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le cri du peuple

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A MORT TINA

19 Août 2011 , Rédigé par le cri du peuple

Non n'y voyez pas un appel au meurtre de la trés célébre et talentueuse chanteuse américaine Tina Turner, mais bel et bien la remise en cause définitive du "There Is No Alternative" attribué à la trés célébre et libérale Margaret Thatcher qui prétendait par là même qu'il n'y a pas d'autre alternative au libéralisme économique. Seuls la loi du marché, le libre échange  et la mondialisation capitaliste sont le chemin que doit prendre toute société moderne et si elle prend une autre voie elle court à l'échec. 

A longueur de presse télévisuelle, radio ou papier les politiques qui gouvernent tant au plan national qu'européen veulent nous faire croire qu'il n'y a pas encore aujourd'hui d'autres choix que la politique libérale qu'ils pronent et nous imposent. Ils sont relayés par des journalistes complaisant et autres experts prétenduement économistes mais pas économes de leur bonne parole qui depuis maintenant  trois décénies nous serinent le crédo des chantres et chancres de l'économie libérale jusqu'à forger et formater l'esprit des peuples. 

Ainsi s'est ancrée, chez le vulgus pécum mais aussi ce qui est plus grave chez nombre de politiques de droite (et parfois de gauche) comme Sarkozy, Fillon ou Barroso, la conviction que le libéralisme et surtout les marchés financiers et capitalistiques sont devenus l'alfa et l'oméga de toute politique économique. Et pour eux il n'est d'autres solutions de se soumettre à ces marchés. Et l'économie ne se résume qu'aux soubresauts de la bourse, aux taux de change, aux taux d'intérêts et aux banques. 

Pour s'en convaincre il n'est que de voir le nombre de rubriques économiques des journaux qui ne traitent que de capitaux, dividendes,  finances, monnaie et banques. 

Cette vision étroite de l'économie jaugée et jugée sur son seul aspect monétaire a conduit à la domination quasi égémonique de la finance et des banques sur l'ensemble de l'économie mondiale et à l'affaiblissement du rôle de l'Etat comme pilote et régulateur des économies nationales.

Ainsi au pretexte d'une supposée meilleure efficacité des marchés, la plupart des gouvernements Européens ont bradé des pans entiers de services publics, et pour ne pas entraver l'investissement ils ont baissé les impôts (pour ceux qui ont les moyens d'investir).

Aujourd'hui, après 30 ans de lavage de cerveau (enfin pour ceux qui en ont un), la plupart des politiciens de droite en France et en Europe et plus particulièrement  ceux qui actuellement voudraient nous faire croire qu'ils gouvernent notre Pays ne voient de politique économique qu'une politique libérale soumise aux marchés financiers, de capitaux et monétaires.

Le plus fort c'est, qu'élevés dans la culture libérale chère à Mme Thatcher; ils n'imaginent pas d'autres solutions que celles que leur imposent les banques, bourses, investisseurs et autres agences de notation.  Ils sont enfermés dans un carcan dont ils ont du mal à sortir soit par conviction soit, pour la majorité d'entre eux, par manque d'imagination et de courage. 

D'autres solutions sont possible et contrairement à ce qu'affirmait the Iron Lady il y a des alternatives.

Et comme dit Susan Georges : Another World is Possible (AWIP)

Tenir et Résister

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La représentation nationale non représentative de la nation

8 Juin 2011 , Rédigé par le cri du peuple

A propos de l'affaire DSK, certains politiques et journalistes évoquent aujourd'hui ouvertement le comportement des hommes politiques français qui apparaissent de plus en plus comme des machos pratiquant pour la majorité d'ente eux  la gaudriole (que l'on renomme gauloiserie) et la main au cul. Et certains ou plutot certaines y voient une des conséquences de l'absence de parité sexuelle. 

Il est vrai que si l'on ne tient compte que du parlement (assemblée nationale et sénat) on ne dénombre dans ses rangs que 182 femmes soit 19.8% des 920 parlementaires. Or en France les femmes représentent la majorité de la population soit 51.4%.

On peut bien dire qu'effectivement le parlement n'est pas du tout représentatif de la population en terme de sexe en France.  

Maintenant poussons l'analyse un peu plus loin, et étudions la population parlementaire en fonction d'autres critéres et comparons avec l'ensemble de la population française. 

En d'autres termes posons nous la question de savoir si cette prétentue représentation nationale et représentative de la population de la nation. 

 

Le Groupuscule des Vieux

Quand on regarde l'age des parlementaires, on peut dire que dans la majorité on est plus proche de l'hospice des Vieux Glands que de la crêche des jeunes pousses. 

Sur les 920 membres du parlement seuls 23 (tous députés) ont entre 20 et 40 ans. Ce qui représente 2.5% du parlement alors que la part des 20/40 ans dans le pays est de 25.8%.

Maintenant si l'on étudie les plus de 60 ans on obtient une part de 43.15% au congrés pour 22.17% de population totale

 

Ainsi les plus agés ont un poids parlementaire deux fois plus élevé que leur poids dans la population alors que les plus jeunes ont un poids dix fois moins élevé. 

On peut comprendre pourquoi les jeunes malgré les discours ne sont pas forcément la préoccupation première des parlementaires. 

 

Profession de fois

Si l'on observe maintenant la répartition des parlementaires en fonction de leur catégorie socio-professionnelle d'origine la disparité d'avec la population totale est là aussi trés forte.

Répartition des parlementaires selon leur Catégorie professionnelle comparée avec la répartition de la population française
Catégorie professionnelle Pourcentage Parlement Pourcentage France
Professions Libérales 21.9% 0.8%
dont Professions médicales ....9.9% ....1.2%
       Avocats ....6.2% ....0.2%
Enseignants 18.2% 3.4%
Cadres et Ingénieurs 16.0% 14.7%
Fonctionnaires 14.9% 21.6%
dont Fonctionnaires Grands Corps (Enarques) ....7.2% ....0.9%
Chefs d'entreprise, commerçants, Artisans 7.9% 3.4%
Agriculteurs 4.3% 2.2%
Employés 3.6% 29.8%
Ouvriers 0.02% 25.4%

 

Ainsi on peut voir que les professions libérales qui représentent moins de 1% de la population active en France constituent presque 22% des parlementaires. Ce qui multiplie leur poids représentatif par 27. 

Ou encore que prés du tiers (33.1%) des parlementaires sont issus de la fonction publique (Fonctionnaires et Enseignants) qui représente  25% de la population active en France

On notera particulièrement la sur-représentation du corps enseignant qui multiplie par 6 sa représentation,  des Enarques qui sont 8 fois plus nombreux au parlement que dans la population active ou encore des Avocats qui eux multiplie leur score par 12.

On remarquera aussi le poids important du corps médical qui regroupe presque 10% du parlement alors qu'il ne représente qu'un peu plus de 1% de la population française. Rappelons nous que le parlement vote le budget de la sécurité sociale qui interesse au premier plan les médecins et autres pharmaciens. 

Maintenant si on s'interesse aux catégories des ouvriers et employés qui représentent à elles deux plus de 55% de la population active en France on observe que leurs poids parlementaire tombe à seulement moins de 4%!!!!

 

On peut toujours dire que pour sièger au parlement il faut une certaine expérience politique et aussi un certain bagage d'instruction. Ce qui est en partie vrai. 

Mais imaginons que la France soit à l'image de son parlement. Nous obtenons un pays peuplé par trois fois plus d'hommes que de femmes qui auraient pour moitié plus de 60 ans et dont la population active serait composée en majorité de professions libérales, Enseignants et Fonctionnaires et qui n'aurait pratiquement pas d'employés ni d'ouvriers.

On peut parfaitement dire qu'aujourd'hui la représentation nationale n'est pas du tout représentative de la nation.  

Je sais parfaitement que l'on ne peut pas résumer l'action politique d'un individu à son sexe, son age ou sa profession. Mais sans aller jusqu'à proner une parfaite représentativité on pourrait mettre en place un systéme au moins au Sénat qui permette d'arriver à rendre plus juste cette représentativité. 

On pourrait ainsi prévoir plusieurs colléges électoraux en fonction de catégories professionnelles élargies (par exemple Chefs d'entreprise et  professions libérales ou employés et ouvriers) pour lesquelles le nombre de sièges à attribuer serait fonction de leur poids dans la population. Le mode de scrutin pourrait être celui de listes régionales paritaires (femme et homme) élues à la proportionnelle.

Bien sûr tout cela n'est concevable qu'avec un non cumul des mandats, une limitation de deux mandats consécutifs et une limite d'age de 75 ans par exemple. 

 

N'oublions pas que 2012 est l'année de l'élection présidentielle mais elle est aussi l'année des élections législatives.

Tenir et Résister 

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On rase presque gratis

19 Avril 2011 , Rédigé par le cri du peuple

Ca y est. C'est parti. Après 4 ans de quasi inaction en faveur des classes les plus pauvres Sarkozy et sa bande nous promettent tout. 

Enfin presque tout. 

D'abord il y a eu cette annonce (et oui on en est encore qu'aux annonces et promesses) tant espérée par tous ceux qui ne comprennent pas pourquoi ils devraient être les seuls à supporter les conséquences sur leur pouvoir d'achat et leur emploi d'une crise provoquée par la cupidité de gens qui eux ne supportent rien voire ont profité de LEUR crise pour s'enrichir encore plus. Le bouclier fiscal sera supprimé. 

Enfin les riches vont aussi devoir faire un effort et renoncer au chéque de 16000€ en moyenne versé par l'Etat (c'est à dire nous) pour rembourser le trop perçu d'impots. C'est une victoire pour la justice sociale et fiscale. 

Oui mais si le bouclier fiscal est supprimé, l'ISF en contrepartie est modifié. A savoir que le plancher de perception de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune qui était jusqu'alors de 790000€ passerait à 1.3Millions € ce qui permettrait à plus de 500.000 personnes (qui ne sont pas toutes retraitées à l'Ile de Ré comme l'image que veut en donner Sarkozy) sur 600.000 d'être exemptées. 

Maintenant si on chiffre ces deux mesures on constate que la suppression du bouclier fiscal entraine un supplément de recettes de 700 Millions € alors que la modification de l'ISF engendre un manque à gagner de 900Millions € soit au final une perte de 200millions € de recettes fiscales. Il est vrai qu'en ces périodes où les Baroin, Lagarde(leste avec les impots), Fillon et consorts ne nous parlent que de plan de rigueur et réduction des déficits, il est tout à fait judicieux de baisser encore les recettes. Ce n'est pas grave on aura qu'à virer ou ne pas remplacer 7500 fonctionnaires de plus. 

Ensuite vint l'annonce de la désormais fameuse prime de 1000€. Alors là c'était l'apothéose : les salariés allaient enfin voir leur pouvoir d'achat augmenter. Il y a pas à dire même si ça arrive un peu tard ça fait du bien. 

Hein ? Comment ça c'est uniquement pour les entreprises qui versent des dividendes? Ah bon mais ça fait quand même 2 ou 3 millions de salariés. 

Oui mais c'est pour les entreprises qui versent des dividendes qui augmentent et le montant de la prime devra faire l'objet de négociations. 

Alors ça ne concerne plus que quelques milliers de salariés. 

Sarkozy sentant que l'annonce de la prime allait tourner vinaigre pour lui, lors de la visite faite à la France qui souffrait en 2006 qui ne peux plus le souffrir en 2011, a affirmé qu'il souhaitait un "dispositif qui concerne le plus d'employés possible". Il a aussi déclarer que " Dans les grandes entreprises, s'il y a une forte augmentation des dividendes, il faudra que les salariés en aient une partie et il faut obliger ces entreprises à négocier (...) Et dans les petites entreprises où il n'y a pas de distribution de dividende, si ça va mieux, si le carnet de commandes se remplit, l'entreprise pourra faire une prime aux salariés qui sera exonérée de cotisations".

Maintenat si l'on analyse un peu plus les propos du Président du Pouvoir d'Achat (du Président) on peut se dire que les employés ne sont pas prêts de la toucher leur prime ou alors ils ne seront pas nombreux et elle aura du mal à atteindre les 1000€ un temps évoqué par Baroin.

"Dans les grandes entreprises" : en France on compte 240 grandes entreprises (ayant un effectif supérieur à 5000 personnes) "s'il y a une forte augmentation des dividendes" : 41 % de ces grandes entreprises versent des dividendes et en plus il faut que les dividendes versés soient en forte (à partir de quel pourcentage peut on parler de " forte"?) augmentation. Il faut obliger ces entreprises à négocier : déjà qu'en est il des multinationales ou entreprises appartenant à des fonds d'investissements étrangers qui versent des dividendes en forte augmentation, ensuite on peut toujours obliger les entreprises à négocier mais que se passe-t-il si elles refusent tout accord ? Certains estiment déjà que seule 1 entreprise sur 10 du CAC 40 (soit 4 entreprises) pourrait être concernée par l'obligation de négociation.  A mon avis on est loin du million de salariés un moment évoqué qui pourraient bénéfier de cette prime.

"Et dans les petites entreprises...si le carnet de commandes se remplit" : comment vérifier, "l'entreprise pourra faire une prime" : tout est dans le "pourra" la question n'est pas dans le "pourra" mais dans le" voudra". "sera exonérée de cotisations : petit rappel normalement l'Etat (c'est à dire nous tous à travers les impots directs(Impot sur le Revenu) et indirects (TVA)) doit compenser auprès des caisses de sécurité sociale tout allégement et éxonération de charges sociales ce qui signifie en l'espéce un (léger) accroissement des dépenses publiques et donc une augmentation des déficits c'est pas grave on aura qu'à virer ou ne pas remplacer quelques fonctionnaires de plus. 

Certains optimistes estimaient que la mise en place de ces mesures pourrait concerner entre 2 et 3 millions de salariés du privés. Ce qui somme toute n'est déjà pas mal. Mais qu'en est il de tous les autres qui ne travaillent pas moins ou moins bien et qui voient à coup de hausses du gaz, de l'essence, des loyers, de l'alimentation, des transports leur pouvoir d'achat (réel et pas seulement ressenti comme voudraient le faire croire quelques statisticiens) fondre comme promesse après élection. 

Ainsi les fonctionnaires, dont le nombre baisse drastiquement alors que les fonctions restent, entrainant une détérioration voire une suppression du service public, n'auront pas d'augmentation de leur traitement en 2011 ni probablement en 2012.

Ainsi les Smicards qui représentent presque 17% des salariés du privé qui ne verront leur salaire relever que de 2% seulement quand dans le même temps on nous annonce des hausses (le litre d'essence à 2€ avant la fin de l'année).

Ainsi tous ceux et celles qui gagnent à peine plus que le SMIC qui ne bénéficieront ni d'une hausse de leur salaire ni d'une hypothétique prime parce qu'ils travaillent dans ces petites entreprises qui ont subi la crise de plein fouet et s'en sortent peu ou prou. 

Ainsi tous ces  4 millions de chomeurs,  de longue durée  ou licenciés économiques nouveaux chomeurs qui ne trouveront pas de travail ou des emplois au rabais, intérimaires, CDD, temps partiel mal payés.

Alors allez y mossieu Sarkozy , affutez votre rasoir, faites mousser le savon à barbe et promettez nous de raser gratis. On s'en fout. Parce que ça fait déjà longtemps que vous nous raser avec votre discours. Et dites vous bien que ça ne marche pas à tous les coups. Et que beaucoup et de plus en plus nombreux on envie de reprendre en choeur votre désormais célébre : Casse toi pauvre con. 

 

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Sarkozy redécouvre l'impôt sur le revenu

17 Novembre 2010 , Rédigé par le cri du peuple

Quatre mois que ça durait. Tout ce que compte la presse de plumitifs, pisse copie et autres brushing du 20 heures de la machine à décérebrer communément appelée télévision était sur des charbons ardents et ressassait à l'envi la question: qui allait être premier ministre et qui serait ou ne serait pas du gouvernement ? Certains de conjecture en supputations en perdaient le sommeil : des noms circulaient. On croyait savoir.....

Enfin pour faire bref depuis le mois de juin et l'annonce du remaniement ministériel par la buse de l'Elysée, ils nous ont bien cassé les dévotions (comme on dit à la Réunion). 

A l'heure où Terminator Sarkozy attaquait à grand coup de massue le régime des retraites en nous présentant son oeuvre de destruction (réforme en langage Sarkozyen et UMPiste) comme devant résoudre enfin le problème du financement des retraites jusqu'en 2018 (alors qu'en 2003 Fillon ministre de l'emploi nous avait annoncé que sa réforme devait résoudre le probléme jusqu'en 2020!!!) la préoccupation d'une certaine partie de la presse était de savoir à quels porte flingues il padrino capo di tutti capi allait il confier la tache d'achever l'oeuvre. 

Selon les sondages la majorité des Français n'en avait strictement rien à foutre. Pauvres hères qu'ils étaient à se soucier de leurs petits problèmes de retraites, emploi, logement et pouvoir d'achat. 

Enfin dimanche Sarkozy nous annonçait son nouveau gouvernement. Et là ça décoiffe. On est plus proche de "on ne change pas une équipe qui perd" (rien pour attendre) que d'une équipe qui peut susciter ne serait ce qu'une once d'espoir. A part quelques centristes venus à la soupe comme Mercier c'est un retour à un gouvernement RPR pur jus.

Remarquez c'est plutot franc. Avant on avait un gouvernement que certains pouvaient qualifier "d'ouvert à gauche" qui appliquait une politique de droite. Désormais pour les 18 derniers mois d'un quinquennat (on ne remerciera jamais assez Chirac d'avoir permis de réduire par anticipation le calvaire de tous les Français de deux ans) on aura un ministère RPR qui appliquera une politique de droite sans complexe. 

Cette politique justement c'est ce de quoi hier Sarkozy est venu soliloquer devant trois présentateurs (on ne parle pas de journalisme dans l'exercice d'hier) placés là pour servir la soupe à leur maître et menteur.

Dans tout le catalogue des mesures annoncées par l'occupant à titre gratuit (pour lui)de l'Elysée on en retiendra une majeure.

La suppression du Bouclier Fiscal. Enfin serait on tenté de dire. Hélas comme souvent avec Sarkozy, une mesure qui peut semble apporter de la justice et toujours accompagnée par une autre mesure qui à terme augmentera encore plus les inégalités. En l'espèce : la suppression de l'ISF. Pour faire simple et rapide La suppression du bouclier fiscal permettra à l'Etat d'économiser les 700 millions qu'il reversait aux plus riches. A l'inverse la suppression de l'ISF entrainera un manque à gagner de 3,9 milliards d'Euros de recettes payés par les mêmes riches. Soit à terme un déficit de 3.2 milliards d'Euros. 

Pour compenser ce manque à gagner, le Prince Président du Pouvoir d'achat du président propose, ce qui n'est pas en soi une mauvaise chose, de taxer les revenus et plus values du patrimoine plutot que le patrimoine. 

Mais cette taxe existe déjà : elle s'appelle l'Impôt sur le Revenu. Et c'est même un des impôts les plus justes parce qu'il est progressif et non tout simplement proportionnel. C'est à dire que plus les revenus sont élevés plus les taux de prélévement sont importants. 

A moins que dans l'esprit du futur ex président de dans deux ans, cette taxe ne soit que proportionnelle. Ce qui voudrait dire que l'on appliquera le même taux que l'on gagne 10 ou 100000€. 

Hélas il y a fort à craindre que ce ne soit cette solution qu'applique Sarkozy.

 

Tenir et Résister

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Les concons flingueurs

1 Septembre 2010 , Rédigé par le cri du peuple

Ca pue la fin de règne. Et c'est jamais très bon pour le peuple. Sarkozy sent que les choses lui échappent, qu'il a perdu cette vista qui lui faisait marquer des points dans l'opinion même quand il tapait à grand coups de lattes dans la sécu. Il pensait qu'il pouvait se permettre tout et son contraire. Il lui suffisait de s'agiter devant les caméras plus que complaisantes de quelques plumitifs pisse copies pour que le bon peuple béat d'admiration devant tant d'énergie lui passe ses excés.

Mais le bon peuple a beau être con il y a quand même un moment où ne voyant rien venir de ces mirobolentes promesses du candidat Sarkozy il se demande si tout ça n'est pas que de l'agitation. Vous rajoutez par dessus une crise sans précédent qui fout quelques centaines de milliers de salariés à la rue pendant que le principaux provocateurs de la crise (les banques et con sorts) continuent impunément de s'en mettre plein les fouilles.  

Et en plus pendant ce temps là l'hote à titre gratuit de l'Elysée continue son entreprise de démolition du secteur public et d'un système social français qui justement a permis de rendre l'impact de la crise moins fort pour l'économie et l'emploi.

 

Et c'est à ce moment là que l'ex omniprésident de l'arrêt public décide de lancer ce qui pour lui doit être sa grande réforme sociale : la réforme des retraites.

Pour cela il choisit  une pointure qui a conduit le budget de l'Etat et de son parti politique d'une main de fer dans un gant de boxe : Eric Woerth c'est le nom de l'arquebusier en question.  

La première phase dite de concertation (c'est comme les négociations sauf que la décision finale est déjà prise avant) se passe plutôt bien (enfin pour lui).

On (enfin il) décide alors de porter le projet devant le parlement après les vacances, histoire de moins passer pour  les enfoirés qu'ils sont. Mais voilà l'homme de la situation apparait dans la presse comme un homme pas si intégre que ça. Il aurait obtenu pour son épouse une situation et aurait, comme c'est bête, frauder en tant que trésorier du parti à l'insu de son plein gré il va s'en dire.

Et là c'est parti pour le grand manége et ménage de l'été. Pas un jour sans qu'un journal ne révéle des malversations, ou du népotisme ou les deux à la fois.

Un jour on apprend que le ministre du budget et trésorier de l'UMP aurait faciliter l'obtention du hochet (la légion d'honneur) pour l'alors futur employeur de son épouse et gérant de la fortune d'une vieille rombière toujours prompte à financer le parti populiste, la campagne de son candidat à l'élection présidentielle voire même les propres campagnes électorale du  collecteur de fond lui même . Un autre jour on apprend que l'homme intégre a fourgué un hippodrome et quelques hectares de forêt propriété publique de la ville dont il est l'édile pour quelques malheureux deniers à un ami et sans respecter la procédure idoine. Etc etc....

Devant l'incendie médiatique dans lequel risque de cramer  l'homme qui doit conduire LA réforme de son  régne, Sarkozy s'empresse d'ouvrir un contre feu.

Dans le désormais célébre, mais qui n'en reste pas moins nauséabond, discours dit de Grenoble, il revient à ses fondamentaux. La sécurité Mais pour que ça marche il lui faut trouver un bouc émissaire de préférence qu'il n'aura jamais utilisé. Les jeunes, la caillera, les voyous, les récidivistes, les malades mentaux,les pedophiles,  les chiens dangereux ou  les clandestins c'est pas possible il les a déjà utilisés voir plusieurs fois dans l'une ou l'autre des 33 lois qu'il a fait voter depuis 2002.

Des incidents étant intervenus au début de l'été dans lesquels ont été impliqués des gens du voyage, Sarkozy n'hésite pas et désigne les gens du voyages en général et les Romanichels ou Rom comme "Stigmatisés de l'été 2010". Le choix est pour lui judicieux. Ils sont facilement repérables, peu appréciés par le bon peuple qui ne supporte plus de les voir mendier dans la rue ou de les entendres massacrer à grand coup d'accordéons le patrimoine musical français dans le métro.

Une fois désigné le bouc émissaire, il faut mettre en route la machine à faire de l'information (rappelons nous que tout ça c'est avant tout pour faire oublier l'affaire dite "Bettencourt - Woerth"). Donc il faut du mouvement.

Et c'est la qu'entrent en scéne les concons flingueurs.

Hortefeux avec sa tronche de collabo qu'on imagine parfaitement pendant l'occupation à écrire des lettres de dénonciation (quand il y en a un ça va c'est quand il y en a plusieurs que ça pose problème) signées "Un vrai Français" et à la manoeuvre. Epaulé par le Doriat des années 2010 : le félon Eric Besson.

Sans parler des deux Nicois : Estrosi et Ciotti qui eux parlent de mettrent en taule les parents d'enfants délinquants ou les maires défaillants en matière de sécurité.

Enfin n'oublions pas le porte flingue numéro un de l'UMP et de son président : Jean euh non Frédéric Lefévre. .

 

Si à chaque fois que ça sent le roussi pour lui ou sa bande, Sarkozy doit trouver un nouveau bouc émissaire on peut s'inquièter pour les Roux, les barbus, les homosexuels ou les gauchers.

 

 

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60 ans : Pas encore retraité mais toujours chômeur

30 Mai 2010 , Rédigé par le cri du peuple

Il semblerait que la messe est dite.

Malgré une campagne magnifiquement orchestrée par Sarkozy, le gouvernement et l'UMP avec l'aide (involontaire ?) du COR et parfaitement consciente de la majorité des média, l'opinion publique reste à 57% attachée à la retraite à 60 ans.

Mais n'écoutant pas ce que lui disent les Français, le gouvernement tout attaché à son dogme principal du réglement des déficits par la réduction des dépenses, aurait décidé de passer l'age de la retraite de 60 à 61,62 ou 63ans.

 

On peut déjà noter que cette mesure est injuste en particulier pour ceux qui ayant commencé à travailler avant 19ans souvent dans les emplois les plus durs (parce que ne demandant pas de formation poussée) devront cotisé au dela de la durée de cotisation requise qui doit passer à 41 ans. A moins que, ce qui est fort probable, Sarkozy et sa bande de peigne cul ne décident aussi d'augmenter le nombre de trimestres nécessaires pour percevoir une pension de retraite pleine. 

 

Le recul de l'âge de départ à la retraite va entrainer de manière technique et automatique une augmentation du chômage. En effet rappelons cette particularité bien française : 20% des 15-24 ans et 60% de 55-64ans sont au chômage.

Donc avec un droit à la retraite à 62 ou 63 ans, celui qui à 60 ans est sans emploi (Chomeur ou bénéficiaire de revenu minima) devra attendre 2 ou 3 ans de plus avant de toucher une pension qui sera plus faible à cause des décotes pour trimestres manquant.

Si on prend maintenant le cas d'une personne qui à 60ans a encore un emploi, elle restera donc  2 à 3 ans de plus en activité et reculera d'autant l'embauche de son remplaçant potentiel plus jeune qui soit restera au chômage soit ira s'inscrire au pôle emploi.

 

Le recul de l'age de la retraite pour Sarkozy, Woerth et l'UMP agira plus sur une baisse des dépenses que sur une augmentation des recettes. On voit tout de suite que les recettes engendrées par le versement des cotisations au taux de 15.65% du salaire total de 40% des personnes de 60 ans encore en activité ne couvrira jamais les pensions représentant 50% de ce même salaire des 60% sans emploi.

 

Le COR dans son rapport préconisait en gros trois mesures : le recul de l'age de la retraite, l'allongement de la période de cotisation et la mise à contribution d'autres revenus pour le financement des retraites.

Il semblerait qu'il ait oublié le principal : la lutte contre le chômage.

 

N'oulions pas que nous sommes en France dans un système de retraite par participation ce qui veut dire que ceux qui travaillent payent les pensions de ceux qui sont à la retraite.

En clair si vous ne faites rien pour augmenter l'emploi (et donc les cotisations) vous pourrez toujours mettre en place des plans drastiques pour diminuer le nombre de retraités (et oui c'est de cela qu'il s'agit avec les mesures de Sarkozy) vous serez amenés au bout de quelques années à de nouveaux plans et ainsi de suite jusqu'à la quasi disparition du système de retraite à moins que vous ne trouviez d'autres sources de financement que les simples cotisations sur les salaires.

 

On le voit encore une fois Sarkozy qui n'aura de toutes les promesses électorales faites lors de la campagne présidentielle de 2007 retenu que celle de ne pas être le président qui augmentera les impôts (et encore) ne veut agir que sur les dépenses et jamais sur les recettes. A moins qu'il ne se résigne comme annoncé enfin à mettre à contribution les revenus du capital pour financer les retraites. Espérons seulement que là on quittera le symbolique message à envoyer à l'opinion avec des taux mini pour appliquer des taux de prèlévement vraiment significatifs et efficaces. Mais hélas on ne peut qu'en douter.

 

Tenir et Résister

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La constitution des déficits de Sarkozy

24 Mai 2010 , Rédigé par le cri du peuple

 Sarkozy veut lancer une réforme de la Constitution qui imposera «à chaque gouvernement issu des urnes de s'engager pour cinq ans sur une trajectoire de déficit».  C'est du grand n'importe quoi !

En attendant l'inscription dans la constitution des déficits interessons nous un peu à la constitution des déficits.

Prenons par exemple la courbe des déficits publics  et de son corrolaire la dette publique depuis 30 ans.  Que constate-t-on ?

Les deux seules périodes où le  déficit public a dépassé les 5% du PIB  c'est entre 1993 et 1995 et depuis 2009 !

Rappelons qu'entre 1993 et 1995 le ministre du budget était un certain Nicolas Sarkozy. On peut mesurer toute la grandeur de l'exploit d'avoir des déficits importants lors d'une période où les privatisations avaient été relancées.

Alors que le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 avait réussi à contenir le déficit du budget de l'Etat  en dessous des 2% et surtout à rendre bénéficiaire les budgets de la sécurité sociale dès 2003 le déficit recommençait sa descente, il est vrai modérée jusqu'en 2008 pour atteindre aujourd'hui plus de 8% principalement à cause de la crise et des plans de sauvetage de la banque et de l'industrie automobile qui l'ont suivie.

Rappelons encore une fois que le désormais chasseur de déficits (sous la férule de la chancelière de l'Europe la trés souriante Anguella Mére Quelle) était aux affaires en tant que ministre de l'intérieur, des finances et Président de la République.

Donc s'il est un spécialiste des déficits publics en France et dans le monde c'est bien le chou chou de la grande bringue du 16ème.

Si la maîtrise des déficits ait déjà été gravée dans le marbre lorsque Sarkozy était en fonction, ses budgets auraient été systématiquement retoqués par le conseil constitutionnel.

 

Ce qui est génant dans cette affaire d'obligation de réduction de déficit inscrite dans la constitution,  c'est d'une part le fait que cela risque de contenir l'action en matière budgétaire des futurs gouvernements qu'ils soient de droite mais surtout de gauche et d'autre part que la seule application d'un tel principe pour Sarkozy ne signifie ni plus ni moins qu'une réduction des dépenses.

 

Rappelons ici que tout déficit est le résultat de dépenses supérieures à des recettes.

Certains journalistes pour vulgariser la notion de déficit utilise souvent l'image d'un ménage qui dépenserait plus qu'il  ne gagne d'argent. Cette comparaison est fausse. Car un ménage s'il peut agir jusqu'à un certain point sur ses dépenses ne peut pas ou peu agir directement sur ses revenus.

Un Etat peut lui parfaitement agir et sur ses dépenses (avec des restrictions budgétaires) et sur ses recettes (avec la fiscalité).

Sarkozy tout à son principe de non augmentation des impôts (ce qui reste à démontrer) se refuse d'utilisé la fiscalité pour réduire les déficits. Ce qui ne peut conduire qu'à la rigueur . Enfin à une certaine rigueur dont seront victimes les plus démunis. En refusant de mettre à contribution les plus riches et d'instiller une certaine justice sociale dans la fiscalité le prince président du pouvoir d'achat du président va encore approffondir la fameuse fracture sociale chère à son plumitif Henri Guaino.

 

Gageons que tous les doctes Raymonds la Science qui il n'y a pas un an occupaient les plateaux de télévision en nous disant que la France(Enfin Sarkozy et ses affidés) pouvait se permettre de  faire du déficit et qu'il y avait comme pour le Cholesterol du bon et du mauvais déficit, ne vont pas manquer de revenir sur les mêmes plateaux de télévision avec les mêmes costards et le même applomb pour dire que la France (et cette fois c'est de tous les citoyens qu'il s'agit) ne peut plus vivre ainsi au dessus de ses moyens, comme disait cette ordure d'ancien ministre des finances Thierry Breton.

 

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Le silence des veaux

4 Mai 2010 , Rédigé par le cri du peuple

Dimanche dans le JDD, le conseiller aux affaires sociales de l'Elysée, Raymond Soubie estimait que l'Elysée avait gagné une partie de la bataille de l'opinion sur la question des retraites. Selon lui les chiffres relativement faibles des défilés de la veille 1er Mai, semblent indiquer qu'«une large partie des Français considère qu'une réforme est inéluctable».

 

Ben voyons! Ca fait plus d'un an qu'on nous bassine avec la réforme des retraites qui est "indispensable" pour péréniser notre systéme social et bla bla et bla bla.....

Celui ou celle qui aprés un tel bourrage de crane penserait qu'il n'y aura pas de réforme des retraites n'aurait pas lu un seul journal, écouté un seul bulletin d'info à la radio ou regardé un seul JT depuis au moins 18 mois.

Tout le monde en France et même au dela sait qu'il y aura une réforme du régime des retraites. Et on peut même en soupçonner certains de craindre que la réforme sera, selon la terminologie usitée par Luc Chatel récemment, "politiquement courageuse" ce qui en clair pourrait se traduire par "socialement douloureuse".

 

Donc on peut dire que la faible mobilisation du 1er mai n'est pas due à la prise de conscience par les masses laborieuses de l'inéluctabilité de l'abattage à coup de hache du systéme des rétraites par Sarkozy et sa bande mais doit beaucoup plus au fait de la division syndicale, des vacances scolaires ou que le jour du travail en cette année de grace 2010 tombait un Samedi. A cela vous rajoutez une météo plutot incertaine et vous avouerez qu'il n'y a guère de quoi inciter le prolo inquiet pour sa retraite à battre le pavé.  

 

Fort de cette "victoire", l'Elysée a, dès Lundi, utilisé une technique qu'il adore particulièrement : le lacher de ballon. Rappelons que cette technique consiste par l'intermédiaire d'un média à faire courir une information officiellement officieuse pour voir quelle réaction elle provoque dans l'opinion. Si la réaction est négative on s'empresse de démentir l'information si la réaction est positive ou tout du moins nulle on confirme l'information.

 

Ainsi Lundi matin donc, le "Monde" annonçait que Sarkozy, fidéle à sa pratique de l'écoute des commissions, tables rondes ou concertation qu'il a mis en place à grand renfort de publicité, aurait déjà décidé de reculer l'age de la retraite à 61 ans en 2015, 62 ans en 2020 et 63 ans en 2030.

 Le journal du soir qui parait le matin, précisait même que si politiquement le chef de l'UMP ne peut attaquer de front l'age légal de départ à la retraite, il s'ingenierait à "vider la barrière des 60 ans de sa substance. Soit en renforçant la réforme Fillon, en exigeant encore plus de trimestres de cotisation. Soit en instituant une décote dissuasive pour ceux qui choisiraient de partir en retraite avant les 61, 62 puis 63 ans."

C'est un peu "travailler plus longtemps pour éviter de gagner moins"

Il va s'en dire que le ministre du travail Eric Woerth le cost killer est d'après le journal "réticent à cette hypothése".  Attention il est réticent et non opposé. Vous saisissez tout de suite la nuance. En clair si Sarko demain enfin à la fin de la concertation lui demande de mettre en place ces mesures, Woerth les mettra en oeuvre avec réticence peut être .

Pas besoin d'avoir fait l'ENA (et peut être même il vaut mieux ne pas l'avoir fait) pour comprendre qu'à terme si aucune mobilisation massive des syndicats mais surtout du peuple ne se fait et bien l'age de la retraite sera toujours officiellement à 60 ans mais celui ou celle qui voudra partir à cet age là n'aura droit qu'à une aumone pour seule pension.

 

Décidément Lundi a été une journée riche en lacher de ballon (peut-être l'approche de la coupe du monde) puisque les Echos nous infomait que "le ministère de l'Economie étudie la possibilité d'étendre le forfait social, cette contribution de 4% à la charge des employeurs, à certains revenus encore exonérés de cotisations", comme "les chèques vacances, les titres restaurant, les avantages accordés par les comités d'entreprise, les chèques emploi-service préfinancés ou les indemnités de rupture (pour les licenciements et les départs en retraite)". En clair Bercy envisagerait de taxer ces différents avantages sociaux. En 2008 l'ensemble de ces avantages a représenté la somme de 8.8 milliards d'€ ce qui donnerait 352 millions d'€ de recettes si la mesure avait été appliquée.

On se souviendra que la cour des comptes alors dirigée par Séguin, avait en 2007 estimé le manque à gagner généré par l'exemption de cotisations sociales sur les stocks options à 3 milliards d'euros.  Certes depuis des dispositions ont été prises pour taxer les stock options mais on est encore loin du compte. Ainsi la taxation à 12.5% (10% pour les entreprises 2.5% pour le bénéficiaire) n'aurait rapporter que 1 milliard d'€uros. Il en est de même pour les parachutes dorés.

Ainsi Lagarde leste avec les comptes publics, s'en prend encore une fois aux moins riches. Si elle veut vraiment combler les déficits la solution qui s'impose est la suppression de toutes les niches fiscales et sociales et surtout l'abandon pur et simple du bouclier fiscal qui alors qu'il était sensé stoppé une prétendue hémorragie fiscale due à l'évasion vers des paradis artificiels de certains fortuné n'a aucunement empéché le nombre d'évadés fiscaux de progresser entre 2007 et 2008.

 

On voit bien comment fonctionne ce gouvernement. A l'image de son chef il fait des effets de manche pour épater la galerie alors qu'en coulisse il rend de petits ou grands services à ses amis. Quand une réforme importante doit être menée il prend les décisions puis convoque une commission sensée réfléchir sur la réforme à conduire et avant que la commission ait remis son rapport il lache quelques ballons pour sonder l'opinion espérant  que seul y répondra le silence des veaux que sont pour lui les citoyens de ce pays. 

 

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Que l'heure de la retraite sonne...

23 Avril 2010 , Rédigé par le cri du peuple

"Leur vie : ils seront flics ou fonctionnaires

De quoi attendre sans s'en faire

Que l'heure de la retraite sonne..."

chantait Jean Ferrat.

Helas le poête n'a pas toujours raison. Parce qu'aujourd'hui que l'on soit flic, fonctionnaire ou tout simplement salarié du privé on ne peut plus attendre sans s'en faire.

Et même plus il faut s'inquiéter de l'heure de la retraite mais aussi de l'existence de cette future retraite voire de sa propre existence quand l'heure de la retraite aura sonné.

 

Les sujets d'inquiétude sont nombreux en ces temps de début de  concertation sur les retraites.

Déjà rien le fait de parler de concertation et non de négociation peut donner une idée de ce que prévoient Sarkozy et son gouvernement :une discussion sur des pistes définies par avance écartant toute proposition qui ne serait pas prévue.

 

La désignation d'Eric Woerth comme ministre du travail en charge du dossier des retraites n'est pas forcément une bonne nouvelle. En effet lors de son passage au budget le trésorier de l'UMP n'a eu de cesse que de chercher à tailler à la tronconneuse dans les dépenses pour limiter les déficits.

Cet Enarque n'a qu'une préoccupation : réduire les dépenses sans jamais s'atteler à augmenter les recettes voire pire réduire les recettes aussi.

 

Un autre point d'inquiétude est la sortie du rapport du COR (Conseil d'Orientation des Retraites) au moment même où commence la concertation.

Ce rapport semble franchement taillé sur mesure pour affoler les foules et mettre la pression sur les syndicats afin de les amener à accepter des mesures qui seront courageuses selon la communication gouvernementale mais surtout douloureuses pour les futurs retraités.

Le rapport du COR qui devrait servir  apparement de base de concertation pour l'avenir des retraites est lui-même sujet à caution.

Déjà sur les hypothéses choisies pour établir ce rapport. Par exemple il prévoit un taux de chômage allant de 4.5% ce qui ne s'est pas vu depuis 1970 à 7%.

Ensuite sur les propositions qu'il avance  2 préconisent des réductions de dépenses (baisse des pensions et décalage de l'âge effectif du départ à la retraite) contre une qui s'attaque aux recettes (hausse du taux de prélévement)

Déjà est écarté par le COR la solution de l'élargissement de l'assiette des prélévements (par exemple en incluant les revenus du capital ou autres stock options)

 

On sait d'emblée que Sarkozy a écarté une hausse des prélévements. Au nom de son sacro saint dogme, imbécile s'il en est, de ne pas augmenter les impôts.

Eh oui encore une fois il en va des retraites comme pour tout le reste de l'action économique de ce gouvernement. Quand il s'agit de combler un déficit qui rappelons le résulte de dépenses supérieures à des recettes : on diminue tout, les recettes dans un premier temps (comme avec le bouclier fiscal ou la suppression de la taxe professionnelle) mais surtout les dépenses (avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux). 

Or tout le monde le sait pour combler un déficit on peut certes diminuer les dépenses mais on peut aussi augmenter les recettes. Ou jouer sur les deux.

 

Depuis le rapport de la cour des comptes de 2008, on sait aussi que l'augmentation des recettes est possible et ce sans toucher forcément au taux de prélévement. Pour cela il suffit juste d'élargir l'assiette des prélévements à certains revenus du capital et autres avantages salariaux : tel que les stock options, les bonus, les golden parachutes et pourquoi pas les dividendes perçus.

On pourrait aussi remettre en cause non seulement le bouclier fiscal mais aussi l'ensemble de la fameuse loi TEPA qui instaurait rappelons le un allégement des charges sociales sur les heures supplémentaires.

Pourquoi ne pas supprimer purement et simplement tous les allégements ou exemptions de charges sociales consenties aux entreprises qui ne sont pas toujours compensés comme cela devrait être le cas par l'Etat.

 

On voit bien qu'en limitant le débat en écartant d'office toute solution visant à l'augmentation des recettes, le gouvernement veut conduire les partenaires sociaux vers les seules solutions de diminution des dépenses.

 

Vous pouvez toujours rétorquer que le ministre et son maitre et menteur se sont engagés à ne pas toucher au niveau des retraites. Ce qui est faux. Effectivement ils ne toucheront pas au niveau des retraites pleines mais ils vont rendre plus difficile les conditions d'obtention de cette retraite pleine.

Le recul de l'age du droit à la retraite de 60 à 62 ans conduirait à sortir du systéme de retraite tous les salariés agés de 60  à 62 ans qui auront cotisé le nombre de trimestres nécessaires pour prétendre à la retraite pleine. Et ce sera autant de retraites qu'il ne faudra pas payées. Ainsi par personne l'économie moyenne par an serait de 12 fois le montant moyen de la pension (1108€ en 2007) soit 13296€. Si l'on considére que la moitié des gens qui partent en retraite sont dans ce cas celà permet de faire baisser les dépenses de retraites de 325.000 (650.000/2)  par 13296€ soit 4.3 milliards d'Euros.

 

L'augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour percevoir une pension de retraite à taux plein de 4 trimestres (un an ) force d'emblée les futurs retraités à opérer un choix douloureux : ou ils partent avec une retraite minorée de 2.5 points par trimestre manquant  ou ils travaillent (s'ils ont encore un emploi ce qui n'est la cas que de 38% des personnes concernées) un an de plus. Et ainsi les caisses de retraites soit versent une pension moins importante pendant environ 18 ans (compte tenu de l'espérance de vie) soit elles ne versent pas de pension pendant un an.

 

Au final on ne peut que constater que tout a été mis en place pour forcer les participants à la concertation à ne discuter que des modalités d'application de mesures qui ont déjà été décidées par Sarkozy.

La buse de l'Elysée et ses affidés conduisent une véritable campagne de dramatisation du débat avec le rapport du COR,l' encadrement de la concertation et le formatage de l'opinion par voie de média pour ancrer l'idée que seules les solutions de réductions des dépenses sont possibles.

 

Mais n'est ce pas ainsi que l'agité de la Rolex agit toujours." Débatez débatez mais surtout n'oubliez pas à la fin d'entériner mes décisions" semble-t-il dire à tous les Grenelle,  commissions, comités ou tables rondes qu'il installe à grand renfort de publicité.

On a peine à imaginer comment il pourrait en être autrement pour un sujet aussi important que les retraites.

 

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Le bouclier de Chatel

2 Avril 2010 , Rédigé par le cri du peuple

Lors d'une interview à la radio, le sémillant porte parole du gouvernement et ministre de l'Education nationale, ancien DRH façon plan de licenciement, Luc Chatel pour défendre le bouclier fiscal disait qu'il était tout à fait normal que les gens ne travaillent pas plus de 6 mois pour payer leurs impôts.

Il se fout vraiment de la gueule du peuple.

Son argumentaire déjà entendu dans la bouche d'autres politiques favorables à ce cadeau fait au plus riches est complétement faux.

La majorité des gens bénéficiaires du bouclier fiscal ne vont pas "travailler" six mois pour payer leur contribution. En effet on sait que la plus grosse partie de leur revenu ne vient pas de leur travail mais bel et bien de placements mobiliers, immobiliers ou autres.

Et quand bien même ils n'auraient comme revenu que leur salaire, il parait tout à fait anormal que des gens comme certains PDG du CAC 40 qui ont des salaires astronomiques qui ne sont parfois même pas mérités voient leur contribution au bien public (et oui l'impôt normalement doit servir à contribuer au bien être de l'ensemble de la population et pas qu'à payer des billets d'avion pour ministre en goguette) limitée. Ce qui faut se mettre en tête c'est que même après avoir acquitté un impôt dépassant la moitié de leur revenu, ce qui leur reste est largement supérieur à ce qui reste à un Smicard une fois qu'il a payé ses impots.

 

Chatel quand il utilise l'argument falacieux des 6 mois de salaire ne fait que reproduire une procédé cher à son maître et saigneur Nicolas Sarkozy : à savoir essayer de placer en situation  son auditoire.

Quand il entend six mois de salaire le Smicard va tout de suite penser à sa propre situation et s'imaginer dans la position du Smicard à qui on préléve six mois de son pauvre salaire et pas six mois d'un salaire mensuel équivalent pour lui à deux vies de labeur.

Qui plus est en n'evoquant que le salaire comme revenu , l'ancien DRH entretient la confusion faite entre salaire et revenu. La majorité des gens en France n'a comme revenu que son salaire. Et donc les revenus du capital sont occultés.

 

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