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le cri du peuple

Le MEDEF met des freins à la négociation

11 Janvier 2008 , Rédigé par jacques vingtras

Après les 35 heures dont mardi le prince omni président du pouvoir d'achat du président annonçait la mort avant que mercredi il n'en fasse annoncer la renaissance (c'est peut être ça la politique de civilisation avec renaissance ), voila que c'est le contrat de travail qui se retrouve sur le devant de la scène avec la fin programmée des  négociations entre patronat et syndicats de salariés. 
En gros de quoi s'agissait il ? Installer de la flexécurité dans le contrat de travail. D'un coté on permet aux employeurs de pouvoir licencier plus facilement et de l'autre on permet aux salariés d'être mieux rémunérés et formés dans les périodes de chomage. Ce qui fait la particularité des négociations engagées depuis quatre mois, c'est que le foutriquet avait dès le départ annoncé la couleur. Si les négociations n'aboutissaient pas dans les délais impartis, le gouvernement déciderait seul des mesures à mettre en place. 
Or quand on compare les propositions du candidat Sarkozy avec les demandes du MEDEF on ne peut s'empécher d'y voir un grand nombre de points communs. Comme on dit du coté de Quimper, on voit tout de suite où Badinguet est allé acheter son cidre. Parisot réclamait un allégement des procédures de licenciement Sarkozy propose un contrat de travail unique avec un recours au licenciement facilité par exemple. 
De l'avis de certains les négociations qui doivent s'achever ce soir même ont trés peu de chance d'aboutir et notament sur une proposition du MEDEF de créer un contrat de travail à mission par lequel un employeur fixerait des objectifs au salarié recruté qui, dès que les objectifs sont atteints, voit la fin de son contrat. 

On voit bien que le MEDEF n'a aucun intérêt à ce que les négociations aboutissent. Puisque si c'est le cas, ce sont ses propositions reprises par le candidat de l'UMP qui serviront de base à la loi qui sera élaborée par le gouvernement. 

Tout ceci montre bien encore une fois la véritable connivence entre le gouvernement et le syndicat patronal. Le premier, pour faire du social et paraitre à l'écoute des salariés lance une négociation sur le sujet avec une date butoir en menaçant de légiférer s'il n'y a pas d'accord et le second fait tout pour que les négociations (sur les points cruciaux seulement sinon ce serait trop visible) n'aboutissent pas.  Ainsi le programme du MEDEF/UMP est mis en place au prétexte que les négociations n'ont pas abouties. 

Tenir et Résister

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