Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
le cri du peuple

Articles avec #lecridupeuple tag

L'économie du chien de Pavlov

21 Janvier 2008 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Les mesures prises par le président des Etats Unis nous montrent bien son état  de conditionnement en matière économique. A une crise financière d'ampleur il répond par une baisse des impôts comme s'il s'agissait chez lui d'un reflexe conditionnel. Tel le chien de Pavlov salivant au son de la cloche annonçant la patée (même s'il n'y avait pas forcément de patée), Bush  diminue les impots dés qu'une crise économique apparait. Forgé à l'économie par l'école néo libérale(comme un certain prince omniprésident du pouvoir d'achat du président) le président états unien voit dans les impots et prélévements obligatoires la seule et unique cause de tous les maux économiques. Selon eux toute crise économique étant le résultat d'une imposition trop lourde il convient donc d'alèger les impôts pour relancer la machine. Ce dogme est devenu au fil des temps chez les néo libéraux un véritable réflexe. Un problème économique on baisse les impôts. 
Enfin pas tous les impôts ! Principalement et uniquement les impôts ou les charges qui, par leur caractère progressif (qui fait que le riche est proportionnellement plus fortement imposé que le pauvre), sont les plus "justes": l'impot sur le revenu bien sur mais aussi les droits de successions ou encore l'impot sur la fortune. 

La réaction à la baisse des milieux boursiers Américains ou autres après l'annonce des mesures proposées par Bush semble montrer que ce type de  mesures n'a plus la cote dans les milieux économiques même parmi les plus libéraux.
 Et nombreux sont ceux qui aujourd'hui pensent que la baisse des impôts n'est plus la solution. 


Sarkozy grand sabreur d'impôts, de préférence sur le revenu ou la fortune, prone une rupture avec le passé. Mais on voit bien qu'en ce domaine s'inspirant d'une politique mise en place dans les années 80 par Reagan et Tatcher, le Tchatcheur de l'Elysée nous jouerait plutot retour vers le passé.


La politique économique qu'il a menée depuis son accession au pouvoir est assez symptomatique de son conditionnement. Devant l'érosion du pouvoir d'achat (plus fortement ressentie dès qu'on approche des bas revenus) et les déficits budgétaires à donner des vertiges aux plus chevronnés des alpinistes, sa première mesure a été de diminuer les impôts de plus hauts revenus creusant ainsi un peu plus le déficit. Puis pour palier le déficit de la sécurité sociale il a instauré des franchises médicales  que l'on peut assimiler à de véritables taxes sur la maladie. On voit bien qu'en matière fiscale d'un côté, il diminue les impôts directs progressifs et plus justes pour de l'autre côté instaurer ou augmenter des taxes parafiscales (comme la taxe sur le poisson). Ce faisant il met en place un systéme qui fait supporter la plus grosse partie de l'impot aux moins aisés conduisant quasiment à faire payer les pauvres pour les riches. 

Il éxonére aussi de charges sociales à tour de bras : pour les heures supplémentaires, pour les pécheurs... Mais ces éxonérations étant compensées par l'Etat ont aussi un cout supporté normalement par le budget de l'Etat dont les recettes diminuent (moins d'impots étant perçus). Les dépenses diminuant moins vite (eh oui les fonctionnaires partant à la retraite ne partent pas tous le 1er janvier) que les recettes on peut supposer qu'à terme, la croissance qui permet d'engranger des recettes n'étant pas au rendez vous, la dette publique va augmenter et les services au public vont baisser.  

Ainsi va Sarko, tel Attila dans les steppes de l'économie, détruisant tout sur son passage au nom d'un dogme dépassé.

Tenir et Résister

Lire la suite

Secu : les autres solutions

28 Septembre 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

11.7 milliards d'Euros tel serait pour 2007 le montant du célèbre et désormais chronique trou de la Sécurité sociale. Les solutions pour le combler envisagées par le gouvernement et l'omniprésident vont comme on peut s'y attendre de la part de néo libéraux vers plus de préssurisation des assurés fautifs d'être malade ou désireux de vouloir passer une retraite convenable.
Pour "responsabiliser" les assurés, grands contributeurs, selon lui, du trou de l'assurance maladie; Sarkozy, utilisant la maladie d'Alzheimer comme prétexte, instaure des franchises qui, rappelons le, frapperont en priorité les malades

Dans une étude récente menée par un professeur à Sciences Po, on apprend que la différence entre les dépenses de soins et les remboursements de la sécu qui en découlent est en moyenne de 400€ par an et par patient . Les Franchises vont encore augmenter cette différence qui sera de moins en moins couverte par les mutuelles, pour ceux qui en bénéficient, et donc pourrait inciter un certain nombre de personnes à se tourner vers les ........Assurances. 
 
Fillon de son coté nous promet le retour à l'équilibre des comptes de l'assurance retraite pour 2012 gràce au passage de 40 à 41 années de cotisations nécessaires pour bénéficier d'une pension de retraite complète. Rappelons nous qu'en 2003 il nous promettait déjà le retour à l'équilibre en 2008 pour nous vendre sa réforme d'alignement du régime de la fonction publique sur le régime général. Et comme désormais  les régimes spéciaux  devront s'aligner sur le régime de la fonction publique lui même aligné sur le régime général on peut en déduire que les régimes spéciaux passeront aussi à terme sous les fourches caudines des 41 années. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça risque de perturber les négociations

A chaque fois ces réformes nous sont présentées comme "douloureuses mais nécessaires et seules envisageables", on pourrait rajouter qu'elles sont les seules envisageables dans une logique libérale qui va vers la  privatisation des soins et le déplacement vers le secteur marchand d'une partie des prestations assurées par le secteur public. 

Mais d'autres solutions peuvent être mises en place

Les pertes de recettes 
Dans une synthése de son rapport "Sécurité Sociale 2007", la Cour des Comptes évalue les pertes de recettes pour le régime général à au moins 32 milliards d'euros

Entre autres elle reléve que sur les 22 mds d'euros  qu'ont couté en 2005 à la Sécu les différents dispositifs d'aide à l'emploi pour les personnes en difficulté, 2.2 mds n'ont pas été compensés. Elle souligne au passage l'efficacité inégale et le coût élevé pour le budget de l'Etat de ces dispositifs.  

Toujours selon la même synthése, le dispositif d'éxonération de cotisations sociales des stock options représenterait à lui seul une perte de recette de 3 mds d'euros en 2005, alors même que ces options ne sont distribuées qu'à une minorité de bénéficiaires. 

Enfin la cour des comptes appuie sur le fait que les taux et assiettes de certaines cotisations sociales patronales dans la fonction publique étant inférieurs à ceux du secteur privé, alors que les prestations sont identiques, engendreraient un manque à gagner pour le régime général estimé à 4.6 mds d'euros.  

Pourquoi alors, comme le recommande la cour des comptes, ne pas supprimer les éxonérations de cotisations sociales dont bénéficient les stock options ?
Pourquoi ne pas aligner le taux et les assiettes de cotisations patronales famille et maladie sur ceux du secteur marchand ?




Les allégements et éxonérations de cotisations faites aux entreprises

Le montant des allégements et exonérations de cotisations sociales consenties aux entreprises dans le cadre des politiques de baisse du coût salarial était de 21.1 mds d'euros en 2005.
En 2007, le dispositif "Fillon" destiné à contourner les 35 heures aura représenté 20.2mds d'euros
Enfin Eric Woerth s'est engagé dernièrement à rembouser avant la fin octobre 5.1 mds d'euros dus par l'Etat à la sécu au titre des compensations pour les allégements de charges sociales qui s'élevaient en 2006 à ....6.2 mds d'euros. Les 1.1 mds restant seront probablement remboursés mais on ne sait pas quand. 
Normalement les allégements et  exonérations de charges sociales consenties aux entreprises dans le cadre d'une politique de l'emploi doivent être intégralement compensés par l'Etat. Ce qui au passage conduit à une "fiscalisation" de l'assurance sociale au travers de versements du budget de l'Etat financé par l'impôt vers le budget de la sécu financé par les cotisations sociales. 
On constate que depuis un certain temps les différents gouvernements ont pris la facheuse habitude de verser les compensations avec un retard de plus en plus long et souvent en plusieurs fois. 
Même si la dette est normalement intégralement acquittée, les retards de versements ne sont pas sans conséquences sur l'équilibre financier des caisses sociales et aboutissent de fait à creuser un peu plus le "trou".
Par ailleurs, étant souvent soumises à un plafond de salaire (1.6SMIC) et dégressive avec la progression des salaires (allégement de 26.1% pour une salaire égal au SMIC devenant nul pour un salaire supérieur à 1.6 SMIC), les exonérations agissent comme une trappe à bas salaires. Les employeurs, pour bénéficier pleinement du dispositif, maintiennent leurs salariés à un niveau de rémunération à un niveau bas. Aujourd'hui on estime que 50% des salariés touchent moins de 1.6 SMIC.
Et par voie de conséquences, les cotisations étant proportionnelles aux salaires, les caisses de la sécu perçoivent moins de recettes.

Pourquoi ne pas supprimer tous les dispositifs d'allégements et éxonérations liés à un niveau de salaires ?
Pourquoi ne pas baisser le taux global des cotisations sociales patronales et salariales ?

On pourrait aussi regarder du coté des dépenses

Pourquoi ne pas vendre les médicaments à la quantité d'unités nécessaires pour l'a période du traitement prescrit par le médecin ?

Pourquoi ne pas rembourser mieux son générique (à 90% par exemple) et moins le médicament (30%) tombé dans le domaine public ?


On le voit il existe d'autres solutions que celles dites "difficiles et courageuses" mais surtout douloureuses (systématiquement pour la même population !) prises par Sarkozy et Fillon. Mais ces solutions sont beaucoup plus difficiles et demandent probablement plus de courage.

 

Tenir et Résister

Lire la suite

Mensonges et franchises de Sarko

21 Septembre 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Hier soir, la semaine médiatiquement chargée du prince omniprésident Sarkozy connaissait son point d'orgue avec l'entretien télévisuel accordé aux très Sarkophiles voire Sarkolâtres PPDA et Arlette Chabot.

Cet entretien sur la forme est resté très conforme à ce que l'on peut voir depuis quelques années déjà lorsqu'il s'agit de Sarkozy , Poivre d'Arvor et Chabot. Des journalistes (?) qui servent la soupe au président, donnant l'impression souvent d'aller au devant même de ses voeux, assurant la transition entre les différents sujets abordés par des questions dont on peut aisement penser qu'elles ont été concoctées par les services de l'Elysée; des journalistes qui n'apportent aucune correction, ne relevent aucune contradiction dans les propos et bien sur ne dénoncent aucun mensonge. En bref de véritables faire valoir présidentiels.
Le discours (car il s'agissait bel et bien de ça) de Badinguet Sarkozy était comme souvent force est de le reconnaitre plutot bien ficelé. Tout y était, comme à son habitude, la fausse compassion et estime pour ces remarquables fonctionnaires qui ont souvent un boulot difficile et que l'on ne doit pas stigmatiser parce ce qu'ils bénéficient d'un régime de retraite spécial(On oublierait presque que la stigmatisation est souvent venue de son fait),la reconnaissance pour son premier ministre (et puis aller tant qu'on y est pour tout le gouvernement), mais aussi quelques mensonges, des contradictions et des approximations.
 
Ainsi s'agissant des Franchises sur les prestations de santé le président de la république dans un premier temps nous a ressorti son argument fallacieux du financement de la lutte contre la maladie d'Alzeimer ou le Cancer pour nous vendre  la mise en place de ces mesures qui, rappelons le, frapperont tous les assurés qui auront des dépenses de santé à concurrence de 40 ou 50 €. On pourrait trouver abjecte l'utilisation de la lutte contre des  maladies particulièrement handicapantes comme pretexte à l'instauration de mesures qui toucheront financiérement tous les  malades. Et si l'on va un peu plus au fond des choses on voit difficilement comment des non-remboursements (car c'est de ça qu'il s'agit) peuvent devenir des dotations ou des financements pour la recherche médicale ou alors en mettant en place une usine à gaz comme savent si bien les faire les politiques. Plus tard, répondant à une question sur les déficits publics le même Sarkozy nous dit que les Franchises tout comme les économies générées par les diminutions d'effectifs dans la fonction publique permettront de diminuer les déficits. 
Alors les Franchises  vont elles servir à financer la recherche pour des maladies spécifiques (ce qui normalement est du ressort du budget de la recherche donc de l'Etat et non de la Sécurité Sociale à moins que l'on prévoit de placer la recherche médicale dans le budget de la caisse d'assurance maladie) ou serviront elles à contenir le déficit de la sécurité sociale ?
A ce propos le 29 septembre des manifestations contre les Franchises  sont prévues  un peu partout en  France.
 
En ce qui concerne les régimes de retraites dits Spéciaux, Sarkozy a dit que quoi qu'il arrive ces régimes seront alignés sur celui de la fonction publique à terme. C'est à dire que tous devront cotiser 40 ans pour avoir leur retraite compléte. Il a juste oublié, comme c'est bête, de préciser que 40 ans n'était probablement qu'une étape et que d'ici quelques années il faudra monter jusqu'à 41 ,42 voire 43 ans. 

Pour la croissance à 3% qu'il va aller chercher il a été beaucoup plus cool en terme de délais que pour la suppression des régimes de retraite qu'il veut imposer en quinze jours. Il estime que 2009 sera l'année de la croissance à 3%. Il en a d'ailleurs profité pour nous redire tout le bien qu'il pensait des 35 heures qui selon lui sont la cause du manque de croissance que connait notre pays. Rappelons nous que les salariés en France ne sont pas tous à 35 heures, qu'à l'époque de la mise en place des 35 heures la France a connu les taux de croissance les plus forts de ces 20 dernières années et aussi qu'une heure de travail d'un salarié français produit 49 Dollars quand une heure aux USA ne produit que 48.3 dollars alors qu'au Royaume Uni on descend à 40 Dollars !

Tenir et Résister

Lire la suite

Sarko le discours et la méthode

19 Septembre 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Le 18 septembre 2007, devant un parterre de journalistes de l'information sociale réuni au Sénat,  le prince président de la république a dévoilé son programme social 
Les mesures annoncées sont dans la droite ligne de ce que le candidat de l'UMP (et du Medef?) avait mis dans son programme. 
Avec des accents Rousseauistes il parle d'installer un "nouveau contrat social". 
Il serait intéressant de savoir quels étaient selon lui les tenants et aboutissants de l'ancien contrat social. Ou alors pour lui les quelque 150 ans de négociations, luttes, discussions  et tractations entre patronnat et salariat ont abouti à la conclusion d'un simple contrat qu'un tiers (l'Etat) peut annuler et remplacer. 
Tout y est : la réforme des régimes spéciaux de retraites avec alignement de ces régimes sur celui de la fonction publique, la simplification des procédures et du recours au licenciement, l'assouplissement des 35 heures, la chasse aux feignants de chômeurs qui refuseraient deux propositions d'emploi, l'alourdissement des taxes sur les préretraites mais aussi la mise à l'étude de la réforme de la sécurité sociale et l'installation de contrat d'assurance dépendance.....
On peut être inquiet quand on voit avec quel entoushiasme la très libérale patronne des patrons Laurence Parisot a applaudi le discours de son "ami" .Mais rien de bien étonnant; celui ci reprenant quasiment mot pour mot les propositions de celle là en matière de "libéralisation du travail".

Si le fond du discours est sans surprise ce qui est interessant c'est de noter la méthode que Badinguet Sarkozy entend utiliser pour mettre en place ces réformes. Tout doit être torché en quinze jours. On ouvre des négociations entre partenaires sociaux mais celles ci devront aboutir aux décisions prises dans les ministéres (ou plutot à l''Elysée) et dans les délais impartis. 

Sarkozy est sur tous les fronts, il est omniprésident, il occupe les fonctions de Président de la République, Gouvernement (Premier ministre compris) à lui tout seul, président du parti majoritaire, chef de l'opposition, chef du parlement, grand inquisiteur de la justice, patron des patrons, patron de la presse et des média... voilà maintenant qu'il veut incarner à lui tout seul le "dialogue social" transformé en l'espèce en "monologue social". "Marche ou crève" et "Causes toujours tu m'interesses (pas)" semblent être ses devises.

Et si les partenaires sociaux arrivaient dans les délais impartis à un accord différent des mesures imposées par l'Elysée ?

En entreprenant de mettre en place, à la hussarde (nom d'origine hongroise au passage) des réformes douloureuses, au début de son mandat en pleine période d'état de grace, il fait le pari (pas si idiot) que les Français, tout au moins une majorité, auront oublié dans cinq ans. Surtout si, comme il le souhaite, entre temps on a retrouvé la croissance perdue. 

Tenir et Résister

Lire la suite

Rame Rama Yade

12 Septembre 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Hier soir France 2 dans son journal s'est livré à une scéance de "léchage de cul" de tout premier ordre.

Sous pretexte de comémorrer les attentats du 11/09 on avait invité l'ancienne députée Néerlandaise d'origine somalienne Ayann Hirsi Ali (le lien entre les attentats et cette musulmane préoccupée par la condition féminine dans l'Islam n'apparait pas forcément évidente) qui était accompagnée par la secrétaire d'Etat aux affaires Etrangéres et aux droits de l'homme. Le présentateur a posé en tout et pour tout trois questions à l'invitée (On  a pu apprécié au passage l'effet comique d'une traduction approximative) dont apparement il n'avait rien à foutre des réponses.

Ensuite il a demandé à la sous ministre ce que ça faisait de se faire reprendre par son directeur général premier sinistre à la suite de sa visite aux expulsés d'Aubervilliers. On peut d'ailleurs à ce propos se demander si elle aurait fait le déplacement si la municipalité de la ville avait été UMP et pas Communiste.Et la fille de diplomate Sénégalais (Eh oui si Rama Yade vient des banlieues ce n'est pas de celles où s'entassent ses ex-compatriotes dans des taudis et autres cités qui n'ont de fleuri que le nom comme certains voudraient le laisser croire mais plutot de ANPE (Auteuil Neuilly Passy Enghien)) a pratiqué la plus belle des langues de bois en répondant que ce n'était pas ni le lieu ni le moment de revenir sur une affaire qui était close et qu'elle n'était là que pour accompagner son amie Batavo-Somalienne. 

Le présentateur, avec des yeux énamourés et la langue déjà bien chargée , lui a alors demandé si elle n'apportait pas du sang nouveau au gouvernement... Et là bizarrement c'était le lieu et le moment. Oubliée la combattante des droits de la femme musulmane.

Bien sur elle pensait apporter de la jeunesse dans ce gouvernement mais elle n'oubliait pas qu'il fallait aussi des anciens. Un vrai langage de politicien. Apparement elle apprend très vite.

Ce qui est sur c'est qu'à force de lécher le séant de tout ce qui bouge au gouvernement ou à la présidence, les présentateurs de journaux télévisés toutes chaines confondues risquent d'avoir l'haleine fleurant bon la cabane au fond du jardin.

Tenir et Résister

Lire la suite

Quelques chiffres......

2 Septembre 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Voici quelques chiffres qui font réfléchir.

6.14% c'est l'augmentation de l'indice général des prix des produits agricoles à la production entre mai et juillet 2007 avec 25.4% pour les céréales, 14.5% pour les oléagineux, 7.5% pour les légumes, 12.7% pour le lait

-0.1% c'est la variation de l'indice de prix à la consommation pour la même période donnée par l'INSEE

On peut déjà dire que la rentrée risque d'être dure sur le front des prix, en effet l'augmentation du prix des céréales a un impact sur le prix de la baguette mais aussi sur celui de la viande et surtout l'augmentation touche principalement l'ensemble des produits de base de l'industrie agro-alimentaire et ce n'est pas la réunion entre producteurs et distributeurs déclenchée par le gouvernement qui changera les choses.

0.8% c'est la croissance du PIB pour le 1er semestre de 2007, 1.3% en glissement annuel

Deux remarques : le sous premier ministre Fillon peut, pratiquant la méthode Coué, répéter à l'envi que la croissance pour 2007 sera de 2.5%, on voit mal, compte tenu de l'inflation sur les produits alimentaires due aux augmentations de prix des céréales et du lait et qui devrait impacter sérieusement sur la consommation totale des ménages, comment on pourra avoir une croissance de 1.7% au deuxième semestre

De plus une grande partie de la loi dite "TEPA" Travail Emploi et Pouvoir d'Achat étant constituée de cadeaux fiscaux ne pouvant pas intervenir avant 2008 (déclaration d'impot oblige)n'aura pas d'effet immédiatement et donc le gouvernement ne peut même pas compter sur son impact sur la consommation

2012 c'est l'année où la pénurie de pétrole pourrait déjà se faire ressentir.

C'est aussi l'année jusqu'à laquelle Cécilia  ne peut divorcer d'avec son Nicolas Sarkozy  de mari,  celui ci de part son statut de président ne pouvant être présenté à un juge même aux affaires matrimoniales.

15,3 milliards d'euros c'est le déficit qu'affiche la balance commerciale de la France pour le premier semestre de 2007.

On entend au plus haut sommet de l'Etat que ce déficit est dû en partie à la politique de l'Euro fort érigée en véritable forteresse par la BCE et son président Trichet. Pourquoi alors l'Allemagne par exemple qui a la même monnaie que la France, est elle devenue extra exendentaire dans le même temps où la France voyait son déficit se creuser ? Et là il semblerait que la "méthode Sarkozy" de harcélement de nos partenaires Européens ait montré ses limites.

0.50€ c'est le montant de la franchise qui ne sera pas remboursé sur chaque boite de médicament ou pour chaque acte paramédical jusqu'à un plafond annuel de 50€, 1€ c'est le montant du forfait non remboursé par acte médical avec un plafond journalier de 4€, 16€ c'est le forfait quotidien non remboursé en cas d'hospitalisation.

2 milliards d'euros c'est le total des dépassements d'honoraires des médecins dont les deux tiers ne sont pas remboursés.

11.6 milliards d'euros c'est le montant du déficit de la sécurité sociale pour 2007

14.7 milliards de FRANCS c'était le montant du déficit de la sécurité sociale en 1998

Petit à petit on s'engage vers une sécurité sociale "à l'Anglo-saxonne", avec un effort plus important demandé aux seuls assurés sociaux qui n'en doutons pas bientot se verrront proposer des assurances  pour couvrir les frais non remboursés et, pourquoi pas, des fonds de pensions.

Tenir et Résister

Lire la suite

Cent jours dans le jus

25 Août 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Le 6 mai 2007 Nicolas Paul Sarkozy de Nagy Bocsa était élu président de la republique avec 53% des suffrages exprimés.

Le 16 mai au terme d'une cérémonie avec essuyage d'une larme fictive à l'oeil de Madame il était intronisé président de la République de France.

Depuis c'est le déchainement des chaines de télévisions de plus en plus enchainées à un pouvoir qui tend à devenir unique . On pensait avoir tout vu en matière de flagornerie, de soumission, de complaisance  ou de servilité journalistiques mais on se trompait.Et les cent jours qui viennent de se passer nous ont montré que l'on peut toujours avoir pire.

Il n'est plus question de super ou hypermédiatisation avec Sarkozy on atteint un niveau nettement supérieur qu'ont franchi seuls quelques grands démocrates tels Staline, Mao ou Ceaucescu en leur temps avec les moyens qu'ils avaient.

Depuis sa prise de fonction (pouvoir ?) pas un journal télévisé du matin du midi ou du soir qui ne nous ait conté les exploits, les visites ou les dires du locataire de l'Elysée, pas un quotidien ou hebdomadaire qui n'ait produit un reportage, une enquête ou une image sur Sarkozy, sa personnalité, sa femme, ses amis ou, s'il en avait un, son chien ou son chat.

Il faut dire que l'ex-ministre de l'intérieur ne se ménage pas et ne nous ménage pas. Il pourrait rependre à son compte le titre d'un journal collaborationiste de l'occupation : "Je suis partout". Depuis cent jours c'est un véritable feu d'artifice. Le matin président de la république en visite à l'étranger voulant imposer sa vision de l'Europe ou du Monde, l'après midi le voila supernégociator rencontrant les syndicats d'une entreprise en difficulté pour finir le soir tançant un ministre ou sous ministre pour une déclaration mal venue. D'un enterrement au tour de France, du tour de France à un enterrement puis à un picnic avec Bush pour revenir à un enterrement (décidement il va reprendre le sobriquet du regretté Jean Claude Brialy : le père Lachaise) et retourner se faire photographier sur un canoé avec son fiston (Cliché retouché pour être publié  dans le "Paris Match" de son frère et ami Lagardère) on voit sa tronche sur tous les murs et tous les écrans de France  ou même d'ailleurs.

Il aime le compassionnel si l'on en juge par toutes les personnes qui ont été invitées à l'Elysée pour se faire photographier avec lui sur le perron : les enfants d'Ingrid Bétancourt à qui il a répété toute sa détermination pour faire libérer l'ex candidate écologique en Colombie (apparement c'était plus facile de raccrocher les wagons dans la libération des infirmières Bulgares qui était déjà pratiquement acquise par la communauté Européenne que d'aller négocier avec les FARC ou le président de Colombie), les parents du petit Inis victime d'un pédophile récidiviste (l'occasion pour lui de faire croire qu'il agit en rajoutant une septième modification du code pénal) ou la veuve du marin pécheur mort lors de la collision de son bateau avec un cargo au pavillon de complaisance.

De l'émotion, des larmes en perspective? Et hop, poussez vous et ne génez pas les photographes, il arrive illico (en hélico) presto. La bise à la veuve, la longue poignée de main avec le visage grave qui va bien. C'est bon ou on la refait ? Vous envoyez ça à toutes les télés et à tous les journaux. Et le peuple voit enfin qu'il a un président qui, même s'il prend des vacances de rêve financées par des amis, est très proche de lui.

 Seulement voila malgré son hyperactivité le prince président Badinguet Sarkozy n'a pas réussi à faire repartir la sacrosainte croissance et en plus la seule mesure qui aurait du profiter au plus grand nombre dans le paquet (cadeau) fiscal s'est trouvée recalée par le conseil constitutionnel (présidé rappelons nous au passage par le fidèle parmi les fidéles de la Chiraquie : Jean Louis Debré). Et ce n'est rien si l'on en croit le programme avancé par Sarkozy lors de la campagne présidentielle, le plus dur et douloureux reste à venir : modification du code du travail, les Franchises Médicales ou encore l'instauration de la TVA Sociale.

Et la tache sera plus ardue pour lui. Compte tenu de son omniprésence actuelle dans les média on voit mal comment il va pouvoir faire pour nous masquer ses réformes derrière son image.

Il y a fort à parier que d'ici à la fin de l'année sa cote de popularité va décroitre.

Avec quelque moments particulièrement attendus telle la publication de l'étude de l'INSEE sur le chômage (Etude qui devait sortir initialement en Avril mais dont  l'institut national avait mystérieusement préféré  différer la publication pour l'automne)

Autre chose : on notera que Nicolas Sarkozy sera le premier président de la république (à ma connaissance) à se rendre aux universités d'été du MEDEF syndicat des grands patrons. On peut ainsi mesurer les liens étroits qu'il entretient avec le patronnat.

Tenir et Résister

Lire la suite

Quelques titres auxquels vous avez échappé....

10 Août 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Le mensonge de la Franchise médicale

Elections : on achéve bien les veaux

Lustiger : l'adieu aux ames

Parlement et gouvernement : les tontons flingueurs

PS le con bas d'échec

Kouchner : plus prés de toi Saigneur

........

Chirac, Giscard et Rocard : les vieux de la vieille

Tenir et Résister

Lire la suite

L'opium du peuple ou la religion cathodique

6 Août 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Mercredi dernier la nouvelle est tombée, terrible, brutale, froide, sans le moindre égard : le prince président Nicolas Badinguet Sarkozy partait en vacances. Et pas à Brégançon ou même en Europe ou encore en Méditerranée; enfin dans un coin pas trop loin de la mére patrie et de ses média.  Non la destination, qui est restée secrète juste le temps nécessaire pour exciter la curiosité des média, était les Etats Unis,  dans un lieu de villégiature pour milliardaires en dollars, une charmante cité au bord d'un lac appelée Wolfeboro dans le New Hampshire à quelques miles (américains) de la résidence secondaire des Bush.

L'inquiétude grandissait déjà dans les rédactions.  Pourquoi une interruption si brutale ? Qu'allait on donner à un peuple rendu dépendant à la prise quotidienne d'image, de déclarations, de reportages ou d'interventions Sarkozyens ? Dans les média où règne désormais une forte addiction au Sarkotique, on risquait de courir à une montée d'agressivité de journalistes en manque qui finiraient bien par attaquer des petites vieilles pour pouvoir se payer leur dose : une dépêche AFP, un cliché ou voire une interview de leur Seigneur (notre Saigneur) et Mètre 62.

Serait-ce le retour à l'objectivité de l'information, certes plutot faible en cette période estivale, dans les journaux? Allait on devoir pour certains revenir au journalisme d'analyse et d'investigation et renoncer aux dépêches et article écrits directement à l'Elysée ?

Allait on  être obligé d'annoncer les plans sociaux sans pouvoir ajouter l'image rassurante d'un Sarkozy venu écouter les doléances des employés et leur assurer qu'il prendrait l'affaire personnellement en mains?

Mais voilà si on peut dire que les journalistes sont Sarko camés on peut ajouter que Sarkozy lui est camé aux média.

On sait qu'il est particuliérement préoccupé par la gestion de son image tout autant (certains n'hésitent pas à dire plus) que par la gestion des affaires de la France. Le fait de ne pas voir un micro, une caméra ou un journaliste semble lui donner des vertiges. N'est il pas l'un des principaux utilisateurs de la technique dite de la carte postale ? Tous les jours il faut faire parler de soi dans les média.

Un jour sans Sarko est comme un sandwich rillettes sans cornichon (Proverbe Franco-Hongro-Neuilléen).

 

Ainsi, au soulagement de la plupart des média le prince président a donné hier une petite conférence de presse informelle.

On apprend aussi qu'à des photographes et journalistes venus le voir courir son footing quotidien il aurait demandé de ne pas publier les photos prises et de repasser le lendemain faire de nouvelles photos sur lesquelles il serait plus propre.

Enfin il serait venu rejoindre en canoé avec son fils, un photographe pour s'enquérir de la qualité des photos.

Bronze tranquille peuple de France, même pendant les vacances, les dealers travaillent.

Tenir et Résister

Lire la suite

Voila l'été

29 Juillet 2007 , Rédigé par jacques vingtras Publié dans #lecridupeuple

Dans la torpeur médiatique d'un été au ciel gris et sombre comme la politique d'un gouvernement dominé par un président omniprésent (devant les caméras), les réformes se succédent au parlement comme les nuages dans le ciel : loi sur la récidive et les peines planchers, paquet (cadeau) fiscal, service minimum et réforme du droit de grève.....

Le prince président et sa rombière, toute de Prada vêtue, multiplient les interventions et déplacements pour détourner l'attention de Français, à vrai dire bien plus préoccupés par les histoires de dopage sur la grande boucle et la météo que par les  votes dans l'hémicycle. Ainsi va la vie politique en France où les réformes les plus douloureuses sont souvent faites pendant que les citoyens sont en vacances.

Même l'opposition n'y est plus. A part le minimum syndical assuré par un Hollande sans conviction, le PS est devenu inaudible à force de cacophonie fraticide.

Le seul point interessant c'est de se dire que le prince président devenu super premier ministre risque de connaitre le sort qu'ont connu la quasi totalité des premiers ministres de la cinquième république dont la courbe de popularité au Zénith au début de leur ministère a souvent plongé dans les abysses sondagiers au bout de quelques mois.

Tenir et Résister

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>