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le cri du peuple

Brexit

24 Juin 2016 , Rédigé par le cri du peuple

Messieurs les Anglais, tirez vous les premiers

But we want our money back first

Même si les raisons du vote favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne ont des relents de racisme, nationalisme, xénophobie et phantasmes paranoiaques, ce qu'ont exprimé  les Anglais c'est surtout et avant tout un rejet de l'Europe telle qu'elle leur apparait  aujourd'hui : un marché commun étendu avec à sa tête une bande de politiciens technocrates voulant imposer ses règles à des peuples dont ils sont déconnectés et dont ils ne respectent même pas les choix (Comme en 2005) . Ce qu'ont rejeté les sujets d'Elisabeth 2 c'est aussi ces masses d'ouvriers polonais ou lituaniens qui ne sont pas tous travailleurs détachés.   

Cameron à la pêche au vote d'extrème droite de Ukip n'a pas hésité à proposer l'organisation du référendum s'il était élu, persuadé qu'il était que les Britaniques voulaient restés dans l'Europe. 

Très probablement il n'entendait que les affairistes de la city très favorables au maintien (et pour cause puisque pour eux l'Europe est une importante source de revenus.

C'est vous dire si lui aussi était détaché d'un peuple qu'il ne connait plus ou pas. 

Il a utilisé la menace du référendum pour essayer d'obtenir de ses partenaires (qui sont eux  mêmes aussi détachés de leur peuple) des avantages et des privilèges exorbitants tel le droit de regard sur l'Euro dont le Royaume-Uni n'est pas membre poursuivant ainsi la politique initiée par Margaret Tatcher : I want my money back. 

Aujourd'hui que les Anglais s'en vont, n'hésitons pas à notre tour, sans attendre une quelconque réaction des dirigeants européens,  à dire à Cameron : We want our money back

Non pas les subsides octroyées par l'Europe aux quelques rares mais gros bénéficiaires de la défunte PAC, mais tous les capitaux placés et planqués à la city par les multinationales, fonds d'investissement et banques européens.

Enfin peu importe les causes, ce qui compte aujourd'hui c'est que pour la première fois un peuple a décidé de dire non. Non à l'Europe. Non à ses dirigeants qui pensent que quoi qu'il advienne la populace suivra si on la cajole ou la menace. 

A notre tour disons "NON" à cette Europe que construisent quelques technocrates et politiciens enfermés dans leur tour qui pensent que seule une Europe libérale, espèce de grand marché commun  où doit régner la concurrence la plus sauvage, où l'on doit toujours aller vers le moins disant social et salarial, où les banques peuvent faire ce qu'elles veulent en privatisant les profits et mutualisant les pertes et où l'on peut avec quelques petits arrangements dénoncer et passer outre le choix d'un peuple comme en 2005.

Mais à la différence des Anglais demandons non pas à sortir de l'Europe mais à l'Europe de sortir de cette politique libérale. 

Tenir et Résister

 

 

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