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le cri du peuple

Le bonheur est dans le prêt

5 Février 2009 , Rédigé par jacques vingtras

Selon un sondage réalisé par l'institut CSA 62% des personnes interrogées pensent que la politique du gouvernement ne permet pas de lutter efficacement contre les effets de la crise et 61% des sondés souhaitent que les syndicats appellent à poursuivre la mobilisation.
Apparement les Français sont plus lucides qu'on ne le pense et ce n'est pas le show de Sarko qui risque de changer les choses. Surtout si ce dernierl campe sur sa position de poursuite des "réformes difformantes" et ne donne aucun signe valable de relance du pouvoir d'achat. Rajoutons à cela les chiffres du chômage qui ont même réussi pour une fois à clouer le bec d'une Lagarde hyenne d'habitude plus diserte.
Avec le discours de Sarkozy sur TF1; France 2 et M6 ca va être "Plus belle la vie" sur toutes les chaines.
Est ce que les journalis.....euh les présentateurs vont oser poser une question à eux un peu pertinente ?
C'est assez  marrant se faire expliquer la crise économique par un stulto économicus qui n'a retenu que trois idées (et encore pas totalement intégrées) de l'économie : trop d'impot tue l'impot, trop d'état tue l'état et trop de riches tue la richesse.
Donc la buse de l'Elysée va nous expliquer la crise et surtout nous vendre son plan avec ses différents volets.
En tout premier desquels la recapitalisation des banques et les 50 milliards injectés dans le systéme financier.

Tout d'abord avant d'aborder le plan par lui même on peut très justement dénoncer son aspect quasiment immoral. En effet ce que se proposent  de faire Sarkozy et son gouvernement c'est d'axer leur plan de sauvetage sur les banques et le systeme financier qui apparaissent aujourd'hui comme étant les principaux fautifs de la crise.

Ensuite le gouvernement nous répétent à l'envi que l'argent injecté dans le plan ne sera pas pris sur le budget mais va être emprunté sur le marché financier par l'Etat qui à son tour le prétera aux banques qui en contre partie seront priées d'accorder plus facilement des prèts aux entreprises désireuses d'investir dans le productif et aux ménages pour faciliter l'accession à la propriété immobilière.
En quelque sorte c'est l'Etat qui apporte sa garantie pour permettre un  recours plus facile à l'emprunt.

Premier point l'argent prêté aux banques par l'Etat le sera avec un taux d'intérêt de 8%, permettant au passage à l'Etat, qui empruntera lui à des taux inférieurs, de se faire une marge et de s'enrichir sur le dos des sociétés et des ménages emprunteurs. Ce qui au final peut être assimiler à une "taxe".
Les banques quant à elles selon toute logique pour  récupérer une "juste rétribution" de leur travail devront  répercuter cette rétribution sur l'ensemble des lprêts qu'elles accorderont  et donc à terme augmenter leur taux d'intérêt.

Sarkozy, opposé à toute entrée de l'Etat dans le capital des banques, reste trés flou sur le contrôle qu'exercera l'Etat sur l'utilisation par les banques des sommes prétées. On peut redouter que l'on soit, encore une fois, plus dans la gesticulation de facade que dans la réelle volonté d'agir. 
Et franchement ce n'est pas le Sketch sur les Bonus des patrons de banques qui pourra donner le change etant données les sommes en jeu (quelques centaines de milles d'Euros contre des milliards). Mais le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président est comme ça : quand il s'agit de s'en prendre aux puissances de la finance parmi lesquelles il compte de nombreux amis et soutiens, il s'attaque avec force paroles au symbolique mais reste très discret sur le principal. 

Tenir et Résister

 

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