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le cri du peuple

La constitution des déficits de Sarkozy

24 Mai 2010 , Rédigé par le cri du peuple

 Sarkozy veut lancer une réforme de la Constitution qui imposera «à chaque gouvernement issu des urnes de s'engager pour cinq ans sur une trajectoire de déficit».  C'est du grand n'importe quoi !

En attendant l'inscription dans la constitution des déficits interessons nous un peu à la constitution des déficits.

Prenons par exemple la courbe des déficits publics  et de son corrolaire la dette publique depuis 30 ans.  Que constate-t-on ?

Les deux seules périodes où le  déficit public a dépassé les 5% du PIB  c'est entre 1993 et 1995 et depuis 2009 !

Rappelons qu'entre 1993 et 1995 le ministre du budget était un certain Nicolas Sarkozy. On peut mesurer toute la grandeur de l'exploit d'avoir des déficits importants lors d'une période où les privatisations avaient été relancées.

Alors que le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 avait réussi à contenir le déficit du budget de l'Etat  en dessous des 2% et surtout à rendre bénéficiaire les budgets de la sécurité sociale dès 2003 le déficit recommençait sa descente, il est vrai modérée jusqu'en 2008 pour atteindre aujourd'hui plus de 8% principalement à cause de la crise et des plans de sauvetage de la banque et de l'industrie automobile qui l'ont suivie.

Rappelons encore une fois que le désormais chasseur de déficits (sous la férule de la chancelière de l'Europe la trés souriante Anguella Mére Quelle) était aux affaires en tant que ministre de l'intérieur, des finances et Président de la République.

Donc s'il est un spécialiste des déficits publics en France et dans le monde c'est bien le chou chou de la grande bringue du 16ème.

Si la maîtrise des déficits ait déjà été gravée dans le marbre lorsque Sarkozy était en fonction, ses budgets auraient été systématiquement retoqués par le conseil constitutionnel.

 

Ce qui est génant dans cette affaire d'obligation de réduction de déficit inscrite dans la constitution,  c'est d'une part le fait que cela risque de contenir l'action en matière budgétaire des futurs gouvernements qu'ils soient de droite mais surtout de gauche et d'autre part que la seule application d'un tel principe pour Sarkozy ne signifie ni plus ni moins qu'une réduction des dépenses.

 

Rappelons ici que tout déficit est le résultat de dépenses supérieures à des recettes.

Certains journalistes pour vulgariser la notion de déficit utilise souvent l'image d'un ménage qui dépenserait plus qu'il  ne gagne d'argent. Cette comparaison est fausse. Car un ménage s'il peut agir jusqu'à un certain point sur ses dépenses ne peut pas ou peu agir directement sur ses revenus.

Un Etat peut lui parfaitement agir et sur ses dépenses (avec des restrictions budgétaires) et sur ses recettes (avec la fiscalité).

Sarkozy tout à son principe de non augmentation des impôts (ce qui reste à démontrer) se refuse d'utilisé la fiscalité pour réduire les déficits. Ce qui ne peut conduire qu'à la rigueur . Enfin à une certaine rigueur dont seront victimes les plus démunis. En refusant de mettre à contribution les plus riches et d'instiller une certaine justice sociale dans la fiscalité le prince président du pouvoir d'achat du président va encore approffondir la fameuse fracture sociale chère à son plumitif Henri Guaino.

 

Gageons que tous les doctes Raymonds la Science qui il n'y a pas un an occupaient les plateaux de télévision en nous disant que la France(Enfin Sarkozy et ses affidés) pouvait se permettre de  faire du déficit et qu'il y avait comme pour le Cholesterol du bon et du mauvais déficit, ne vont pas manquer de revenir sur les mêmes plateaux de télévision avec les mêmes costards et le même applomb pour dire que la France (et cette fois c'est de tous les citoyens qu'il s'agit) ne peut plus vivre ainsi au dessus de ses moyens, comme disait cette ordure d'ancien ministre des finances Thierry Breton.

 

Tenir et Résister 

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