LE CRI DU PEUPLE
"La dictature c'est ferme ta gueule, le démocratie c'est cause toujours"
LE CRI DU PEUPLEFils de désespérés tu seras un homme libre (Jules Vallés)
"Le Canard Enchainé "
"Capital"
"Alternatives économiques"
"Petit bréviaire des idées reçues en économie" de Les Econoclastes
"L'enfant", "le Bachelier" et "l'Insurgé" de Jules Vallès
"Les vraies lois de l'économie" de Jacques Généreux
"Les Fossoyeurs....notre santé les intéresse" de Christian Lehmann
"La dictature c'est ferme ta gueule, le démocratie c'est cause toujours"
« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes, sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. » (art. 1er).
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucune culte (...) [sauf pour] les dépenses relatives à des exercices d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons (...) » (art 2).
« Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures du culte sont réglées en conformité de l'article 97 du Code de l'administration communale. Les sonneries de cloches seront réglées par arrêté municipal, et en cas de désaccord entre le maire et l'association cultuelle, par arrêté préfectoral » (art. 27).
« Il est interdit (...) d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics
ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices du culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou
expositions. (...) » (art. 28).
Il ressort de ces définitions et textes de loi que la laicité ne signifie en rien la lutte contre la religion. Elle ne saurait être
confondue avec l'athéisme ou même l'agnosticisme.
La laicité fonctionne dans les deux sens.
D'une part la République reconnait et garantit la liberté de chacun de croire (ou ne pas croire) et pratiquer sa religion. Implicitement elle ne se méle donc pas de choses
religieuses.
D'autre part la religion n'a pas de fondement à se meler de la chose publique ni même à être financer par l'Etat.
Selon Sarkozy une laicité "positive" est une laicité qui ne lutte pas contre la religion. Ce qui implique que jusqu'alors la laicité en France était "négative" combattant bec et ongles la
religion pour la chasser de l'esprit des citoyens.
Mais à part la loi interdisant les foulards islamiques dans les écoles de la République (et encore il ne s'agissait là que d'affirmer le principe de la laicité),on peut dire que c'est
plus souvent le principe de la laicité qui a été écorné par la religion. Par exemple pour le financement des écoles dites "libres" par les communes.
Le chanoine de Saint Jean de Latran n'hésite pas non plus à placer la morale religieuse au dessus de la morale laïque quand il dit "dans la
transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur...". Le problème c'est
que le chanoine en question se trouve être aussi Président d'une République laïque.
Déjà en 2004 le ministre des cultes de l'époque un certain NS donnait sa vision de la laicité telle qu'elle doit être en France dans un livre intitulé : La
République, les religions, l'espérance (tout un programme!) dont voici quelques extraits révélateurs :
" La religion est un élément civilisateur " autrement dit for la religion pas de civilisation
" Il est certain que les valeurs chrétiennes ont été civilisatrices en Europe et leur influence dominante (…). On peut donc évoquer la primauté des
racines chrétiennes de l’Europe quand on se place sur le plan historique " avançait il avant de demander qu'on inscrive l'héritage religieux dans le préambule de l'ex
future constitution Européenne (recalée à la suite du référendum Français de 2005).
"Il est préférable que des jeunes puissent espérer spirituellement plutôt que d’avoir dans la tête comme seule "religion" celle de la violence, de la drogue ou de l’argent. " Selon lui, « l’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté ".
"On ne peut pas éduquer les jeunes en s’appuyant exclusivement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines ". C'est pour cela qu'il a réintroduit les cours de morale à l'école primaire.
Pour appuyer son désir de modifier la loi de 1905 afin de permettre le financement des édifices religieux par de l'argent public
il n'hésitait pas à argumenter qu' "on trouve naturel que l’État finance un terrain de football, une bibliothèque, un théâtre, une crèche ; mais à
partir du moment où les besoins sont cultuels, l’État ne devrait plus engager un centime ! " oubliant au passage que les édifices religieux ne s'adresse pas à
l'ensemble des citoyens mais uniquement à la communauté des fidéles.
Il disait aussi son désir de voir en France s'installer un certain communautarisme probablement pour tenter de greffer en France le modéle américain dont il est un admirateur avoué et
qui l'a inspiré aussi pour sa proposition de "discrimination....... positive".
Pour résumer la pensée Sarkozyenne en matière de laicité, fortement inspirée voire influencée par les cathos ultra de son cabinet comme Emmanuelle Mignon ancienne scout ou Patrick Buisson
ancien de "Minute" journal d'extréme droite, la laicitié "positive" c'est une laicité assouplie, diminuée et remise en cause. C'est tout simplement le retour de la religion dans les
affaires de l'Etat.
Tenir et Résister
A propos du discours de Laval sur le RSA et son financement , une partie de la presse et du personnel politique de droite y voyait un coup de Sarkozy porté à la gauche. Sarkozy lui même dans un élan gauchisant parlait de prendre aux riches pour donner aux pauvres.
Déjà on notera la déviance du principe du RSA. L'incitation pour les bénéficiaires de prestations sociales à rechercher, accepter et garder un
emploi en leur offrant une différence de revenus conséquente s'est transformé en une interdiction de refuser plus de deux offres de travail, dont on ne sait si comme pour les chomeurs elles
devront être "valables", aux risques de perdre toute indemnisation. Cette contraintre vise encore une fois à stigmatiser les "assistés" du RMI et autres allocations en les
assimilant tous (ne nous voilons pas la face, il y a comme partout des gens qui profitent injustement du systéme mais gageons que ce ne soit la majorité) à des fainéants profiteurs
vivant sur le dos des travailleurs payeurs d'impots. On peut avoir un peu de mal à voire le côté "gauche" dans cette mesure.
Quant au fameux financement du RSA par une augmentation de 1.1% de la taxation des revenus du patrimoine (de 11% actuellement), beaucoup déjà, à son propos, ont rétorqué qu'elle ne concernera pas
que les riches mais aussi les petits épargnants ou propriétaires. Dans un entretien dans "la Tribune", la ministre des finances Kiki Lagarde chasse les doutes que l'on pouvait avoir : la mesure
ne concernera pas les plus riches en vertu du bouclier fiscal.
Elle annonçait aussi un allégement de l'ISF. Mais elle a été de suite contredite par son premier ministre Fillon qui nous a tout à fait démontré, lui qui se gausse des dissensions au sein du
PS, ce que cohésion veut dire au sein de son gouvernement. Peut être que Lagarde péche par conviction ou anticipation.
Tenir et Résister
A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto : prends garde au boeuf par devant, à l'ane par derrière et à
l'imbécile par tous les cotés (Proverbe Latin).
Les théoriciens du libéralisme économique parlent parfois d'homo economicus.
Cette vision absurde, partielle et irréelle évoque un individu
rationnel pouvant ordonner ses préférences, analyser et anticiper le mieux possible la situation économique et politique du monde qui
l'entoure afin d'utiliser au mieux ses ressources pour maximiser sa satisfaction. La somme des satisfactions maximum de ces agents économiques rationnels
confrontés à un marché entièrement libre aboutit, selon ces théoriciens au bien être social.
Au regard de la politique économique et sociale menée en France,on peut plutot parler à propos du chef de l'Etat (et de ses sbires) de stulto
économicus.
Un modéle dépassé
Le fondement de la politique économique du gouvernement de Sarkozy est un (mauvais) copier-coller de la politique économique mise en place aux Etats Unis par l'administration Reagan il y a
presque 30 ans. Seulement le monde de 2007/2008 n'est pas celui de 1980 et la France n'est pas les USA. De plus on perçoit amérement aujourd'hui les domages collatéraux de cette politique qui a
été reprise par Bush Jr depuis 2001: appauvrissement majeur de la population, faillite du systéme bancaire, creusement des écarts entre une part infime de la population captant la majeure partie
de la richesse créée et une majorité grandissante se paupérisant....
L'obsession micro-économique
Au moment où l'économie mondiale connait sa plus sérieuse crise depuis 1993, il conviendrait d'avoir une vision macro-économique englobant l'ensemble du circuit et des agents
économiques. Elle seule permet d'agir efficacement afin de limiter les dégats, en donnant à l'Etat les moyens d'intervenir, par exemple, pour relancer ou au moins soutenir la consommation
de masse, principal moteur de la croissance, ou pour augmenter l'investissement public et privé et donc la demande.
Mais Sarkozy avocat d'affaires de formation et sa ministre de l'économie, elle aussi avocate d'affaires venant du privé sont plus naturellement tournés vers la micro-économie qui place
l'entreprise au coeur du systéme. Pour eux il ne peut y avoir de richesse autre que celle créée par les entreprises parce qu'intégrée dans le sacro saint PIB. On notera au passage leur quasi
incapacité à faire la différence entre la croissance variable quantifiable aisément et le développement beaucoup plus difficile à aborder parce qu'intégrant des données plus empiriques parce
que souvent sociologiques voire psychologiques.
Cette obsession micro-économique prend deux aspects.
D'une part leur politique continue comme sous Chirac et Villepin d'être essentiellement tournée vers les entreprises à coup d'allégement ou éxonération de charges sociales au détriment des
budgets de la protection sociale et de l'Etat, d'abaissement de TVA pour la restauration déjà bénéficiaire d'aide à l'emploi, délégation de la lutte pour le pouvoir d'achat donnée à la grande
distribution...
D'autre part, ce qui est plus grave, ils veulent gérer l'Etat comme on gére une entreprise. C'est à dire sous le seul aspect comptable et financier. Peut importe les bienfaits sociaux que peut
apporter telle ou telle administration ou service public, ce qui compte c'est de réduire les dépenses (enfin essentiellement celles afférentes au personnel).
La faute du paquet fiscal
Il est particuliérement interessant de noter que l'une des premières, sinon la premiére, mesures de Sarkozy nouvellement élu a été de mettre en place le fameux paquet (cadeau)fiscal qui a
engendré pour le budget de l'Etat, une perte de recettes de 7 à 14 milliards d'Euros. En offrant ce paquet fiscal qui profite essentiellement aux plus riches, Sarkozy a agi à l'inverse
du fameux homo économicus rationnel qui ordonne ses préférences, analyse la situation et le monde et utilise aux mieux les ressources pour obtenir une satisfaction maximum. Certes il a indiqué
ses préférences pour les plus riches mais Il a surtout commencé par réduire les ressources de l'Etat sans la moindre analyse de la situation. Et faute de ressources il est aujourd'hui incapable
d'obtenir la satisfaction maximum des Français.
Depuis, après avoir baissé les recettes de l'Etat, il n'a d'autre solution que d'essayer de réduire les dépenses à grand renfort de coupes dans tous les budgets.
Et si un besoin de financement nouveau apparait, tel les mesures en faveur des pêcheurs ou le fameux RSA, il crée de nouvelles taxes, contributions, franchises...et donc augmente les
prélévements. On notera au passage l'explosion du budget de l'Etat en un tas de petites ou fortes taxes affectées à une mesure particulière ce qui remet en cause le principe d'indivisibilité de
l'impot qui veut qu'on ne peut affecter une ressource à une dépense précise. De plus il est plus difficile d'arriver à équilibrer cent petits budget qu'un seul gros.
Aujourd'hui Fillon peut nous dire que "Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel" pour justifier son inaction face à une perte de croissance. La
vérité est beaucoup plus triviale. L'Etat français n'a plus les moyens financiers de mener un plan pour relancer la croissance comme l'a fait le gouvernement espagnol récemment.
Résumé de la politique économique de Sarkozy
Dans un ouvrage "Sarkonomics" sorti en Mars 2008, l'économiste Liêm Hoang Ngoc résume assez bien l'action de Sarkozy déclinée en 10 commandements
:
1. Les travailleurs tu exploiteras
2. Les chômeurs tu stigmatiseras
3. La précarité tu répandras
4. Les vieux tu feras travailler
5. Les caisses de l'Etat tu videras
6. Les bijoux de famille tu braderas
7. Des paquets fiscaux aux riches tu offriras
8. Les pauvres et les malades tu feras payer
9. Ton peuple tu ne consulteras pas
10. Tes habits neufs à la gauche tu prêteras
Ainsi va Sarkozy se fondant sur un modéle économique dépassé, avec une vision de l'économie au ras des paquerettes, agissant et s'agitant tel un stulto economicus.
Tenir et Résister
En avril , contre toute évidence et avec la conviction d'un Thierry Breton au mieux de sa forme, Christine Lagarde maintenait que la croissance en 2008 serait bien de 2% pour en Juillet nous indiquer qu'elle serait plutot plus proche des 1.7% que des 2%.
La semaine dernière dans l'affaire Tapie, l'ancienne avocate d'affaires nous vendait la décision du tribunal arbitral comme très bonne pour le finances publiques parce qu'elle
allait permettre de récupérer les créances que l'Etat posséde sur Monsieur Tapie sans nous préciser que l'argent qui sera versé à l'homme d'affaires par le CDR lui même financé et
soutenu par l'Etat donc les finances publiques. En gros l'Etat versera 400 millions d'euros et récupérera 220 millions d'arriéré fiscaux laissant à Tapie un petit pourboire de 35 Millions
d'euros.
Hier commentant les chiffres du chomage (en hausse), la ministre de l'économie nous disait que la France résiste mieux que ses partenaires. Le chomage augmente en France mais c'est pas grave
parce qu'il augmente plus ailleurs.
Décidement on croyait avoir atteint le sommet de la mauvaise foi avec Thierry Breton mais apparement c'était sans compter sur l'actuelle équipe gouvernementale, président en tête, qui ayant
atteint la limite de la manipulation des chiffres essaye par tous les moyens de faire passer des mauvais chiffres pour des moins mauvais chiffres qu'ailleurs.
Tenir et Résister
Allez les moujiks au travail !
Aujourd'hui la branche politique du MEDEF, l'UMP (Union pour le Magot Patronal), s'apprête à voter en première lecture la loi sonnant le glas des 35 heures et des fameuses lois sur l'aménagement
du temps de travail.
Ainsi si un accord le permet, les entreprises pourront choisir de porter le nombre d'heures supplémentaires jusqu'à 405 heures par an (au lieu de 220 actuellement) à condition de ne pas dépasser
10 heures par jour et 48 heures par semaine.
Comme tout le monde le sait bien ce sont les salariés, sous syndicalisés qui devraient pouvoir imposer leur choix à des patrons qui ne demandent qu'à faire le bonheur de leurs employés. Donc on
peut penser que dans nombre de cas l'accord risque de se transformer en diktat patronal pur et dur avec des salariés consultés pour la forme.
Quand à la semaine des 48 heures et la journée de 10 heures elles constituaient déjà les maxima autorisés mais du fait du nombre limité à 220 heures par an elles étaient l'exception aujourd'hui
avec 405 heures par an elles risquent de devenir la norme.
Bon nombre de gens qui se sont laissées berner par les promesses de Sarkozy pensaient quand on leur parlait de la fin des 35 heures qui empéchaient celui qui veut gagner plus de travailler plus,
que c'était pour revenir aux 39 heures voire pourquoi pas aux 40 heures. Mais non c'était pour aligner le temps de travail sur celui de la chère Albion, modéle pour beaucoup de caciques
néo-libéraux.
Rappelons nous aussi que ce ne sont pas les salariés qui choisissent de faire ou ne pas faire des heures supplémentaires mais bel et bien l'employeur qui peut les leur imposer même s'ils ne
veulent pas en faire ou moins que ce qui leur est proposé.
Les cadres ne sont pas oubliés.En effet un amendement à la loi propose de porter le nombre de jours de travail de 218 à 235 jours maximum par an. A titre d'exemple prenons l'année 2009 (année
d'entrée en vigueur des mesures proposées) L'année compte en tout 365 jours retirons les week-ends (52 x 2 =104 jours), les congés payés (25 jours) et les jours fériés chomés et payés (10 jours)
nous obtenons 226 jours de travail. Est ce que les cadres devront venir travailler 9 samedis par an ou renoncer aux jours fériés. Bonjour le stress. Les syndicats de cadres plutot généralement
favorables au gouvernement dénoncent un retour au siécle dernier. Ce à quoi l'Enflure (Bertrand) répond qu'il s'agit là d'un maximum. Comme si ça devait empécher certaines entreprises d'aller
jusqu'à ce maximum.
L'étape suivante c'est l'abaissement de l'age minimum pour travailler de 16 à 8 ans pour pouvoir pousser des wagonets dans les mines.
Tenir et Résister
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