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le cri du peuple

La loi du (super)marché selon Sarkozy

15 Mai 2008 , Rédigé par jacques vingtras

La théorie de la loi du marché établit que les prix s'ajustent en fonction de l'offre et de la demande pour un produit donné. Si l'offre augmente, à demande égale, le prix baisse. L'offre peut être augmentée soit en proposant plus de quantité soit en multipliant les "offreurs" qui entrent alors en  concurrence.
La réalité est tout autre. En particulier quand entre l'offreur producteur et le demandeur consommateur vient se placer le distributeur ou revendeur dont le rôle est d'agglomérer les offres d'un nombre important de producteurs pour répondre aux demandes multiples et variées d'un nombre beaucoup plus important  de consommateurs. 
Dans nos sociétés de grande consommation le rôle du distributeur devient de plus en plus important jusqu'à le rendre incontournable.
La nature humaine fait que la majorité des individus cherchent toujours à accumuler un maximum de richesse. Le distributeur profitant de sa position centrale dans le marché essayera donc  d'obtenir des producteurs des prix bas et d'imposer ses prix aux consommateurs clients qui obligés de s'approvisionner chez lui ne sont plus en  force d'imposer ou proposer leur prix.
La concurrence qui place plusieurs loups dans la bergerie ne conduit pas forcément à une baisse des prix.
Juste un petit exemple. A coté de chez moi il y avait une patisserie qui proposait d'excellent gateaux à 15€ pièce. Il y a un an une deuxième patisserie s'est ouverte à 50m de la première et qui propose de tout aussi excellents gateaux mais à 12€ pièce. La logique du marché aurait voulu que la  patisserie la plus ancienne abaisse ses prix pour les ramener au niveau de la nouvelle. Mais non c'est cette dernière qui, au bout de six mois,  a monté ses prix au niveau  de ceux de sa concurrente.
Sarkozy pense qu'en autorisant l'implantation de nouvelles grandes surfaces il augmentera la concurrence et que cette concurrence conduira obligatoirement à une baisse des prix. Rien n'est moins sur. Une étude récente semble indiquer un deal intervenu entre les grandes marques de la distribution qui attribuait à chaque marque une part du territoire comme dans la mafia où chaque famille à son territoire.
A aucun moment non plus le gouvernement ne s'est interrogé sur  ce qui fait qu'en France le panier alimentaire de la ménagére est 30% plus cher que celui équivalent de la ménagére Allemande.
Dans notre pays la grande distribution est plus concentrée que dans nombre d'autres pays. De plus grace aux lois Galland, Raffarin et Royer qui restreignaient l'implantation des magasins, les grandes enseignes ont acquis une position de force par fusion acquisition. Elles ont aussi mis en place des pratiques qui ne sont pas éloignées du racket avec les fameuses marges arrière. Et on peut en déduire qu'elles sont en grande partie responsables des 5 à 20% de renchérissement des produits de base par rapport à la moyenne des pays européens.
Aussi donner à la grande distribution la maitrise des prix comme veut le faire Sarkozy est plus qu'illusoire sinon dangereux. Et cela revient à "privatiser" une fonction de l'Etat qui est d'encadrer la concurrence.
Tenir et Résister

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Magali 19/05/2008 21:02

Nous salariés du public et du privé, demandons que soit en préalable régularisées ces importantes questions, avant toute nouvelle réforme équitable des retraites.
1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :
- La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable", qui ont ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros" ( année 2005). Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.
2/ Sur les dettes de l"Etat :
- Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).
3/ Sur les recettes de privatisations :
- Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.
A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.
4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :
- 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d'euro, au détriment des bénéfices du travail.
5/ Sur les "niches" fiscales :
- 254 "niches" fiscales qui permettent à 3900 gros contribuables d'échapper à tout impot sur le revenu, privant l'Etat de 43 milliards de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire.
Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.
A savoir :
1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.
2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.
Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s'emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.
Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP.N'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.
Pour signer l'appel : http://www.ohfr-redir.com/1434