Mardi 25 novembre 2008
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Le PS est il encore de gauche ?
Je parle de la gauche la vraie celle qui est avec les travailleurs, les gagne misére, les chomeurs.
La gauche qui lutte, qui combat pour plus d'égalité, de solidarité. Celle qui pense (pas seulement qu'en période de crise financière) que le libéralisme n'est pas une
fatalité.
Pas la gauche des énarques (option parti socialiste à la sortie de l'ENA). Pas la gauche caviar qui
s'occupe plus des égo que de l'égalité. Pas la gauche qui transforme les meetings en messe et qui fait scander à la salle "Fra-ter-ni-té, Fra-ter-ni-té....." comme d'autres font scander "méa
culpa..". Pas la gauche qui boit le champagne avec les plus riches, qui fait des petits arrangements entre amis, gens du même monde.
Non le PS n'est pas un parti de gauche. C'est devenu un parti du centre. Avec Aubry on peut penser qu'il serait un parti du centre modéré, avec Royal on peut être sûr qu'il deviendra un parti de
l'"ultracentre".
Tenir et Résister
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Mercredi 12 novembre 2008
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La semaine dernière pour justifier l'action en justice qu'a entreprise le prince omniprésident du pouvoir d'achat
du président à l'encontre du fabricant de poupée vaudou à son effigie, une tête plate de l'Elysée disait que si Sarko n'avait pas réagi on trouverait bientôt des godemichés à son image et du papier
toilette avec sa tête imprimée dessus.
Qu'il se rassure le torche cul avec la tête de Sarko dessus existe déjà. Et ce en plusieurs versions. Ca s'appelle "Le Figaro", "Le Journal du Dimanche" ou "Paris Match".
On peut aussi imaginer d'autres produits.
Pourquoi pas un pot de chambre avec la tête de la buse de l'Elysée déssinée au fond ?
Ou un putching Ball à son effigie pour passer ses nerfs ?
Tenir et Résister
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Mardi 4 novembre 2008
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Dans le cadre de la loi sur le financement de la sécurité sociale, les députés viennent de voter une disposition qui repousse la limite d'age du départ en retraite de 65 à 70 ans. Cette mesure est
basée ( pour le moment dans les textes et selon l'enflure de ministre de la solidarité Xavier Bertrand) sur le volontariat. En clair seul celui qui le demande pourra travailler sans
percevoir sa pension de retraite au dela de ses 60 ans (age légal de la retraite) et ce jusqu'à ses 70 ans.
Cette mesure appelle quelques remarques.
Ce dont il est question ici c'est bien l'age limite de la mise en retraite. Il ne s'agit pas de limite d'age au travail. En effet n'oublions pas que depuis 2007, le plafond du cumul de la
retraite avec un salaire a été relevé pour atteindre soit le montant du dernier salaire perçu avant le départ en retraite soit 1.6 SMIC (environ 2000€) si c'est plus avantageux. Et ce sans limite
d'age.
On peut donc s'interroger si derrière cette mesure il n'y a pas une volonté de la part des députés de la majorité de faire basculer une part des retraites versées par la sécurité
sociale, en particulier dans le cadre de cumul emploi-retraite, sur les entreprises.
On peut surtout se demander si cette mesure ne va pas conduire à une autre mesure visant cette fois le relévement de l'age légal de départ à la retraite de 60 ans actuellement à 62
ans (comme le demande à cors et à cris le crapaud patronal Laurence Parisot) voire 65 ans comme dans de nombreux pays Européens.
Tenir et Résister
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Vendredi 24 octobre 2008
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12:38
Nombre de commentateurs voient dans les derniéres mesures proposées par le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président pour lutter contre la crise financière un
renoncement au
libéralisme et une
conversion à une politique interventionniste plus l'apanage de la gauche que de la droite.
On peut quand même mettre en doute l'étiquette gauchisante des mesures prises par Sarkozy et ses sbires.
En effet
ce qui est proposé c'est principalement de financer, soutenir ou sauver par l'impôt des entreprises privées.
Rappelons nous que
dans un systéme économique disons de gauche ce sont les entreprises et les menages qui par l'impôt financent les services de l'Etat. Or qu'a fait le
"criptogauchiste" de l'Elysée depuis son arrivée au pouvoir ? Il a
diminué les recettes fiscales, taillé des croupières dans les effectifs de la fonction publique, tenté de réduire à
la portion congrue le service public qui, rappelons le, doit bénéficier à chacun et tous d'une manière égale.
Maintenant voila qu'il propose
d'utiliser le peu de
fonds qui reste pour aider des entreprises en difficulté dont les principaux fautifs de la crise, à savoir les banques.
En clair il propose que
l'impôt qui est payé
par tous (par la TVA par exemple) serve à sauver le capitalisme et le libéralisme dont les grands mots d'ordre sont : laisser faire le marché, pas
d'intervention étatique et diminuer les impôts.
Donc il n'y a rien de gauche là dedans mais bel et bien une tentative de sauvetage de droite.
Tenir et Résister
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Jeudi 23 octobre 2008
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2008
13:45
Depuis le début de la crise chaque jour nous apporte son lot de banques ou compagnies d'assurances en faillite, qui sont nationalisées ou rachetées ou dans lesquelles les Etats
réinjectent de l'argent. Et à chaque fois les journaux évoquent des pertes se chiffrant en milliards d'Euros ou Dollars. Le FMI estime même que le total des pertes devrait
approcher 1400 milliards de dollars. A l'annonce de ces sommes on peut se demander :"mais où est passé tout cet argent?". La monnaie ça disparait pas comme ça. Il y en a qui ont du s'en mettre
plein les fouilles. Et pas que des dirigeants ayant sauté avec des parachutes dorés, comme voudraient nous faire croire certains (marié à un ex-top model par exemple).
Pour tenter de nous expliquer les causes et les conséquences de la crise, on voit défiler sur les écrans de télé les "Raymonds la Science" qui nous expliquent que c'est compliqué, qu'il
s'agit de haute finance que même les banquiers ont du mal à comprendre mais aucun ne répond à la seule question que l'on devrait se poser, à savoir "Où est passé le pognon ?".....
Essayons de comprendre d'où il venait tout ce bon grisbi qui a disparu.
Au début était l'immobilier américain.
Dans les années 2000, les banques commerciales Etats Uniennes voulant profiter du boom de l'immobilier se mirent à accorder des prêts à des personnes ne présentant pas toutes les garanties
courantes. Les prêts accordés étaient des prêts hypothécaires garantis par un bien immobilier qui, compte tenu du marché que l'on pensait en hausse perpétuelle vaudrait toujours
plus que le prêt accordé. Ces prêts un peu hasardeux portent le joli nom de
subprime.
En 2002 John Smith veux acheter une maison de 100,000 dollars au promoteur Asshole Building Corporate.
Seulement voilà, travailleur précaire, il ne présente pas toutes les garanties et n'a aucun apport personnel. Qu'à cela ne tienne.
Il va dans une agence de la First Greedy Bank qui va lui proposer un prêt couvrant la totalité de son financement .
Cet emprunt sera remboursable sur 28 ans à un taux promotionnel initial de 2.5% les deux premières années (soit une mensualité 415 dollars). Ensuite le taux sera variable
et indexé sur le taux directeur de la Fed (1.25% en 2002) ce qui donnera un taux de 3.12% pour une mensualité de 447 dollars.
Il faut savoir que les prêts accordés par les banques commerciales générent une création de monnaie. Il suffit pour ces établissements de disposer auprès de la banque centrale de réserves
monétaires correspondant à un pourcentage du montant de l'ensemble des prêts accordés.
En accordant ce prêt à John Smith , la banque va donc créer de la monnaie à concurrence de 100,000 dollars.
Cette somme finira sur le compte de Asshole Builging Corporate. .
Comme garantie la banque aura l'hypothéque sur une maison de 100.000 dollars mais dont, compte tenu du marché immobilier de l'époque, la valeur ne manquerait pas d'augmenter. Enfin c'est
ce qu'espérait la banque.
On peut se demander si Sarkozy, qui n'était pas encore le pourfendeur de la finance crapuleuse qu'il veut apparaitre aujourd'hui, pensait à ce type de prêt
quand il clamait du haut des tribunes électorales son voeu de voir s'installer une France de propriétaires.
Fin du premier acte.
Les banques toujours avides de liquidités, ne serait ce que pour pouvoir générer encore plus de crédit, ont recours à une technique financiére initialisée dans les années 70 :
la
titrisation. Cela consiste à transférer à des investisseurs des créances (des prêts par exemple) en les transformant en titres financiers négociables émis sur le marché des capitaux par
des sociétés écran. Pour cela les banquiers regroupent dans un portefeuille plusieurs créances similaires (prêts immobliers) puis divisent ce portefeuille en titres appelés ABS, CDO, RMBS....qu'ils
proposent ensuite aux investisseurs toujours via la structure écran créée. Les ABS et consorts peuvent à leur tour être incorporés dans des portefeuilles de titrisation et ainsi de suite... Enfin
pour se protéger les fonds qui gérent ces titres peuvent souscrire une assurance couvrant les risques d'impayés....
Ainsi dans l'exemple de John Smith, la First Greedy Bank a constitué un portefeuille de 10 subprimes de 100.000 dollars chacun. Elle a ensuite divisé ce
portefeuille de 1.000.000 dollars en 500 RMBS de 2000 dollars de valeur nominale.
La banque Pic, Soux et Blé de Paris fleurant la bonne affaire a acquis en 2003 ,150 de ces titres au prix du marché de 2200 dollars chacun. Cette banque peut donc inscrire dans ces actifs
330.000 dollars de titres de la First Greedy Bank qui a elle encaissé via sa structure écran 1.100.000 dollars en liquidité (500 titres à 2200 dollars) qu''elle a quasi immédiatement transformé en
nouveaux prêts. Pour se garantir contre les impayés la First Greedy bank a souscrit une assurance auprès de Amarican International Group AIG.
Ainsi si on fait un petit bilan comptable de chacun des intervenants on a :
Société immobiliére Asshole Building Corporate :
100.000 dollars de liquidité fruits de la vente de la maison
John Smith :
415 dollars à rembourser tous les mois pendant deux ans puis 447 dollars (si le taux directeur de la Fed n'évolue pas)
First Greedy Bank :
150.000 dollars (prêt + intérêts) de créances sur John Smith.
1.100.000 dollars de liquidité aussitot réinjectés pour créer de nouveaux crédits
Pic Soux et Blé
330.000 dollars d'actifs.
Ce qui transparait de tout ce montage c'est d'abord une cupidité presque immorale de la banque.
Ainsi elle n'hésite par à prêter de l'argent à une personne dont elle connait la faible solvabilité tout en misant sur la valeur que pourrait prendre le bien immobilier mis en
hypothéque pour garantir le prêt. Elle pense pouvoir bénéficier d'une quasi sécurité et fait supporter à l'emprunteur la majorité des risques.
Ensuite on notera la dérive des produits financiers par rapport à l'économie réelle. L'argent devient presque virtuel. Ce n'est plus que des sommes que l'on inscrit dans des bilans. Les
investisseurs qui acquièrent des RMBS (Résidential Mortgage Backed Security) n'ont aucun lien direct avec les personnes qui ont emprunté. Il y a au moins
trois niveaux intermédiaires : la banque qui prête, la structure qui gére le portefeuille de titrisation, les structures qui gérent les RMBS. Sans compter les niveaux supplémentaires en
cas d'incorporation de ces RMBS dans un autre portefeuille ABS et autres... Et chaque fois que l'on franchit un échelon on a un sentiment de sécurité financiére accru. Ce qui est normal puisque
l'image du risque s'estompe avec la distance. Ainsi l'on croit atténuer le risque mais en réalité on diffuse un virus inactif dans un premier temps qui risque de se réveler foudrouillant pour les
investisseurs, les banques et compagnies d'assurance pour au final atteindre l'économie réelle.
Fin du deuxième acte.
A suivre.....
Tenir et Résister
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Jeudi 23 octobre 2008
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13:39
La crise
Entre 2004 et 2006 la Fed a augmenté son taux directeur de 4% le faisant passer de 1.25% à 5.25%. Ce qui a eu pour conséquence d'augmenter de façon dramatique les mensualités des personnes qui
"bénéficiaient" de subprimes. Ces personnes qui rappelons nous étaient souvent classées à risque n'ont très vite plus pu faire face à leurs échéances. Et les banques ont fait jouer l'hypothèque :
c'est à dire qu'elles ont saisi les biens dans l'espoir de les vendre avec une surcote. Mais le problème c'est que le nombre de défaillances est devenu important et les saisies avec. Et là la loi
du marché a pleinement fonctionné. Une augmentation de l'offre de biens immobiliers conjuguée à un tassement de la demande, en particulier pour cause de crédit devenu plus cher, ont
entraîné de fait un écroulement des prix de l'immobilier. Et donc les maisons qui devait garantir les remboursements de crédit valaient nettement moins que le montant du prêt initial. Les banques
se sont ainsi retrouvées à la tête d'un important stock immobilier quasiment sans valeur. Et par voie de conséquence tous les investisseurs en titres issus de la titrisation ont vu leurs
actifs fondre comme neige au soleil. Les compagnies d'assurance devant l'ampleur de la crise n'ont pu couvrir les risques....
Le 23 juillet 2006, John Smith était expulsé de la magnifique maison qu'il avait achetée à crédit quatre ans plus tôt.
Son maigre salaire de 1000 dollars nets par mois ne lui permettait plus d'assumer les 988 dollars de la nouvelle mensualité pour
son crédit immobilier, les 110 dollars de son crédit automobile et les 95 dollars de son assurance maladie.
La First Greedy Bank a donc récupéré un bien immobilier dont la valeur est passée de 100.000 dollars (prix du marché en 2002) à 50.000 dollars (prix du marché
actuel) mais que de toute façon elle n'arrivera pas à vendre comme les 1520 autres biens immobiliers inscrits à son patrimoine.
Pic Soux et Blé qui avait massivement investi dans les ABS, RMBS et autre CDO se retrouve avec des actifs évalués à peine à 10% de leur valeur
d'acquisition
On sait ce qu'il est advenu de l'assureur AIG qui a été "nationalisé" par Bush Jr grand défenseur du libéralisme.
Le seul qui aurait pu à peu près bien s'en sortir c'est Asshole Building Corporate mais hélas le promoteur avait lui aussi investi toutes ses liquidités dans des
ABS qui ne valent aujourd'hui plus rien.
Bilan comptable
John Smith : Des dettes, plus de logement, plus de voiture et bientôt plus de boulot
First Greedy Bank : Actifs 1521 biens immobiliers sans valeur et invendables puisque par d'acheteurs.
Liquidités 0 dollar
Pic Soux et Blé : Actifs financiers 0 dollar
Asshole Building Corporate : rien..
Ce que l'on peut dire c'est que l'argent a fondu avec la crise. Mais on peut se demander aussi s'il a
réellement existé un jour. Au final le seul élément réel que l'on peut valoriser c'est la maison qui existe toujours. Le reste n'est que vent. La monnaie créée par le biais du prêt n'est en
définitive que de la monnaie future et aléatoire qui ne rentre dans le circuit économique réel qu'au moment du remboursement de l'emprunt, si remboursement il y a.
Il faut aussi se poser la question de la confusion entre valeur et monnaie. Quand les banques, assureurs et investisseurs inscrivent à leur actif des produits mobiliers et financiers ils indiquent
une valeur estimée ou évaluée selon le marché. Or la valeur a une part grandement sujestive qui parfois n'a rien à voir avec la rigueur monétaire. Celui qui veut absolument un objet est prêt à
mettre beaucoup d'argent mais est ce à dire que cet objet aura la même valeur pour son voisin. Et on peut aussi noter le role de la spéculation dans le gonflement de la valeur. Ainsi un spéculateur
prend en compte la valeur qu'il pense que les investisseurs vont donner à tel ou tel produit pour réaliser une plus value en achetant des produits qu'il revend trés rapidement. Et encore le systéme
est tel que le spéculateur n'est même pas obligé de débourser quoi que ce soit pour récupérer sa plus value.
Cette crise démontre aussi que le secteur bancaire et financier ne peut être laissé sans cadre. On ne peut admettre que ce secteur primordial pour l'économie (hélas) soit aux mains de personnes peu
scrupuleuses qui au nom de la sacro sainte loi du marché font n'importe quoi pourvu que ça rapporte.
Maintenant on peut aussi se demander s'il est bien juste que ce
soit les victimes principales de la crise ( les entreprises et surtout les ménages; enfin les 95% qui gagnent en dessous de 5940 euros par mois) qui payent pour des banquiers qui voulant faire des
profits n'ont pas hésité l'ombre d'un centième de seconde à investir des sommes colossales (dont une partie provenant des dépots des particuliers) dans des produits financiers hasardeux. Et les
victimes, comme sonne le facteur, payent toujours deux fois : par l'impôt qui servira en partie à renflouer les banques et par la difficulté accrue à obtenir des prêts. Car
ils sont comme ça les banquiers non seulement ils veulent bien que l'Etat (c'est à dire les contribuables) les renfloue mais en plus ils sont plus prompts à prendre des risques pour des sommes
importantes que pour des petites sommes.
Tenir et Résister
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Vendredi 3 octobre 2008
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2008
12:50
Hier soir à un meeting de l'UMP (Union du Magot Patronal) un cadre populiste ne voulait pas entendre parler de "Récession" (après
l'annonce par l'INSEE d'un nouveau recul de la croissance au troisième et quatriéme trimestres) mais de "Croissance Négative". En clair le PIB de la France
augmente à l'envers.
On peut ainsi décliner à l'envi tous les indices économiques.
Finie "l'Inflation" à 3.3% vive la "Baisse Négative" des prix.
Bientot il n'y aura plus "d'Augmentation du Chomage" à 7.4% mais une "Hausse de Main d'Oeuvre Disponible"
Quant au creusement du "Déficit Budgétaire" prèvu à 51 milliards d'Euros pour 2009, il va devenir une "augmentation du
solde passif du Budget."
On remarquera aussi la communication faite autour de la prétendue immunité du systéme bancaire français contre la crise financière mondiale. Cela peut laisser
un peu sceptique compte tenu des investissements importants opérés par nos banquiers nationaux dans les produits de titrisation des fameuses subprimes. Et rappelons nous aussi
que le Crédit Lyonnais des années 90 n'a du son salut qu'au fait qu'il était une banque nationalisée.
Aujourd'hui, après plusieurs annonces démenties ensuite (comme le pillage du livret A), le gouvernement veut intervenir pour soutenir les PME grace au Livret Développement Durable (ancien Codevi
dont le but était justement d'aider au financement des PME) et au Livret d'Epargne Populaire. Ce soutien est fait pour pallier la prudence des banques qui sont de plus en plus réticentes
à l'idée d'accorder des crédits aux PME. Dommage qu'elles n'aient pas fait preuve d'autant de prudence quand il s'est agi d'aller investir sur les produits dérivés des
subprimes. Et on peut aussi se demander pourquoi les principaux "coupables" de la crise financière actuelle ne font ils pas plus preuve de solidarité ne serait ce que
pour permettre à ceux qu'ils ont mis dans la panade de s'en sortir.
On le voit aussi, Sarkozy et sa bande veulent mutualiser les pertes aujourd'hui quand ils laissaient se individualiser les profits hier allant même au
travers du paquet cadeau fiscal jusqu'à augmenter cette individualisation à moins que ce ne soit une "mutualisation négative".
Tenir et Résister
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