours ceux des plus pauvres) n'augmenteront pas de 3 ou 4%,  le pouvoir d'achat baissera. 

 

Quatrième remarque sur l'augmentation de la TVA 

La TVA qui taxe tous les achats fait par les ménages est donc directement liée à la consommation. Or on sait que la propension à consommer est beaucoup plus importante dans les faibles revenus. En effet tout individu quelle que soit sa richesse  doit satisfaire des besoins de bases : se nourrir, se vétir, se loger. En proportion une personne qui a des faibles revenus consacrera une part plus importante sinon la totalité de ces faibles revenus à consommer. Ainsi une hausse de la TVA aura un impact négatif direct sur le pouvoir d'achat et ce d'autant plus fort que les revenus du ménages seront faibles. 

Et donc on peut dire que la TVA sociale n'est en fait qu'une maneouvre supplémentaire pour encore faire payer les "salauds de pauvres". 

 

Tenir et Résister

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Sacrés marchés qui nous massacrent

20 Novembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

"Les marchés réagissent aux actualités"

"Quatre clefs pour rassurer les marchés"

"La possible  perte du triple A de la France inquiète les marchés"


Il n'est de voir les titres des journaux pour comprendre l'importance qu'ont pris les marchés dans l'économie aujourd'hui et plus particuliérement avec la crise économique  et financière.

Le marché est grand et les agences de notation sont ses prophétes.

Après avoir, en 2008,  enclenché la pire crise depuis 1929, le marché est devenu le véritable dictateur de la planéte. En Europe avec la complicité docile de la commission Européenne et de la BCE, il conduit au remplacement de gouvernements issus d'élections par des technocrates fidèles commis à sa botte. Il  impose aux personnels politiques  en place ou qui aspirent à gouverner l'application de politiques économiques dont les maîtres mots sont rigueur, restrictions et austérité. 

Il y a une véritable soumission de la politique au marché. 

Si bien qu'aujourd'hui on peut sérieusement se poser la question si l'on n'assiste pas au triomphe du marché sur la démocratie. 

Les politiques, la plupart des économistes (enfin ce que l'on voit le plus) aidés par des journalistes cons plaisants font du marché une entité indépendante, véritable institution supérieure aux Etats avec des régles et une dynamique  qui lui sont propres.

La plupart sinon la majorité des gouvernements européens paraissent désemparés devant le marché. Ils prétendent que le seul choix possible pour faire face à la crise est l'application de plans de rigueur de plus en plus drastiques pour pouvoir conserver la confiance des marchés et bien sûr la désormais trés fameuse et fumeuse note AAA des agences de notation. Pourquoi faire peut on se demander? Qu'a de supérieur l'intérêt (dans les deux assertions du terme) des marchés aux conditions de vie de millions de gens? 

 

Sur quoi repose la légitimité du marché à imposer ses dictats ou supposés tels?

Tout d'abord il semble utile de chercher à savoir ce dont on parle quand on parle de marché.

Le marché n'existe pas.

Enfin sous la forme où on nous le présente souvent : une espéce de société savante et secrète tenant presque du divin qui dicte sa loi qui s'impose à tout le monde. Loi du marché qui pour certains s'apparente à la loi du milieu. 

Le marché n'est ni une personne physique ni même une personne "morale". Ce n'est pas non plus une institution comme un état  qui aurait des intérêts supérieurs, ni même un "machin" comme disait De Gaulle de l'ONU.  Le marché n'existe que par les personnes qui l'animent

En économie un marché est le lieu géographique ou virtuel où l'offre rencontre la demande et où de cette confrontation nait à travers divers mécanismes un prix que d'aucuns économistes appellent prix d'équilibre. 

Il existe une multitude de marchés : marchés de biens (automobile), services (fourniture d'accés internet), mais aussi marchés de matières premières et énergies ou encore marchés du travail et enfin bien sûr marchés de capitaux , financiers et monétaires

Ces derniers sont les marchés qui sont évoqués par ceux qui parlent de crise, de passage obligé  à des politiques d'austérité, de réduction de déficits budgétaires des états, d'efforts ou de sacrifices.

Enfin pas tout à fait!

Sur le marché financier, le demandeur appelé aussi emprunteur va chercher des moyens de financement (pour acheter une maison, moderniser son outil de production ou batir un hopital par exemple) auprès des offreurs appelés diversement préteurs, créanciers ou investisseurs. Le prix de l'emprunt ou du prêt est défini par le taux d'intérêt.  Normalement d'après la loi du marché ce taux d'intérêt fait l'objet d'une négociation. On voit qu'aujourd'hui cela n'est plus vrai. Et que c'est quasiment uniquement les prêteurs qui définissent le taux d'intérêt. 

D'ailleurs très souvent voire toujours,quand on nous parle de marchés qu'il ne faut pas affoler ou qu'il faut rassurer on évoque plutôt les investisseurs ou les préteurs. C'est dire la main mise des bailleurs de fonds sur les marchés financiers. 

L'utilisation du mot "marché" en lieu et place de "financiers, investisseurs ou prêteurs" tend à opérer une dépersonnalisation de la finance. Ce ne sont plus des personnes qui agissent mais quelque chose de plus fort que l'on ne saurait combattre. 


Il semble intéressant de voir un peu qui se cache derrière "le marché".


On l'a dit plus haut c'est essentiellement les pourvoyeurs de capitaux et d'argent. Mais pas seulement. 

En effet, plus de 70% aux USA et 50% en Europe des opérations financières sont faites par l'intermédiaire..........d'ordinateurs. Ces machines programmés par les hommes effectuent des opérations en une fraction de seconde. Et là il ne s'agit pas d'un effet de language, puisqu'on parle de millième de seconde.

Certains pourraient y voir l'emprise de la machine sur la finance et se dire que les peuples sont soumis à des plans de rigueurs causés par des machines. Ce serait oublier qu'à la base de toute machine il y a l'homme.


Maintenant si on approffondit un peu pour voir quels sont les acteurs des marchés financiers; outre les ordinateurs qui ne sont que des auxiliaires; on peut voir qu'il existe plusieurs types d'investisseurs


En tout premier lieu on trouve les hedges funds ou fonds spéculatifs. Même si leur rôle dans la crise est grandement mis en avant il ne représentent que 1% des capitaux investis sur les marchés. 

On le sait le but de ces fonds est de dégager un maximum de bénéfice en un minimum de temps. En d'autres termes ce que cherchent les fonds spéculatifs c'est un fort rendement sur du court terme.

 

Même s'ils ne représentent qu'une part infime des investissements on peut supposer que d'autres acteurs des marchés financiers telles les banques et les compagnies d'assurances à la recherche de bénéfices faciles et rapides  ont souvent calqué leur comportement sur celui des hedges funds. Ce qui explique en grande partie l'ampleur de la crise. 

Cet appétit de gains conséquents et faciles, certains n'hésitent pas à parler de cupidité (Greed),a conduit à la dérive des marchés financiers et de capitaux.

 

L'argent n'est plus un moyen mais est devenu une fin pour un nombre de plus en plus important d'investisseurs.

 

 

La majorité des investissements sur les marchés financiers sont faits par les banques, les compagnies d'assurance, des caisses de retraites ou  des grandes entreprises


Ces prêteurs à la différence des spéculateurs, recherchent plutôt une "rente sure" qu'un "gros coup".  Ils vont plus rechercher la sécurité que la rentabilité et s'intéresser à des produits financiers avec un rendement plus faible mais quasiment garanti qu'à des produits plus risqués. Avec sa garantie étatique l'emprunt d'état est ou plutôt était le type même de produit sûr. C'est ce qui explique qu'une bonne partie de la dette des états est détenue par des investisseurs dits institutionnels (Les zinzins en jargon financiéro-économique) au coté de spéculateurs qui sont plus à la recherche d'un gain à  court terme. 


Les banques, compagnies d'assurance ou caisses de retraites qui prennent de l'emprunt d'état ou des obligations le font pour garantir à leurs clients une rente. En particulier au travers de contrats d'assurance vie, de fonds communs  de placement ou SICAV qui sont les produits type destinés à assurer une rente aux personnes qui veulent améliorer leur niveau de revenu à la retraite. 

Ainsi on peut dire que les restrictions sur les régimes de retraites de la sécurité sociale destinées à rassurer les marchés servent quelques part à garantir une meilleure rente de retraite privée à ceux qui ont pu épargner. 

En clair, les restrictions sur les retraites des travailleurs servent à payer les retraites privées. 

 


On parle des banques, fonds de pensions, spéculatifs ou d'investissements , caisses de retraites ou grandes entreprises comme s'il s'agissait d'êtres à part entière. Tout comme le marché ces institutions n'existent pas de manière autonome mais seulement par la volonté d'hommes et de femmes. 

Interessons nous à ces hommes et femmes qui se cachent derrière ces entités. 


Tout d'abord il y a  les dirigeants et les salariés. On peut dire que ce qui les anime c'est essentiellement la recherche d'une rémunération conséquente (sous forme de salaires, stock options ou bonus pour les "traders")  pour le travail qu'ils fournissent. Rien de plus juste là dedans. Comme dit l'adage tout travail mérite salaire. Si ce n'est un certain nombre de dérives en particulier chez les dirigeants et les traders qui pour s'assurer un bonus ou des stocks options importants n'ont pas hésité à prendre des risques inconsidérés voire à outre passer certaines régles. Ces exactions ont eu des conséquences terribles puisqu'elles ont en partie conduit aux  crises successives des subprimes, économique, financière et de la dette. Et on constate aujourd'hui que, à part quelques cas marginaux, la plupart des dirigeants d'établissements bancaires ou de fonds s'en est sortie indemne pénalement. 


Ces dérives sont principalement dues à l'appât du gain et de l'argent facile entretenu par un certain sentiment d'invincibilité voire d'impunité. 


Les dirigeants et agents des banques ou fonds travaillent essentiellement pour les vrais pourvoyeurs de fonds c'est à dire pour ceux qui apportent l'argent. Ces derniers peuvent être classés en deux catégories.


D'une part les capitalistes ou actionnaires qui sont détenteurs d'une partie du capital de la banque ou du fonds et par la même sont rémunérés aux travers de dividendes qu'ils percoivent  ou des plus values qu'ils peuvent réaliser en revendant leur part. Le moteur principal qui poussent ces investisseurs à placer de l'argent dans le capital des banques ou fonds est l'appât du gain.

 

   

D'autre part les clients des banques ou fonds qui eux placent leur épargne dans un produit ou sur un compte épargne ou bien achétent des actions et obligations pour se constituer un portefeuille. Dans la majorité des cas leur but est plutôt de s'assurer une rente.

On notera aussi que les banques peuvent utiliser l'argent déposé par ses clients sur les comptes de dépots ou comptes courants sans pour cela avoir à leur verser un quelconque intérêt.


Une chose apparait clairement dans tout cela : c'est que les gains d'argent opérés par les investisseurs quels qu'ils soient ne sont  pas le résultat de leur travail

 

On le voit bien derrière toute cette terminologie de marché, banques, fonds d'investissement ou pourvoyeurs de fonds se cachent des personnes humaines qui sont parfois animées par la cupidité. Pour elles l'argent n'est plus qu'une fin. Et peu leur sied les catastrophes humaines que peuvent engendrer leur comportement. Seule leur importe l'accumulation d'argent. Toujours plus. C'est spéculer plus pour gagner plus. Ces avides de richesse  prennent des risques dont ils n'auront pas à assumer les conséquences en cas d'échec. Avec un sentiment d'impunité toujours plus grandissant. Avec la complicité objective de nombre de dirigeants politiques (et pas toujours libéraux)Ils ont su imposer leur suprématie sur les personnes, les entreprises et aujourd'hui sur les Etats. 

Les gouvernements et parlements qui acceptent aujourd'hui de se soumettre sont de véritables traitres. Ils trahissent les peuples qui les ont élus Ils condamnent ces peuples à la rigueur et aux restrictions. Ils détruisent les systèmes de protection sociale.

 

Sarkozy dans son premier  discours de Toulon en 2008 nous avait dit sa volonté de moraliser le système financier. Aujourd'hui alors que l'on peut mesurer l'ampleur de son action dans le domaine de la moralisation du système financier (rappelons qu'en 2008 les agences de notationne dictaient pas encore les politiques monétaires des états), dans un deuxième discours il invite ou plutot il invective les Francais à travailler encore plus mais pas pour gagner plus cette fois. 

 

Donc ce que propose Sarkozy en finalité c'est Travailler plus pour faire gagner plus aux rentiers et épargnants.

C'est ce qui s'appelle remettre le travail au centre des valeurs (boursières). 

 

 

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Dérapage incontrôlé?

11 Novembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple


 François HARRY POTTER Baroin, qui semblait jusque là quelqu'un dans la lignée d'un Seguin, pour faire court, de droite mais presque sympathique. Et qui par sa dernière sortie s'avère être un petit con, de l'espéce qui donne des envies à votre main d'aller à la rencontre de son nez (Genre bourre pif si vous voyez ce que je veux dire).

Mardi il a créé l'évenement en accusant les socialistes d'avoir pris le pouvoir en 1997 "par effraction". 

Rappelons d'abord ce qu'est l'effraction. 

Selon le code pénal, l'effraction consiste dans le forcement, la dégradation ou la destruction de tout dispositif de fermeture ou de toute espèce de clôture. Est assimilé à l'effraction l'usage de fausses clefs, de clefs indûment obtenues ou de tout instrument pouvant être frauduleusement employé pour actionner un dispositif de fermeture sans le forcer ni le dégrader. 

On sent bien que dans cette définition il y a la notion que l'on s'introduit par force dans un lieu où l'on a rien à faire. Et que l'on s'est introduit dans ces lieux de manière illégale ou frauduleuse.

Ce qui signifie pour  Baroin et pour pas mal de gens de son parti, que les socialistes et la gauche n'ont aucune légitimité à gouverner. Tout ceci nous permet de voir l'idée que certains ministres, parlementaires voire président de la république UMP se font de la démocratie. 

Certains au parti Populiste ont justifié l'emploi du mot "effraction" par le fait qu'en 1997, la gauche avait gagné les élections gràce aux nombreuses triangulaires (Droite, Gauche, Front National) qui avaient permis l'élimination des candidats de droite dans de nombreuses circonscriptions bien que les vainqueurs de gauche n'ait pas eu la majorité absolue. 

Plusieurs remarques peuvent être faites à  ce sujet. 

Primo, rien ne dit que les gens qui ont voté FN lors de ce second tour aurait voté pour la droite. Ou alors M Baroin considére que les électeurs frontistes sont des électeurs de droite. Et dans ce cas là pourquoi ne pas pousser la démarche jusqu'au bout et proner l'alliance de l'UMP avec le Front National. 

Deuxio, sur les 75 triangulaires qui ont eu lieu lors des élections législatives de 1997, 46 (soit 60%) ont été gagnées par la gauche  et 29 (40%) par la droite.  On voit bien alors que la gauche bien que plus bénéficaire que la droite des triangulaires n'a commis aucun délit et fomenté une quelconque manoeuvre frauduleuse qui lui aurait permis de prendre illégalement le pouvoir. 

Il y en a marre de ces espéces de fats suffisants de la France d'en Haut qui pensent que le gouvernement de notre pays est leur chose et qui voudraient rester accrochés au pouvoir comme un pou du pubis  sur les parties génitales du bas clergé.

 

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O ministres intègres

7 Novembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

« Bon appétit, Messieurs! O ministres intègres! -Conseillers vertueux! Voilà votre façon – De servir, serviteurs qui pillez la maison ».

 Victor Hugo

 

Aujourd'hui,  Fillon nous a filé la potion. Enfin la deuxième dose. Et c'est plutôt amer. 

Une des mesures annoncées est le passage de la TVA pour la restauration (avec les transports, les services à la personne ou les travaux dans les logements) de 5.5% à 7%.

On notera qu'en 2009, en pleine crise économique, Sarkozy avait offert aux restaurateurs la baisse de la TVA de 19.6% à 5.5% en échange d'une baisse des prix, de la création d'emploi et des travaux d'amélioration.

Le bilan de cette mesure est plus que mitigé. Pour le consommateur la baisse de la TVA mise en place en 2009 s'est traduite par une augmentation de 1% des tarifs pratiqués par les bistrotiers et taverniers.

L'application de cette mesure a représenté un manque à gagner de recettes fiscales et donc une augmentation du déficit  de 3 milliards d'Euros annuels. Ce qui a conduit par voie de conséquence à amplifier la dette de  6 milliards d'Euros en 2 ans. 

S'il n'ont pas ou très peu appliqué la baisse de la TVA sur leur tarif, il y a fort à parier que les restaurateurs ne manqueront pas de répercuter, voire en l'amplifiant au passage, la nouvelle hausse de TVA. 

Bonne appétit, Messieurs!

 

Deuxième mesure symbolique annoncée : le gel des traitement des ministres et surtout du président de la république. 

On se souvient que Sarkozy, à peine arrivé au pouvoir, s'était généreusement octroyé une augmentation de son salaire de 142% passant de 8300 à 20200€ par mois. Remarquez que ce faisant il a en partie respecté une de ses promesses : celle d'être le président du pouvoir d'achat. Dommage que ce ne soit seulement d'être le président du pouvoir d'achat du président!!! Il faut aussi se rappeler que le président de la république est logé, nourri, transporté gratuitement enfin aux frais de l'Etat c'est à dire des contribuables. 

L'augmentation du salaire présidentiel aura coûté à la fin du mandat de Sarkozy (que l'on espère unique : le mandat pas Sarkozy bien sûr) la très symbolique somme de 714 000€

Mais puisque que l'on est dans le symbolique on peut aussi évoquer le très symbolique coût de l'hébergement de monsieur Sarkozy lors du G20 de Cannes au cours duquel il faut le rappeler il a été beaucoup question de plans d'austérité et restrictions budgétaires. Selon des journaux anglais et italiens, la suite royale de Sarkozy au Barrière/Majestic (propriété d'un grand ami de l'occupant à titre gratuit de l'Elysée)coûterait 32000 livres soit environ 40000€ la nuit. L'Elysée s'est empressé de démentir cette rumeur en précisant que le tarif pour la nuit n'était "que" de 3000 à 3500€. Ce qui pour les deux nuits passées à Cannes ne représenterait que la pécadille de 6000 à 7000€. Une broutille pour quelqu'un qui gagne 21000 €. Oui mais c'est pas lui qui paye. C'est encore les pauvres gens à qui ont va expliquer qu'il faut réduire les dépenses de l'Etat et qu'ils devront payé un peu plus pour leur carte de transport et touché un peu moins de prestations sociales.Crise oblige. 

"Serviteurs qui pillez la maison"

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Sarkozy l'ami de l'ouvrier

27 Septembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

Mon devoir de chef de l'Etat", a déclaré aujourd'hui Nicolas Sarkozy "c'est d'abord de penser aux ouvriers, aux salariés et aux cadres, qui sont lancés dans la compétition internationale, et qui ont besoin du soutien de l'État." Evoquant la grève des enseignants il a ajouté "Plus que de penser à ceux qui ont un travail difficile, mais qui ont un statut qui les protège".

Depuis 2007, 335000 emplois ont été perdus dans l'industrie!!!!

891 000 des 5.3 millions soit 17% des fonctionnaires en France sont des contractuels qui peuvent être virés à la fin de leur contrat. De plus il faut se rappeler que contrairement au privé, les CDD de la fonction publique peuvent être renouvelés pour une durée pouvant aller jusqu'à 6 ans. 

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La potion Islandaise

24 Septembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

Devant la menace de plus en plus forte d'une chute des banques et pas seulement de leurs cours en bourse, certains envisagent leur recapitalisation. Selon eux, ceci permettrait de renforcer leur structure et ainsi de pouvoir faire face à une dégradation de leur note par les fameuses agences de notation. Et aussi de limiter l'impact des pertes de leurs créances de dette souveraine greque ou autres en cas de défaillance des pays.

 

Fin Août, la nouvelle présidente du FMI, l'avocate d'affaires (c'est dire ses compétences en matières d'Economie Internationale) Christine Lagarde déclarait que les banques européennes avaient un besoin "urgent" de recapitalisation.

Encore dernièrement le commissaire à la Concurrence de la commission européenne, Joaquin Almunia déclarait "Malheureusement, avec l'aggravation de la crise des dettes souveraines, de nouvelles banques auront peut-être besoin d'être recapitalisées",


Interessons nous à la notion même de Recapitalisation. Selon la définition qu'en donne Alternatives Economiques, c'est l'augmentation ou reconstitution du capital social d'une société en vue de renforcer ses fonds propres mis à mal par des pertes.

Donc on voit tout de suite ce dont il s'agit en vérité. Ce n'est ni plus ni moins qu'une compensation des pertes subies par ces banques. Ce que certains appellent aussi un renflouement. 

 


Rappelons qu'en 2008, la plupart des gouvernements des pays de l'Europe et des Etats Unis avaient procédé à la recapitalisation des banques pour limiter les dégats de la crise des subprimes, qui rappelons le était due à l'origine à la cupudité extrème de ces mêmes banques qui pensaient pouvoir faire des profits sur les plus pauvres. Le résultat de ce renflouement que l'on peut observer aujourd'hui est loin d'être bon. On notera au passage que ce faisant, la dette privée des financiers spéculateurs a été transformée en dette publique des Etats qui ont renfloué les banques. 


Une question surgit à l'évocation de cette recapitalisation. Qui va injecter l'argent nécessaire au renflouement des Banques?

Les Etats Européens déjà exangues avec leur dette qui creuse les déficits et donc par voie de conséquence engendre des plans de rigueur et d'austérité de plus en plus drastiques?

Ou bien l'Europe qui ressemble de plus en plus à l'Eurodeuschland tellement la volonté allemande de ne pas payer pour les autres s'impose à tous, Sarkozy en tête?

Ou alors les pays émergents au premier rang desquels se trouve la Chine?

 


Quoi qu'il en soit, les grands perdants de cette recapitalisation seront les peuples d'Europe que l'on soumettra  de plus en plus à la rigueur  ou à l'austérité, à qui on demandera de partir à la retraite de plus en plus tard, qui subiront de plus en plus la précarité et la pauvreté. 


Jusqu'où ira-t-on dans l'ignominie?

Où est la morale quand on demande à un chômeur de payer ou de subir des baisses d'un revenu déjà maigre pour renflouer des banques qui dorénavant savent qu'elles peuvent tout entreprendre en matière d'investissement foireux, privatiser les profits et mutualiser les pertes? 

Où est la justice quand les fautes commises par les banques condamnent  les plus pauvres et les plus précaires à de lourdes peines?

Ce monde n'est plus possible. Y régnent en maître la cupidité et le sentiment d'impunité des plus riches. 


Des politiques de droite comme certains à gauche (Hollande, Vals ...), relayés par des prétendus experts économiques à la petite semaine tels l'ineffable Jean Marc Sylvestre nous disent que l'on a pas le choix. Une seule voie est possible, il faudra renflouer les banques pour permettre le maintien de l'activité économique et qui sait un jour revoir la croissance pointer le bout de son nez. 

Faux archi faux. D'autres voies sont possibles. 


On nous dit que les banques sont malades des dettes souveraines de la Grèce, l'Espagne et consorts. 

Je n'irai pas jusqu'à dire (quoi que?) "Qu'elles crévent!"

Paraphrasant Raoul Volfoni je dirais : 

Moi les banques j'les soigne, j'm'en vais leur faire une ordonnance et une sévére. A la potion islandaise que j'vais les soigner. 


En 2008, l'Islande qui avait depuis 1990 libéralisé et développé son secteur bancaire, subissait de plein fouet la crise économique. Le gouvernement islandais, à l'instar de nombreux pays, propose alors de mettre en place un plan de sauvetage des banques. 

Mais à l'inverse des autres pays l'Etat a refusé de transformer la dette privée en dette publique. L'essentiel de la dette bancaire a été payée par les créanciers eux mêmes. Enfin suite à un référendum imposé par une pétition nationale qui a regroupé plus du tiers de la population, l'Etat n'a pas apporté de garantie sur la dette ce qui a conduit ses bailleurs de fond à renégocier à la baisse les taux d'intérêt et permis l'étalement de sa dette.

Pour mettre en place son plan, l'Islande a dans un premier temps séparé les activités des banques en activités domestiques et activités internationales. 

Elle a pour ce faire créé de nouvelles entités bancaires issus des anciennes banques. Ensuite ces anciennes banques qui n'avaient que les dettes ont été liquidées. Ce qui fait que seuls les actionnaires, et autres créanciers ont eu à subir des pertes. 

 


Maintenant pourquoi ne pas appliquer cette potion aux grandes banques françaises malades d'avoir trop ingérer de dettes souveraines.

Dans un premier temps on demanderait à toutes les banques Françaises voulant la garantie de l'Etat ou présentant de fort risque de défaillance ou faillite, de séparer leurs activités en deux entités distinctes et indépendantes. D'un coté les banques dites commerciales (Dépots, Epargne et Prêt) pour lesquels l'Etat apporterait sa garantie ou dont il prendrait le contrôle (nationaliserait) si besoin est. De l'autre les banques d'investissement dont les pertes seraient supportées par les seuls actionnaires, créanciers ou investisseurs. 

 


Ainsi les dettes même celles des emprunts d'Etat resteraient privées. Et en cas de défaillance d'un pays comme la Grèce, l'Etat français ne serait pas obligé d'emprunter pour renflouer les banques nationales. 

De plus avec la séparation des activités l'Etat n'apporterait sa garantie que sur les dépots. 

Enfin cela pourrait permettre de relancer les prêts aux particuliers et aux entreprises et  quelque part de relancer l'activité économique réelle. 

Cela mettrait fin à  la situation d'égémonie de la finance qui redeviendrait ce qu'elle aurait toujours du être : une ressource au même titre que la main d'oeuvre ou les matières premières. 

 


Il serait bon de rappeler qu'à plusieurs reprises, notament lors des G8 ou G20 la plupart des participants ont dit leur envie de moraliser la finance. La séparation des activités bancaires est le premier pas à franchir pour permettre cette moralisation ou tout du moins pour contenir la spéculation. 

Rappelons nous que cette division des banques a été la règle jusque dans les années 80.

 


On le voit d'autres solutions alternatives aux solutions toutes faites et que l'on nous présente comme uniques sont possibles. 

Seulement il faut il est vrai un certain courage pour les mettre en place. Contrairement à ce que prétend Copé les mesures courageuses ne sont pas forcément toujours celles qui vont à l'encontre du peuple, des plus pauvres ou précaires mais belle et bien celles qui osent s'attaquer aux puissances de l'argent comme les banques ou politiques comme la communauté Europénne, la chanceliere allemande ou la Banque centrale Européenne. 

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L'andouillette meilleure que Sarkozy

5 Septembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

Alors que Sarkozy lutte sur notre dos pour garder son

 

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L'andouillette quant à elle garde haut la main son 

AAAAA 

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L'impôt : la vérole des Riches

4 Septembre 2011 , Rédigé par le cri du peuple

A une prétendue crise de la dette et des déficits publics qui s'avère en vérité être une crise de confiance des agences de notation qui pourraient priver la France de son cher (très cher!!!) AAA (soit dit entre nous la France fait moins bien que l'Andouillette qui a droit à AAAAA) le gouvernement a répondu par une série de mesures sensées réduire le déficit public et surtout ramener la confiance des marchés.

Le moindre que l'on puisse dire c'est que déjà on sait qu'elles ne seront pas suffisantes. Et surtout qu'elles n'abordent que trés légérement l'ensemble des solutions possibles. Et en particulier à tout ce qui touche l'augmentation des recettes.

Mais il n'y a  pas de surprise à avoir là dessus. Sarkozy et sa bande d'afidés  formés au moule libéral ont du mal à imaginer que l'on puisse sortir du motto qui a été le leur lors des années prospéres : trop d'impôt tue l'impôt et empéche la sacro sainte "Croissance". 

Non l'Impôt n'est pas une maladie honteuse dont les riches doivent absolument se soigner.  Le mot "contribuable" s'écrit bien d'un seul tenant et n'est en rien une insulte. 

Rappelons que l'impôt est la juste contribution de chacun pour le fonctionnement de la société. Car contrairement à une idée reçue (encore une) si l'Etat ne peut pas tout, le marché non plus. 

Imaginer une société où tout serait laissé au marché c'est remettre en cause l'idée même de société, d'Etat ou de nation. C'est envisager une société sans droit, sans structure, sans morale et une société sans.........marché. 

Non seulement l'Impôt est utile mais il est nécessaire et indispensable. Il permet de se sentir comme appartenant à une communauté. 

Il n'est pas necessaire de rappeler que l'Impôt c'est les routes sur lesquelles tout un chacun peut circuler, même les camions transportant des marchandises qui vendues augmenteront le chiffre d'affaires et le bénéfice des sociétés qui redistribueront des dividendes qui viendront enrichir les investisseurs.

 L'Impôt c'est aussi les écoles (même privées) où seront formés les futurs ingénieurs, dirigeants,  techniciens, ouvriers ou employés qui par leur travail dans les entreprises permettront aux investisseurs et financiers de gagner toujours plus. 

L'Impôt c'est enfin une armée, une police et un systéme judiciaire qui garantissent la sécurité, la proprièté et les droits de tout à chacun même (certains pourraient à juste titre être tentés de dire surtout) des plus riches. 

Tout citoyen vivant dans un pays profite des impôts. Et contrairement à ce que voudraient nous faire croire les Wauquiez , Bertrand ou les pisse-copies du Figaro, les plus gros profiteurs de l'Etat et de la Securité sociale ne sont pas ceux qu'ils stigmatisent. 

Il est quand même aberrant, anormal, amoral, absurde voire carrément ignoble, dégueulasse que quelqu'un qui gagne 1700€ brut par mois subisse une pression fiscale globale (tous prelévements confondus : impôt sur le revenu, TVA, sécurité sociale...) de 45% alors que quelqu'un qui gagne 63000€ lui ne subira qu'une pression de 38% environ. 

C'est ce que l'on appelle l'effet régressif du systéme Fiscal français. 

On sait que cet effet régressif provient principalement de deux faits : l'impact plus fort de la TVA sur les bas revenus (consommés -et donc soumis à la TVA dans leur quasi totalité alors que les hauts revenus sont majoritairement épargnés) et  surtout le recours aux fameuses niches fiscales pour les hauts revenus. 

Selon Alternatives Economiques le montant des niches fiscales ne serait pas de 65 milliards d'Euros, chiffre retenu dans le récent rapport de Bercy sur le sujet, mais si l'on ajoute à ces niches fiscales "répertoriées" les niches fiscales dites "déclassées" on atteindrait la coquette somme de 145 milliards d'Euros. Soit selon le journal 95% du déficit annuel !

A propos de ce fameux rapport, il est étrange que les têtes plates de Bercy aient considéré comme niche la moins productive celle de l'abattement de 10% sur les pensions. Et pas la fameuse niche Copé, grand bienfaiteur de l'humanité et surtout de l'humanité riche, qui permet aux grandes sociétés de bénéficier d'un abattement conséquent lors de la vente d'une filiale (niche qui n'a aucune justification réelle sinon celle de faire des cadeaux à des copains).

Quand on voit les 16 mesures annoncées par Droopy Fillon (You know what? I'm the zero), on ne peut pas parler franchement de réforme de la fiscalité

A part la taxe....sur les boissons sucrées (à quand la taxe sur les cacahouétes apéritifs) et la très symbolique (mais vraiment symbolique) contribution exceptionnelle sur les revenus supérieurs à 500 000€. Il y a des jours où on peut franchement avoir l'impression qu'ils nous prennent pour des cons (tribuables aussi).

On le voit aujourd'hui la position de Sarkozy qui, malgrè l'image qu'il veut donner, se refuse à réellement réformer l'impôt pour enfin disposer de recettes accrues et donc moins de déficit, ne sera pas tenable longtemps. En tout cas pas après 2012. En espérant que celui ou celle qui le remplacera à l'Elysée aie enfin le courage de s'attaquer au chantier.

Les solutions de réformes sont nombreuses et varièes.

Mais pour plus d'équité il faudrait avant tout redonner plus de poids à l'impôt sur le revenu en augmentant  l'assiette (en intégrant tous les revenus y compris ceux du capital et de la spéculation) et bien sûr en créant une ou plusieurs tranches d'impôt supplémentaires avec pourquoi pas une tranche à 80%. Il faudrait aussi supprimer toutes les niches fiscales de l'impôt sur le revenu, l'impot sur les sociétés et pourquoi pas la TVA. 

Il faudrait parallelement aussi renforcer le contrôle fiscal pour éviter les évasions fiscales. 

Tenir et Résister

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L'ardoise de Sarkozy

28 Août 2011 , Rédigé par le cri du peuple

Au lendemain de l'annonce par Droopy Fillon d'un énième train de mesurettes sensées permettre à la France de ramener son déficit budgétaire à 3% de PIB en 2013 pour rassurer les marchés financiers (c'est à dire ceux qui nous ont mis dans la merde), il peut être utile d'essayer de comprendre pourquoi aujourd'hui la France se retrouve dans cette situation

Tout part du budget de l'Etat élargi (Etat + Sécurité sociale). Rappelons que le budget est élaboré par le gouvernement chaque année en fonction des politiques qu'il entend mettre en place :Investissement dans des infrastructures ou des matériels (routes, voies ferrées, écoles, porte-avions...); assurer le fonctionnement des services de l'Etat (salaires des fonctionaires...) ou des transferts (allocations aux particuliers, subventions aux entreprises ou aux organismes à but non lucratif, reversements aux collectivités locales ou caisses de sécurité sociale).

Le budget de l'Etat comme tout budget est composé de deux parties. D'un coté des dépenses que le gouvernement envisage de faire et de l'autre coté les recettes que le gouvernement espére obtenir. 

La majeure partie des recettes vient des impots et taxes et autres prélévements obligatoires comme les prélévements sociaux. 

Si les dépenses envisagées sont supérieures aux recettes espérées comme c'est le cas depuis quasiment quarante ans sans interruption, il y a alors un déficit. 

Pour palier ce déficit plusieurs solutions sont envisageables.

Augmenter les recettes

Tout d'abord le gouvernement peut augmenter les recettes en relevant les impots, taxes ou prélévements obligatoires ou en en créant de nouveaux.

Mais aussi le gouvernement peut décider de vendre une partie du patrimoine national. Il faut noter que cette dernière solution n'est pas répétable à l'infini. Si elle permet de dégager des recettes supplémentaires immédiates, elle permet aussi d'entrainer une baisse de depenses (l'Etat n'aura plus à assurer l'entretien d'un batiment qu'il aura vendu) mais parfois elle peut aussi créer une charge future supplémentaire (Si l'Etat est obligé de louer un nouveau bâtiment remplaçant un batiment cédé comme c'est le cas avec le futur Ministére de la Défense qui sera loué à Bouygues).

Réduire les dépenses

Ensuite le gouvernement peut essayer de réduire les dépenses en coupant dans les budgets de fonctionnement, d'investissement ou dans les allocations, subventions.

La réduction des dépenses n'est pas sans conséquences sur l'économie générale du pays.

La baisse des charges de fonctionnement se conclut la plupart du temps par la diminution du nombre d'agents. Ce qui conduit à un service public moins efficace (par exemple avec des classes surchargées) et à une baisse de la consommation (des agents non remplacés c'est autant de salaires qui ne seront pas versés et donc autant de consommation non réalisée).

Les coupes dans les charges d'investissement peuvent freiner la croissance. Moins d'investissements c'est moins de commandes de l'Etat, donc moins d'activité et moins de richesse générée. Il faut aussi noter que l'investissement c'est la préparation de l'avenir.

Une diminution des transferts risque d'entrainer une perte de pouvoir d'achat des particuliers (moins de consommation), et de bloquer les investissements des entreprises ou associations .

Emprunter

Enfin le gouvernement peut, pour financer les dépenses, avoir recours à l'emprunt. C'est à dire endetter le pays.

Et l'endettement induit des charges (dépenses) supplémentaires ne serait ce que pour pouvoir payer ce que l'on appelle le service de la dette qui correspond aux intérêts (charge de la dette) augmentés du capital remboursé. 

Bien sûr les différents gouvernements peuvent utiliser l'une ou l'autre des solutions mais aussi jouer sur tous les tableaux : diminution des dépenses, augmentation des recettes et recours à l'emprunt. 

 

Evolution des budgets, déficits et de la dette sous Sarko 

Examinons l'évolution des budgets et de la dette depuis la prise de pouvoir de Sarkozy.

Si l'on prend la période 2007-2010, on observe que les dépenses ont augmenté de 1.8% du PIB de 2007 à 2009 pour se stabiliser en 2010 (le pourcentage de PIB étant l'unité retenue pour évaluer les déficits et dettes des Etats selon les critéres de Maastricht) dans le même temps les recettes ont baissé de 1% de PIB entre 2007 et 2009 pour augmenter de 0.5% en 2010.

Certains peuvent objecter que fin 2008 une crise financière sans précédent a déferlé sur le monde. C'est vrai.

Alors cantonnons nous sur la période entre 2006 (dernière année pleine de Chirac) et  2008 (année du début de la crise).

Et là on constate que les recettes ont baissé de 0.8% de PIB (probablement à cause de la mise en place du paquet fiscal : bouclier fiscal à 50%, éxonération des droits de succession sur 90% des héritages et les heures supplémentaires défiscalisées). Les dépenses quant à elles ont augmenté de 0.2% de PIB (malgré la suppression des postes de fonctionnaires en masse et le désengagement de l'Etat dans nombre de missions). 

Donc on constate que même si la crise n'était pas survenu, les recettes auraient baissées alors que les dépenses au mieux seraient restées stables. 

Et quoi qu'il en soit les déficits auraient continué de s'accumuler. De manière moins forte certes.

Maintenant observons la dette de la France : en 2006 elle s'élevait à 1152.2mds d'€, en 2010 elles atteignaient 1591.2mds d'€. Ce qui veut dire que Sarkozy a emprunté 439mds d'€,  soit 27.5% de la dette totale actuelle, depuis qu'il est à l'Elysée. 

Aujourd'hui la charge (intérêts)  de la dette est le second poste du budget de l'Etat après celui de l'éducation nationale et se monte à 40.1mds d'€. Elle absorbe à elle seule les trois quarts de l'impôt sur le revenu. 

Le service de la dette (intérêts plus capital) lui s'éléve à 150mds d'€. Ce qui représente 88% des 171mds d'€ de la TVA.

Aujourd'hui l'Etat emprunte pour rembourser les emprunts passés arrivant à échéance. 

Maintenant si on s'interesse à la stucture même de la dette on s'aperçoit que cette structure a évolué tant dans sa forme que dans ses détenteurs (créanciers).

Sa forme s'est grandement modifiée au début des années 80.

Avant, la quasi-totalité de la dette était non-négociable c'est à dire que l'Etat emettait des emprunts pour lesquels il fixait un taux d'intérêt précis voire parfois un taux d'intérêt en rapport avec un indice (comme le fameux emprunt Giscard indéxé sur l'or qui couta  à l'Etat 12 fois ce qu'il avait rapporté!!!)

Aujourd'hui prés de 80% de la dette est négociable. C'est à dire que les taux d'intérêt sont négociés par l'Etat sur les marchés financiers

En clair aujourd'hui ce n'est plus l'Etat qui fixe le montant de sa dette mais les marchés (et bien sûr les spéculateurs aidés en cela par les fameuses agences de notation boursière)

Dans le même temps les détenteurs de la dette ont aussi changé. Alors qu'avant le passage à l'Euro la majorité de la dette était détenue par des résidents (investisseurs institutionnels et particuliers) aujourd'hui elle est détenue aux deux tiers par des non résidents. De plus la typologie même du créancier a changé. Auparavant on avait surtout des détenteurs au profil plutôt "bon père de famille", aujourd'hui on a principalement des investisseurs et des financiers avec tout ce que cela comporte comme risque de spéculation surtout depuis l'avénement de la dette négociable. 

 

Notons aussi qu'une partie importante de la dette générée par Sarkozy est due aux différents plans de sauvetage mis en place pendant la crise pour sauver les banques (responsables de cette même crise) et aussi des pans entiers de l'industrie française. 

Alors que l'on aurait peut être pu  appliquer le remède des Islandais qui ont considéré que la crise était avant tout une crise des dettes privées et donc que c'était aux banques à l'origine de cette crise de régler l'addition et non à l'Etat à travers des emprunts publics. En clair ils ont refusé de transformer une dette privée en dette publique. 

Mais il est clair que cette solution n'était pas envisageable par les dirigeants de notre pays tous élevés dans la sacro-sainte religion du libéralisme. Pour eux ils n'y avaient pas d'autres alternatives dans cette Europe qui n'est restée que le marché commun qu'elle était à ses origines. 

Tenir et Résister

 

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