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LE CRI DU PEUPLE

"La dictature c'est ferme ta gueule, le démocratie c'est cause toujours"

Vendredi 6 février 2009
Juste quelques remarques sur l'intervention de la buse de l'Elysée hier au soir.
Si on l'entend bien pour lui les Smicards font partie de la classe moyenne, certes basse mais moyenne quand même.
Petit rappel : le salaire mensuel médian (50% des salariés gagnent en dessous) en France pour 2006 tourne autour de 1480€ en net.  Le Smic mensuel tourne lui autour de  1037€ soit plus de 400€ de moins.

Il nous dit que les 21 milliards d'Euros prétés aux banques n'ont pas couté un centime d'euro aux contribuables Francais et qu'en plus ils permettront à l'Etat de récupérer via les intérets versés par les banques 1,4 milliards d'euros qui seront redistribués.
On peut déjà se demander d'où viennent ces milliards ? C'est l'Etat qui emprunte via une société spécialement créée les sommes nécessaires à ce plan. Mais qui dit emprunt dit augmentation de la dette publique. Et qui dit augmentation de la dette dit augmentation du service de la dette et donc augmentation des dépenses de l'Etat et creusement du déficit. Donc le contribuable quand il paye ses impots (TVA comprise) paye une partie du service de la dette.  On peut toujours rétorquer que comme les banques de toutes manières auront remboursé les prêts consentis par l'Etat avant la fin de l'année l'opération sera "blanche". Mais est ce que les banques rembourseront dans les temps ? Rien de sûr.
Quand au magot de 1.4 milliards récupéré au remboursement des emprunts on peut se demander comment est ce qu'il sera financé. Certes les banques verseront un intérêt de 8% à l'Etat. Mais on peut être sur que ces intérêts versés ne sortiront pas de leurs fonds et que peu ou prou c'est bien encore une fois les clients des banques qui les payeront. Et donc ce fameux magot de 1.4 milliards sera bel et bien financé par les contribuables.

Dans les solutions envisagées pour donner un peu plus de pouvoir d'achat aux classes moyennes enfin à ses classes moyennes de Smicards, il nous parle de la suppression de la tranche la plus basse des impôts sur le revenu.
Outre le fait que cela risque d'entrainer une perte de recettes, Sarkozy, libéral assumé et invertéré, s'attaque une nouvelle fois à l'impôt le plus juste parce que progressif tout en refusant de s'attaquer à l'impôt plus inégalitaire puisque frappant de la même façon tous les consommateurs qu'est la TVA.

Tenir et Résister
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Jeudi 5 février 2009
Selon un sondage réalisé par l'institut CSA 62% des personnes interrogées pensent que la politique du gouvernement ne permet pas de lutter efficacement contre les effets de la crise et 61% des sondés souhaitent que les syndicats appellent à poursuivre la mobilisation.
Apparement les Français sont plus lucides qu'on ne le pense et ce n'est pas le show de Sarko qui risque de changer les choses. Surtout si ce dernierl campe sur sa position de poursuite des "réformes difformantes" et ne donne aucun signe valable de relance du pouvoir d'achat. Rajoutons à cela les chiffres du chômage qui ont même réussi pour une fois à clouer le bec d'une Lagarde hyenne d'habitude plus diserte.
Avec le discours de Sarkozy sur TF1; France 2 et M6 ca va être "Plus belle la vie" sur toutes les chaines.
Est ce que les journalis.....euh les présentateurs vont oser poser une question à eux un peu pertinente ?
C'est assez  marrant se faire expliquer la crise économique par un stulto économicus qui n'a retenu que trois idées (et encore pas totalement intégrées) de l'économie : trop d'impot tue l'impot, trop d'état tue l'état et trop de riches tue la richesse.
Donc la buse de l'Elysée va nous expliquer la crise et surtout nous vendre son plan avec ses différents volets.
En tout premier desquels la recapitalisation des banques et les 50 milliards injectés dans le systéme financier.

Tout d'abord avant d'aborder le plan par lui même on peut très justement dénoncer son aspect quasiment immoral. En effet ce que se proposent  de faire Sarkozy et son gouvernement c'est d'axer leur plan de sauvetage sur les banques et le systeme financier qui apparaissent aujourd'hui comme étant les principaux fautifs de la crise.

Ensuite le gouvernement nous répétent à l'envi que l'argent injecté dans le plan ne sera pas pris sur le budget mais va être emprunté sur le marché financier par l'Etat qui à son tour le prétera aux banques qui en contre partie seront priées d'accorder plus facilement des prèts aux entreprises désireuses d'investir dans le productif et aux ménages pour faciliter l'accession à la propriété immobilière.
En quelque sorte c'est l'Etat qui apporte sa garantie pour permettre un  recours plus facile à l'emprunt.

Premier point l'argent prêté aux banques par l'Etat le sera avec un taux d'intérêt de 8%, permettant au passage à l'Etat, qui empruntera lui à des taux inférieurs, de se faire une marge et de s'enrichir sur le dos des sociétés et des ménages emprunteurs. Ce qui au final peut être assimiler à une "taxe".
Les banques quant à elles selon toute logique pour  récupérer une "juste rétribution" de leur travail devront  répercuter cette rétribution sur l'ensemble des lprêts qu'elles accorderont  et donc à terme augmenter leur taux d'intérêt.

Sarkozy, opposé à toute entrée de l'Etat dans le capital des banques, reste trés flou sur le contrôle qu'exercera l'Etat sur l'utilisation par les banques des sommes prétées. On peut redouter que l'on soit, encore une fois, plus dans la gesticulation de facade que dans la réelle volonté d'agir. 
Et franchement ce n'est pas le Sketch sur les Bonus des patrons de banques qui pourra donner le change etant données les sommes en jeu (quelques centaines de milles d'Euros contre des milliards). Mais le prince omniprésident du pouvoir d'achat du président est comme ça : quand il s'agit de s'en prendre aux puissances de la finance parmi lesquelles il compte de nombreux amis et soutiens, il s'attaque avec force paroles au symbolique mais reste très discret sur le principal. 

Tenir et Résister

 
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Vendredi 30 janvier 2009
C'est un petit événement. Ô pas de quoi faire les ouvertures des "Vingt heures" de TF1 ou France2. On a appris ce matin par sa bouche la mutation (sanction) du directeur de la police de la Manche. Cette mutation suit celle du préfet du même département.
Leur faute ? Ne pas avoir fait assez pour empécher que le Président de la République n'entende les sifflets des manifestants qui s'étaient déplacés en masse lors de son déplacement dans la bonne ville de Saint Lo le 12 janvier dernier.
Selon le député UMP de la Manche Philippe Gosselin, la buse de l'Elysée (qui se verrait bien de plus en plus incarné en Aigle) avait été "très énervé" d'entendre les manifestants le siffler.
Voici qui démontre bien la dérive autoritaire de Sakozy.
Lui qui ne se géne pas pour insulter ses adversaires politiques ou de simples quidams (Casse toi pauvre con !) n'admet pas la moindre contestation.
Si besoin est, il n'hésite pas à trainer devant les tribunaux tous ceux qui ont l'affront de s'opposer à lui ou à dire tout simplement (peut être vertement parfois) ce qu'ils pensent de sa petite personne, de ses gesticulations médiatiques et de ses agissements politiques.
Aujourd'hui il franchit un nouveau seuil qu'il avait déjà franchi cet été avec l'éviction du chef de la police en Corse coupable d'avoir laissé quelques manifestants indépendantistes noyer le nain de jardin de Christian Clavier ami intime de Sarkozy. Non seulement il s'attaque à ceux qui le contestent mais en plus il chatie ou fait chatier ceux qui ne peuvent empécher la contestation.  Au mépris même du travail qu'ont pu effectuer les insuffisament zélés fonctionnaires. Ainsi le flic qui vient de se faire punir comme le cancre était arrivé en tête du palmarès de l'efficacité de la police en France (hors Paris), avec 27,4 faits élucidés par policier, soit plus du double de la moyenne nationale. Mais qu'importe la sécurité du peuple quand des choses plus importantes sont en jeu : l'intégrité de l'image de Nicolas 0, empereur de l'UMP.
Heureusement que la peine de mort n'existe plus en France parce qu'au train où ça continue dans un ou deux ans la peine pour crime de lése majesté (à ne pas confondre avec le léche majesté pratiqué pas plus tard qu'hier soir par Arlette Chabot  et en direct en plus) aurait été passible de la peine capitale.
Tenir et Résister
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Mercredi 28 janvier 2009
Sarko nous dit que malgré les grèves il poursuivra la "modernisation" du pays. Soit dit entre nous je ne vois rien de "moderne" dans l'application d'une politique qui a été mise en place il y a presque 30 ans par Reagan aux USA et Tatcher au Royaume Uni.
Pour l'homme qui s'est autoaugmenté de 200%, moderniser c'est pulvériser le modèle social, éparpiller le service public, exploser les libertés, faire payer les pauvres pour mieux donner aux riches, changer les pauvres en miséreux, les modestes en pauvres, les classes moyennes en classes modestes et les millionnaires en euros en milliardaires.
Il dit entendre les inquiétudes des gens qui manifestent mais s'il les entend il ne les écoute pas. Sans ça il arrêterait tout de suite sa prétendue "modernisation" qui n'est qu'un retour vers un lointain passé ou au mieux une pale copie d'une ancienne "modernisation libérale" faite dans de lointains pays.
S'il entend les gens qui manifestent il ne les comprend pas. Pas parce qu'il ne veut pas les comprendre mais parce qu'il en est incapable. Le pouvoir d'achat ? Comment voulez vous qu'un type qui a passé toute sa jeunesse entre le dix septième arrondissement de Paris et Neuilly, qui très jeune s'est lancé dans la politique comme maire de la ville la plus riche de France, qui a alterné ensuite les mandats électifs et les fonctions ministérielles, qui parvenu à la magistrature supréme s'est empressé d'augmenter ses indemnités de 200% puisse comprendre des problèmes de pouvoir d'achat ?
De plus en économie on peut dire que Sarkozy est un libéral chronique obsessionel, qui n'envisage la relance que par l'offre et ce même au moment où dans le monde d'autres plus pragmatiques ou réalistes reviennent à une relance par la demande.
Rappelons nous que Sarkozy est un stulto economicus (crétin économique) incapable de sortir de ses schémas libéraux basés sur des théories dont la mise en pratique s'est  quasiment toujours terminée par une crise majeure.



Tenir et Résister
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Dimanche 18 janvier 2009
On compare souvent Nicolas Sarkozy à Napoléon le Petit ainsi que Victor Hugo nommait Napoléon III. En effet certaines similitudes et pas uniquement physiques apparaissent. Comme Louis Napoléon Bonaparte, Nicolas Paul Sarkozy de Nagy Bocsa est président mais aussi prince, certes d'une obscure contrée hongroise et non d'empire. En économie, comme Badinguet, l'actuel Président prone le libéralisme et le capitalisme familial à la française.
La différence vient plutôt dans la manière dont s'opére le "coup d'Etat". Là où le petit barbichu, voulant imiter son illustre oncle, avait opéré un coup d'Etat  "classique" avec dissolution de l'assemblée, prise de contrôle de la capitale par l'armée et emprisonnement des adversaires politiques, Sarko lui fait un "coup d'Etat" impressionniste par petites touches. Pour cela pas besoin de faire donner l'armée ou la police, il lui suffit d'agir avec la complicité (heureusement pas totale) des parlementaires de son parti godillot.
Certes il agit toujours dans le cadre légal ou qu'il aura fait rendre légal avec des modifications législatives et constitutionnelles.
Ainsi de lois en décrets, de décrets en nominations il renforce son autorité et sa main mise sur tous les pouvoirs.
Pour l'Exécutif, avec l'aide du titulaire du poste, il a complétement effacé le Premier Ministre et son gouvernement. De fait il apparait aujourd'hui comme le seul gouvernant prenant des décisions, annonçant lui-même les mesures parfois par anticipation ou précipatation sans que le ministre concerné en eut été informé.
Pour le Législatif, il veut juguler ses adversaires et restreindre l'exercice "d'opposition' des députés en faisant voter un loi organique visant à limiter le temps de parole et le nombre d'amendements pouvant être déposés.
Pour le judiciaire, avec sa réforme du juge d'instruction, il veut augmenter l'influence du parquet (dépendant directement de lui) dans les enquêtes pénales et ainsi diminuer la liberté du siége normalement indépendant. N'oublions pas qu'avec la mise en place des peines planchers il avait déjà restreint cette liberté.
Enfin pour "l'informatif", souvent appelé le quatrième pouvoir, avec la complaisance de ses amis dirigeants des grands groupes médiatiques, il contrôle déjà une grande partie des média privés. Avec sa loi sur l'audiovisuel public et la nomination du président de la télé publique entre autres il va pouvoir aussi contrôler les média publics.

Evidemment Sarkozy ne veut pas devenir Nicolas 1er "Empereur de tous les Français ou de l'Europe" comme Napoléon III mais à l'instar d'un Poutine ou d'un Berlusconi, Sarkozy assoit son autoritarisme sur l'ensemble des pouvoirs. Il cherche à incarner l'Etat et surtout à apparaitre comme la seule incarnation de l'Etat. D'ailleurs il confond souvent ses propres intérêts ou ceux de ses amis avec les intérêts de l'Etat. Jusqu'au point que certains journalistes quand ils parlent de Sarkozy parlent de lui comme de l'Etat. Ainsi au lendemain de la fermeture de la gare Saint Lazare à Paris, évoquant l'intervention de Sarkozy qui exigeait des excuses pour les usagers et le remboursement partiel des titres de transports, David Pujadas s'est adressé au PDG de la SNCF qu'il recevait en lui demandant ce qu'il avait à répondre à son "actionnaire", L'actionnaire de la SNCF c'est l'Etat et non monsieur Sarkozy fut il président de la république.

Tenir et Résister
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Mardi 13 janvier 2009
La dette entraine le déficit qui entraine la dette. Quand l'état emprunte il doit payer, comme tout un chacun, des intéréts et rembourser son emprunt. C'est ce qu'on appelle le service de la dette. Rappelons nous que le service de la dette constitue le deuxième poste budgétaire (après l'éducation nationale) de l'Etat. Donc si vous augmenter la dette vous augmentez logiquement le service de la dette et donc les dépenses de l'Etat. Comme dans le même temps les recettes restent stables voire diminuent (entre autres à cause de l'activité qui baisse et du paquet cadeau fiscal) le déficit augmente et pour financer ce déficit l'Etat est obligé d'emprunter.....
Vous pouvez limiter toutefois le déficit en diminuant les dépenses (en virant par exemple des fonctionnaires hospitaliers ou d'Etat). Mais qui dit baisse des dépenses dit baisse du service public. D'où des problèmes dans les hopitaux....
Tenir et Résister
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Mercredi 31 décembre 2008
Les chiffres du chômage pour le mois de novembre s'annoncent on ne peut plus mauvais. Le nombre de demandeurs d'emploi à temps plein et à durée Indéterminée inscrits à l'Anpe (catégorie 1, baromètre de référence), a augmenté de 64.000 personnes soit  3.2% en novembre 2008 par rapport à octobre et atteint aujourd'hui 2.068.500 demandeurs d'emploi. Sur un an la hausse est donc de 8,5%  selon les chiffres publiés mardi soir par le ministère de l'Emploi. Si l'on prend en compte les demandeurs d'emploi des catégories 1 à 6, une définition plus proche de la notion de chômeurs retenue par le Bureau international du travail (BIT) et Eurostat, l'organisme européen chargé des statistiques, le nombre  a augmenté de 1,4% en novembre pour s'établir à 2.486.500 personnes. Il s'inscrit en hausse de 5,0% sur un an.

Le prince omniprésident, son gouvernement, sa chambre d'enregistrement qu'est devenu le parlement ainsi que son parti montent tous au créneau pour nous dire bien sûr que ces mauvais chiffres sont la conséquence de la seule crise financière et économique.
Ainsi l'inénarrable Frédéric Lefebvre porte parole de l'UMP n'a pas hésité à affirmer sur France Inter : "Quand les socialistes ont rendu les clés", c'est-à-dire en 2002, "
il y avait 200.000 chômeurs de plus qu'aujourd'hui.Aujourd'hui, le ciel nous est tombé sur la tête avec la crise internationale, c'est ça la vraie différence".
Cette déclaration nous montre bien dans quel état d'esprit sont les membres du parti godillot de Sarko qui considèrent que quand les socialistes étaient au pouvoir ils n'étaient que des locataires (ce qui est ma fois assez juste pour tous les gouvernements de gauche comme de droite qui devraient s'en souvenir) qui ont rendu les clés à la fin de leur bail aux seuls et vrais propriétaires de la France : la droite et l'UMP plus particulièrement. 
Cela peut paraître anodin et polémique mais cela dénote vraiment le sentiment qu'éprouvent grand nombre de gens de droite qui pensent que la gauche n'est pas légitime quand elle gouverne et qu'elle n'est là qu'en location pendant que les propriétaires sont partis se refaire une santé.

Quant au 200 000 chômeurs de plus qu'il y avait en 2002 rappelons nous tout de même que c'était avant les vastes campagnes de radiations entreprises par les gouvernements Raffarin, Villepin ou Sarkozy. Et surtout avant que ne fonctionne à plein régime le départ en retraite des baby boomers. 

Tenir et Résister 

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